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- Bush et Blair ont fait déverser des dizaines de milliers de tonnes de bombes faisant des dizaines de milliers de victimes irakiennes, détruit puis occupé Bagdad sans se heurter aux "armes de destruction massive " dont l'existence fondait le prétexte au déclenchement de la guerre. Il ne reste que la honte de faux grossiers fabriqués en Californie et au Niger, pour essayer, en vain, de manœuvrer l'Organisation des Nations unies.
- Le dictateur irakien honni avait obtempéré et réduit son armement, alors que l'inégalité de moyens de mort terrifiants était du côté des envahisseurs. Son armée était si peu menaçante pour la région qu'elle s'est désintégrée. La dictature était si peu solide qu'elle n'a pu mobiliser toutes ses troupes pour se défendre. Aucun lien n'a été à ce jour établi avec le terroriste, autre "fou de dieu", Ben Laden. A moins de "preuves" fabriquées a posteriori.
- Non seulement la guerre était illégale, hors et contre l'Onu, illégitime puisque non fondée sur les motifs allégués, mais elle était entièrement évitable. Les massacres, destructions, ravages sont autant de crimes contre l'humanité imputables aux seuls responsables de cette tragédie, Bush et Blair.
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Des millions d'irakiens ont souffert du soutien prolongé des Usa et d'autres régimes occidentaux à leur dictateur. Ils ont souffert de la guerre de huit ans contre l'Iran suscitée et encouragée par Washington alors alliée de Saddam Hussein. Ils ont subi de façon dramatique, avec la mort de centaines de milliers d'enfants, dix ans d'embargo. Ils ont de quoi vouer au diable, les deux assassins occidentaux qui se sont acharnés massivement et symétriquement contre eux. Les barbares ne sont pas là ou les médias les situent : entre Byzance et la Perse, le berceau d'une des plus anciennes et immenses civilisations du monde n 'est pas forcément de qualité inférieure au pays de Disneyland.
- Les prédateurs impérialistes voulaient à la fois s'emparer des formidables ressources pétrolières, conquérir des bases puissantes dans la région, réorganiser l'équilibre des forces et "terroriser le monde". Colin Powell déclarait déjà après la première guerre du Golfe, en avril 1991 : "Je veux que le reste du monde demeure pétrifié. " Depuis leur nouveau territoire conquis, ils s'apprêtent à menacer sinon envahir la Syrie et l'Iran, à menacer le régime saoudien (dictature aussi inhumaine que celle de Saddam mais alliée jusque-là de Washington).
- Car le déséquilibre du monde qui en sort, appelle de nouvelles guerres en cascade. Nul ne peut imaginer l'avenir de la région sans que les peuples arabes, kurdes, persans, turcs ne veuillent rétablir leur souveraineté. Bush a vu pour la première fois le gouvernement turc s'opposer au passage de ses troupes. Il a été obligé de menacer les Syriens dont le parti Baas venait en aide aux baasistes irakiens. Il a entendu les manifestations de masse en Jordanie et en Egypte. Il sait l'hostilité masquée mais profonde existante en Arabie Saoudite (c'est la présence des troupes Us dans ce dernier pays, après 1991, qui a déclenché les attaques de Ben Laden le 11 septembre 2001 -réalisées par des saoudiens). La tragédie palestinienne n'en sera qu'aggravée, et Israël encore plus contesté.
- La question kurde, la plus importante "question nationale" au monde (une population de 28 millions d'habitants, sans territoire national "partagée", écrasée entre cinq pays voisins) est réveillée avec force (les Usa vont-ils encore les trahir ? Si oui, c'est une nouvelle guerre, si non, c'est plusieurs guerres).
- La Russie, malgré son affaiblissement, et la brutalité de Poutine dans la question tchétchène, a même été menacée en cours de guerre, par Bush, d'avoir fourni des technologies aux Irakiens. Iran et Syrie ont été désignés comme composante de "l'axe du mal". (Avec la Corée du nord et Cuba...)
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Imagine t-on un avenir au Moyen-Orient sans résistance, sans attentats, sans kamikazes ? La haine enclenchée par les crimes de guerre Us, par leurs bombardements qui ont mis à sac les trésors de l'Irak et plongé dans la souffrance des millions d'humains, sera inextinguible tant qu'ils seront là. Des générations entières n'auront qu'une éducation et une soif : les chasser. Pour se maintenir, ils seront appelés à riposter et à créer de nouveaux foyers de répression et de guerre. Le nationalisme et la religion, l'intégrisme et le terrorisme s'exacerberont.
- Non seulement l'issue de cette guerre n 'est pas un triomphe pour Bush, mais les suites sont un danger pour toute l'humanité. Après la guerre en Afghanistan, l'occupation de Bagdad, au carrefour de la Russie, du Pakistan, de l'Inde et de la Chine, au cœur de l'Eurasie et des réserves mondiales de pétrole (et d'eau), un détonateur à répétition a été installé par les fondamentalistes fanatiques de Washington.
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Il n'y a que la mobilisation des peuples, de San Francisco à Paris, de Londres à Madrid et Berlin, qui puisse agir contre la guerre, contre l'impérialisme, pour le désarmement. Dresser, construire un autre horizon libre, pacifiste, fraternel contre celui, guerrier, barbare, du capitalisme, est une question de survie pour le monde entier en ce XXI' siècle.
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- De façon sous-jacente, même lorsqu'ils condamnent l'odieuse agression contre le peuple irakien, et les ravages de la sale guerre qui a eu lieu, les médias continuent de présenter l'hyper puissance américaine comme un mythe, une force attractive, sinon séduisante. Jean-Pierre Raffarin et certains de ses amis, issus de Démocratie Libérale comme Alain Madelin, mais aussi Pierre Lellouche, ou des épigones comme Romain Goupil, Pascal Bruckner, André Glusckmann, ont présenté la guerre en Irak comme une bataille de la démocratie contre la dictature, de la liberté contre l'asservissement.
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- Il y a même une campagne contre la France et l'Allemagne qui s'y sont opposés.
- Mais si la dictature de Saddam Hussein était totalitaire, il y a aussi quelque chose d'aussi totalitaire dans la guerre d'agression sans pitié conduite par le clan fondamentaliste de Bush, au service des lobbies militaro-industriels et pétroliers. La victoire de ce clan obscurantiste est une autre menace beaucoup plus terrifiante pour la paix du monde entier.
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- Une démocratie ? Le peuple américain n'est pas représenté par Bush...
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- En 1960, 63 % des électeurs s'étaient déplacés pour voter lors des élections présidentielles, ils n'étaient plus que 53 % en 1976...Lors d'un sondage effectué par CBS News et le New York Times, plus de la moitié des personnes interrogées estimaient que les dirigeants politiques ne s'occupaient pas d'eux. Un plombier fit une remarque assez représentative de l'opinion générale : "Le président des Etats-unis ne va pas résoudre nos problèmes. Ils sont trop gros pour lui."
- Pourtant les moindres gestes du Président, du Congrès des juges de la Cour suprême occupent tous les médias, mais pour autant ils ne suscitent ni adhésion, ni enthousiasme majoritaire. Le fossé entre les dirigeants et la grande masse
du peuple désabusée n'a cessé de s'accroître de scrutin en scrutin, malgré les harangues quotidiennes, les appels patriotiques et religieux permanents.
- Aux élections de 1988, Bush gagna avec 54 % des voix, ce qui représentait avec l'abstention, 29 % des voix de l'électoral total des Usa.
En 1992, avec 45 % d'abstention, Clinton n'obtient que 43 % des voix contre 38 % à Bush père. En 1996 avec 50 % d'abstention, Clinton l'emporta avec 47% des voix contre Robert Dole. En 2000, Georges W Bush chacun le sait, fut mis en place par les juges suprêmes et non pas par les électeurs, avec encore moins de voix, alors qu'il était arrivé derrière son adversaire, Al Gore. Bush avait recueilli 220 millions de dollars pour sa campagne contre 170 à Al Gore.
- La méfiance générale à l'égard du gouvernement, accrue cette dernière décennie, ne pouvait être mieux dissipée que par une autre guerre et les occasions en furent données après l'attentat du 11 septembre 2001. L'élite -ce petit club toujours inquiet de dirigeants d'entreprise, de généraux et de politiciens - utilise son arme ullime - une intervention militaire à l'étranger pour unifier le peuple et l'appareil d'Etat dans et autour de la guerre.
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- Allan Bloom, philosophe, dans un livre très médiatisé, "The Closing of American Mind" : "L'Amérique ne raconte qu'une seule histoire. Celle du progrès constant inéluctable, de la liberté et de l'égalité. Depuis son premier colon jusqu'à son fondement politique, on n'a jamais pu contredire le fait que la liberté et l'égalité constituent pour nous l'essence même de la justice".
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- Un pays libre ? Dominé par le lobby militaro-industriel
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- Au départ, le lobby militaire agitait la "menace de l'Urss" (qui n'en pouvait mais... on le découvrira spectaculairement en 1989-1991) pour réclamer des sous-marins, des porte-avions, des ogives nucléaires... Ce gigantesque arsenal n'était pas nécessaire : en 1984, la Cia avoua qu'elle avait surestimé les dépenses militaires soviéliques prétendant qu'elles augmentaient de 4 à 5 % par an alors qu'en réalité, c'était de 2 %. C'était pour mieux "vendre" au congrès la hausse des budgets de "défense" américains, malgré l'opposition massive de la population américaine. Car celle-ci résista puissamment : le 12 juin 1982, eut lieu à Central Park, à New York, la plus grande manifestation politique de l'histoire du pays contre la course aux armements.
- L'ancien ambassadeur en Urss, George Kennan, écrivit que l'extrémisme de Reagan et du lobby militaire "pendant la guerre froide avait plus retardé que hâté les grands changements qui ont renversé le régime soviétique à la fin des années 80". De surcroît, ajoute t il : "Cela nous a coûté 40 ans de phénoménales et par-
faitement vaines dépenses militaires. Nous devons également subir cette culture qui fait que le gigantesque arsenal nucléaire est devenu et reste encore aujourd'hui un véritable danger pour l'environnement et pour la planète."
- Reagan avait choisi de renforcer l'appareil militaire avec mille milliards de dollars dans les quatre premières années de sa présidence. En 1984, il fit dépenser 181 milliards pour la défense et économiser 140 milliards pour les programmes sociaux tout en réduisant de 190 milliards les impôts des riches. Après la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Urss, le budget militaire américain n'avait été réduit que de 2 % (de 281 milliards à 275 milliards de dollars).
- L'effondrement soudain de l'Urss "surprit" et inquiéta les responsables américains : des interventions militaires avaient eu lieu en Corée et au Vietnam, à Cuba et à St Domingue, l'aide militaire était exportée partout dans le monde sous prétexte de répondre à la menace soviétique... Un vent de panique souffla dans l'industrie militaire : comment justifier nos armes ? Car en fait, la politique étrangère des Usa n'était pas fondée sur son opposition à l'Urss mais plutôt sur la crainte que des révolutions n'éclatent dans certaines régions du monde. Les "nationalismes indépendants" mettaient en danger United fruit, Anaconda Copper, ITT et d'autres multinationales.
- C'est l'occasion d'autant de campagnes nationalistes américaines : en 1979, un autocollant avait été imprimé et porté par de nombreuses voitures : "Bombardons l'Iran", lors de l'affaire des 52 otages américains à Téhéran. Ce qui n'empêcha pas quelque temps plus tard, Reagan de trafiquer des armes avec l'Iran pour obtenir des fonds afin de renverser le pouvoir démocratique des san-dinistes au Nicaragua. Mais les ennemis de "l'axe du mal" changent : après l'Urss, le Chili, Cuba, le Nicaragua, le Salvador, ou Grenade, un jour c'est les Panaméens et les Chiliens, un autre les Afghans et les Irakiens, ensuite ce sera les Iraniens, les Syriens ou les Coréens. En 1991, les USA entreprirent une petite guerre à Panama, et une plus grande dans le Golfe. Colin Powell, chef d'état-major de Bush, déclarait ensuite : "Je veux que le reste du monde demeure pétrifié. Et je ne dis pas ça de manière agressive".
- Le prétexte de la première guerre du Golfe fut l'envahissement du Koweït alors que les Usa n'avaient pas bougé le petit doigt quand l'Indonésie avait envahi Timor, ou l'Afrique du sud le Mozambique... Lorsque l'Irak voulut négocier, Bush père répondit : "pas question", et alors que 50 % des Américains étaient hostiles à cette guerre, ("pas de
sang en échange du pétrole"), les bombardements massifs commencèrent. Le mensonge selon lequel "l'armée irakienne était la quatrième du monde" s'effondra vite, et, en six semaines, l'Irak fut écrasé. Bush laissa même Saddam Hussein écraser les minorités chiites et kurdes. Sbigniew Brzezinski, commenta : "Les gains sont indubitablement fantastiques. D'abord une agression scandaleuse a été condamnée et punie... Ensuite la puissance américaine sera désormais prise au sérieux... Enfin le Moyen orient et le golfe Persique entrent maintenant clairement dans la zone d'influence américaine."
- Il fut donc ajouté en 1992, de nouveaux crédits militaires, le budget s'accrut jusqu'à 450 milliards de dollars. 120 milliards de plus furent consacrés "à la défense de l'Europe" que tout le monde jugeait ne plus être en danger...
- Pourtant 59 % des Américains souhaitaient une réduction du budget de 50 % et 64 % pensaient que "l'assistance aux pauvres était insuffisante". Et le même Brzezinski ajoutait que la première guerre du Golfe avait des effets négatifs : "l'extrême violence des bombardements américains faisait apparaître que les USA n'accordent aucune valeur aux vies arabes..." Les germes du 11 septembre et de la seconde guerre contre l'Irak sont là... Pourtant le lobby militaire cherchait de nouveaux prétextes pour ne pas réduire les budgets militaires. Le 8 avril 1991, Colin Powell déclare dans Défense News : "Je suis à court de démons, et à court de traîtres. Je dois me contenter de Castro et de Kim il Sung".
- Les USA ont gagné tous les records : ils ont un budget de la défense, à lui seul, supérieur à tous les autres budgets de la planète et ils vendaient en 1999, plus de 11 milliards de dollars d'armes, un tiers de toutes les armes vendues à travers le monde.
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- Egalité, pas question :
3 américains possèdent plus
que 48 pays les plus pauvres
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- En 1977, les 10 % d'américains les plus riches possédaient des revenus trente fois supérieurs à ceux des 10 % les plus pauvres. 1 % détenait 33 % des richesses. 5 % possédaient 83 % des actions américaines. Cent entreprises n'étaient imposées qu'à hauteur de 126,9 % et les compagnies pétrolières à 5,8 %.
- 10 000 familles possèdent aujourd'hui davantage que 20 % de la population américaine.
Kevin Philipps, observateur républicain nota que ""ce sont les individus véritablement riches qui ont bénéficié de l'ère Reagan des années 80 ont marqué le triomphe de l'Amérique richissime, de l'ascension politique des riches et de la glorification du capitalisme, du libre marché, et de la finance". Les taux d'imposition des revenus de plus de 400 000 dollars passèrent de 91 % durant la seconde guerre mondiale à 70 % dans les années soixante et à 50 % en 1986, puis à 28 % dans les années 90. Il n'y eut plus de progressivité de l'impôt et 1 % des plus riches gagnèrent mille milliards de dollars pendant les seules années Reagan soit une hausse de 87 % de leur revenu en dix ans tandis que le revenu des catégories populaires reculait ou stagnait.
- Le ratio entre le salaire des Pdg et des ouvriers qui était de 1 à 40 en 1970 est passé de 1 à 531. En 1950, l'impôt sur les sociétés représentait 25 % du budget fédéral : en 2001, seulement 8,9 %.
- Trente à quarante millions de gens vivent dans la plus totale pauvreté. 6 millions de personnes sont privées de droit civique : 2 millions en prison, 2 millions sous main de justice, 2 millions privés de droits soit 700 personnes en prison pour 100 000 habitants, un ordre de grandeur comparable à celui du goulag dans les années 50 en Urss. Le plus fort taux d'incarcération au monde... pour le plus fort taux de criminalité... 1300 condamnés à mort dans les couloirs des chambres d'exécution et les minorités noires, chicanos, et pauvres peu instruits paient le prix fort de cette politique de répression.
- Clinton ne voulait pas augmenter les impôts des plus riches, ni tailler dans le budget militaire, donc, il lui fallut sacrifier les pauvres, les enfants, les per-
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- sonnes âgées, et dépenser moins pour la santé, pour les bons d'alimentation, pour l'enseignement et pour les parents isolés.
- Évidemment, cette immense industrie de l'armement exige qu'on s'en serve : voilà, pourquoi les USA préfèrent chaque fois faire parler les armes, (Kosovo, Irak) que de pousser jusqu'au bout des négociations. Les dépenses colossales d'armement se font bien sur au détriment des budgets sociaux.
- "Chaque fusil fabriqué, chaque bateau de guerre lancé à la mer, chaque missile tiré, est au bout du compte un vol commis à l'encontre de ceux qui ont faim et n'ont rien à manger, de ceux qui ont froid et n'ont rien à se mettre" déclara, dans l'un de ses bons jours, le président Eisenhower.
- Lorsque Bush père bombarda l'Irak en 1991, sous prétexte de libérer la petite "nation" du Koweït, un groupe d'Indiens de l'Oregon fit circuler une lettre :
- "Cher président Bush.
Pourriez-vous nous aider à libérer notre petite nation occupée ? Une force étrangère occupe nos terres pour s'emparer de nos formidables ressources naturelles. Ces étrangers ont menti et mené contre nous une guerre bactériologique, tuant des milliers de vieillards, d'enfants et de femmes. Après avoir envahi notre pays, ils ont renversé les chefs et les autorités de nos gouvernements et les ont remplacés par leur propre système de gouvernement qui aujourd'hui encore contrôle notre mode de vie de bien des manières. Selon vos propres termes, l'occupation et le renversement d'une petite nation (...) est une occupation de trop. Sincèrement vôtre. Un Indien d'Amérique."
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- Une économie florissante ? Aux pieds d'argile, le système repose sur l'endettement et la corruption
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- Les Usa restent bien sur le pays le plus riche du monde avec 5 % de la population mondiale qui consomme 30 % de ce qui se produit de par le monde. Les 400 familles les plus riches possédaient 92 milliards en 1982, en 1995, 480 milliards. Dans les années 90, les avoirs des cinq cents entreprises classées dans le «standard and poor index» avaient augmenté de 335 % et la valeur moyenne du Dow Jones de 400 % entre 1980 et 1995, alors que le pouvoir moyen d'achat des travailleurs, avait diminué de 15%.
- L'activité criminelle des grands acteurs du système a été mise à jour dans les années 90 : les plus importantes banques d'investissement, les cinq entreprises d'audit, les firmes de relation publique, les géants de la publicité, les plus prestigieux cabinets juridiques... La célèbre faillite frauduleuse d'Enron révélée en été 2002, en même temps que des dizaines d'autres entreprises, n'était pas une "première" : déjà sous l'administration Carter en 1978, la Gulf Oil Company avait surestimé de 79,1 milliards de dollars ses coûts d'extraction de pétrole par ses filiales étrangères, et elle avait tout répercuté sur les consommateurs : prise la main dans le sac, elle n'avait remboursé que 42,2 millions de dollars, et elle avait pu expliquer à ses actionnaires que cela n'aurait aucune incidence sur leurs bénéfices...
- En 2001 le niveau d'endettement représentait 31 % du produit intérieur brut
mondial, contre 26 % pour l'union européenne, et 12 % pour le japon. Cela fait la troisième année consécutive en 2003 que les marchés boursiers dégringolent, après, il est vrai, dix ans d'euphorie. Le dollar a perdu 12% de sa valeur par rapport à un panier d'autres monnaies, et 26 % face à l'euro depuis 2000. Le chômage officiel est passé de 4,4 % en février 2000 à 6,4 % en février 2004 : mais le ministre du travail, Reich, sous Clinton, affirmait que ces chiffres étaient très sous-estimes et qu'en appliquant les mêmes critères qu'en France pour décompter les chômeurs, il y en aurait plus de 12 % aux Usa...
- La hausse du stock de la dette américaine est impressionnante : elle est passée entre 1964 et 2002, de 10 000 milliards à 30 000 milliards de dollars. L'endettement financier intérieur des entreprises est passé de 53 milliards de dollars à 7 620 milliards, soit 72 % du Pib, dans le même temps. L'endettement des ménages est passé de 200 milliards de dollars en 1964 à 7 200 milliards en 2002. En 1985, il représentait 26 % du revenu individuel, et 40 % à la fin 2002. Le taux national net d'épargne (total de l'épargne des ménages, des entreprises et de l'état, par rapport au Pib) a atteint son niveau le plus bas en 2002 : 1,6 % soit moins du tiers de la moyenne des années 90 et le sixième des années 60 et 70. (En France, nous avons le taux le plus élevé au monde, 17,5 %...)
- Le déficit budgétaire (que le stupide pacte de stabilité en Europe veut limiter à 3 %) pourrait passer de 304 à 375 milliards de dollars pour 2003 et entre 307 et 425 milliards de dollars pour 2004,
sans compter le coût de la guerre en Irak... et ailleurs. Ainsi, le déficit courant chronique approche 5 % du Pib... par an.
- Tout cela mine la "confiance" envers l'économie américaine: on constate les premiers signes de sortie des capitaux étrangers du marché américain, alors que les investisseurs étrangers détiennent 18 % de la capitalisation boursière des actifs américains a long terme, et 42 % des stocks des bons du trésor. L'hyper puissance a donc "des pieds d'argile", et son "crédit" repose sur des découverts qu'elle impose au monde en même temps que ses "bombes intelligentes".
- Voilà pourquoi, on ne peut penser que les Usa défendent la liberté où que ce soit, ils défendent d'abord leurs marchés, leur survie, leur droit de piller et de vivre à crédit.
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- Un état de droit ? Violence et injustice
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- De façon générale, les Etats-Unis ont soutenu toutes les dictatures conservatrices, quand ils ne les ont pas instaurés eux-mêmes en renversant des régimes progressistes comme celui d'Arbenz au Guatemala, ou de Salvador Allende au Chili. Ils ont ainsi protégé de toutes leurs forces Somoza au Nicaragua, Mar-cos aux Philippines, ou Suharto en Indonésie, et ont laissé faire des massacres génocidaires comme à Timor-Oriental où 200 000 personnes sur un total de 700 000 habitants périrent.
- Ils refusent les décisions, le contrôle et la suprématie de l'Onu, refusent une organisation mondiale de l'environnement, méprisent toutes les conventions
internationales de l'OIT, ne signent pas des traités comme ceux interdisant les armes antipersonnelles à fragmentation, et refusent aussi l'existence d'un Tribunal pénal international, sans doute de peur que certains de leurs dirigeants n'y soient convoqués pour leurs crimes, comme Henri Kissinger, par exemple, coupable d'avoir organisé le coup d'état de Pinochet au Chili en 1973.
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- Au Vietnam, les USA ont, pendant deux décennies soutenu la guerre conduite par les français, puis ils ont pris la relève directe entre 1965 et 1975, engagé plus de deux millions d'hommes, fait plus d'un million de morts "vietcongs", perdu 55 000 GI's, et finalement, ils ont été battus, et chassés par une résistance populaire légitime, mais en laissant un pays ruiné, exsangue, des centaines de milliers d'handicapés, des terres dévastées, des villes rasées. Jimmy Carter, président démocrate en 1979, déclara pourtant que les Etats-Unis n'avaient aucune obligation particulière envers le Vietnam, "la destruction ayant été mutuelle".
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- Qui peut faire croire qu'en Irak, ils défendent la liberté et la démocratie ?
- Seuls leurs intérêts commerciaux et stratégiques les guident. Lorsqu'ils avaient envahi Panama et arrêté son dictateur sous couvert de stopper les réseaux de la drogue, en vérité, ils défendaient leurs accords : le canal de Panama économisait 1,5 milliard de dollars de taxes portuaires par an aux compagnies américaines et les USA encaissaient 150 millions de dollars sur lesquels ils n'attribuaient que 2,3 millions au gouvernement panaméen, tout en maintenant 14 bases militaires sur le territoire de cette République.
- Déjà, au début des années 70, il existait environ 300 entreprises américaines dont 40 % des bénéfices provenaient des marchés étrangers. 98 % des équipes dirigeants de ces entreprises étaient composées d'américains. Prises ensemble elles constituaient la troisième puissance mondiale derrière les Usa et l'Union soviétique de l'époque. Déjà entre 1950 et 1965, les entreprises américaines, avaient investi 8,1 milliards de dollars en Europe pour un bénéfice de 11,2 milliards, et en Afrique, 5,2 milliards d'investissements pour 14,3 milliards de dollars de bénéfices.
- Les États-Unis dépendent des nations les plus pauvres pour 100 % du diamant, du café, du platine, du mercure, du caoutchouc, et du cobalt ; 98 % du manganèse et 90 % de la potasse et de l'aluminium proviennent de l'étranger et pour 40 % de ces importations (platine, mercure, cobalt, potasse, manganèse) d'Afrique.
- Ce n'est ni un état de droit, ni un état démocratique, celui qui se nourrit de tant d'injustice, d'inégalités, de pillage économique au profit d'une mini caste de riches. Un Etat qui s'est bâti sur le génocide contre les indiens, sur l'esclavage des noirs, sur la surexploitation féroce des immigrés, sur le racisme, la discrimination envers les femmes, envers les minorités nationales, chicanes, mexicaines, asiatiques.
- Le taux de mortalité infantile, toujours cruellement révélateur, est de 10,1 pour mille et cela place les Usa au 22° rang mondial (contre le troisième rang en 1950). Pas "seulement" pour les enfants noirs : pour les petits blancs, les Usa ont la douzième place. Un enfant sur cinq est en dessous du seuil de pauvreté, douze millions d'enfants sont sans aucune assurance maladie, six cent mille écoliers sont sans lunettes, cent mille enfants malentendants sans appareil auditif, seulement 40 % des enfants en bas âge sont vaccinés avant l'école, soit le taux le plus faible des pays industrialisés, le prix du vaccin étant passé de 7 dollars en 1982 à 70 dollars en 1990. Sont enceintes 10 % des filles de quinze à dix-neuf ans et le "clan" Bush veut supprimer le droit restreint à l'avortement.
- Le travail des enfants de 5 à 14 ans s'est développé dans les champs d'oignon de Géorgie, les orangeraies de Floride, les ateliers textiles de New York. Parallèlement le nombre d'inspecteurs du travail a été réduit d'un tiers au nom du célèbre "moins d'état" reaganien.
- Un nouveau-né noir américain, mâle, sur 18 meurt violemment. Dix neuf fois plus d'homicides entre 15 et 19 ans qu'en Europe. À Harlem, un habitant a 40 % de chances de vivre jusqu'à 65 ans quand un bengali en a 55 %... Pourtant, nous dira-t-on, c'est le pays qui dépense le plus fort taux de son Pib pour la santé: 14,5 % !
Mais 41 % de cette dépense seulement est consacrée aux dépenses de santé publique, le reste relève des dépenses de santé privée...
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- Des guerres impérialistes
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- Depuis la guerre contre le Mexique en 1838, contre l'Espagne et Cuba en 1898, contre les Philippines en 1899, et toutes les invasions, conquêtes, interventions, bombardements successifs en un siècle, les Usa ont développé une politique impérialiste constante.
- Ils ont bombardé la Chine en 1945-46 fait la guerre en Corée en 1950-53, attaqué et renversé le régime démocratique au Guatemala en 1954, bombardé l'Indonésie en 1958 et soutenu un des coups d'état les plus sanguinaires en 1965, envahi St Domingue en 1965, attaqué Cuba en 1959-60 puis imposé un boycott de cinquante ans, ré attaqué le Guatemala en 1960, le Congo en 1964, le
Pérou en 1965, bombardé le Laos en 1964-73, le Vietnam en 1961-73, le Cambodge en 1969-70, agressé le Guatemala en 1967-69, suscité et organisé un coup d'état Grèce en 1967, au Chili en 1973, soutenu les commandos de la mort et les dictatures en Amérique latine, débarqué à Grenade en 1983, bombardé la Libye en 1986, assassiné et écrasé la guérilla à El Salvador en 1980, isolé, affamé, combattu, saboté le Nicaragua de 1980 à 1990, envahi le Panama en 1989 bombardé l'Irak en 1991-99 le Soudan en 1998, la Serbie en 1999, l'Afghanistan en 1997-2002. Quel est le bilan "démocratique" et "libérateur" de cette politique guerrière séculaire ? Demain sera-ce le tour de la Syrie, de l'Iran, de la Corée et à nouveau de Cuba?
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- George Kistiakowsky, professeur de chimie à Harvard, qui avait travaillé sur la première bombe atomique et était ensuite devenu le conseiller scientifique du président Eisenhower, fut l'un des porte-paroles du mouvement pour le désarmement. Ses derniers propos publics, avant qu'il ne décède du cancer à l'âge de quatre-vingt deux ans, furent reproduits dans l'éditorial du Bulletin of Atomic Scientists de décembre 1982 : "C'est un mourant qui vous parle. Laissez tomber les systèmes. Le temps nous est compté avant que le monde n'explose. Concentrez vous plutôt sur le rassemblement de toux ceux qui pensent comme vous en un grand mouvement en faveur de la paix tel qu'il n'en a jamais existé auparavant".
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- Les Usa prétendaient défendre "le monde libre". Mais c'est le "monde libre" qui doit se défendre contre eux. Le "monde libre" est incarné par les dizaines de millions de manifestants qui se sont opposés à cette guerre contre l'Irak. Par ceux qui luttent contre la mondialisation libérale, capitaliste, "mac'donaldisée"...
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Les guerres ont des résultats à courte vue dans l'opinion : elle y est en général d'abord hostile, puis lorsque le conflit démarre le patriotisme s'impose, aidé par la manipulation médiatique. Ainsi en février 91, lors de la guerre du Golfe, la fièvre belliqueuse aux Usa atteignit son apogée avec 83 % de soutien, malgré le lourd bilan. Quatre mois plus tard, il n'en restait plus que 70 %, et en quelques mois "l'esprit patriotique" s'évapora, Bush père, vit sa popularité s'effondrer et subit une défaite électorale.
- Nous en sommes, après la "victoire" du clan Bush fils en Irak à une phase de célébration, de matraquage idéologique, ou la loi du plus fort des "vainqueurs" semble s'imposer. Mais, avec 70 % de soutien, Bush fils peut connaître le même sort que Bush père, et la victoire, sur le terrain peut s'avérer "à la Pyrrhus".
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Rien n'est fatal et nous y reviendrons dans d'autres articles : l'hyper puissance Us menaçante, a non seulement des pieds d'argile, mais aussi un immense peuple, lui aussi exploité et opprimé, qui a les ressources pour résister. Au sein même du peuple américain, les anti-impérialistes trouveront tôt ou tard leurs
meilleurs alliés.
MATTI ALTONEN
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- Laurent Fabius, mais il n'est pas le seul à se précipiter sur cette position, a écrit une tribune dans Le Monde pour faire savoir que dorénavant "l'Europe de la défense" était "essentielle" à ses yeux - avant l'Europe sociale.
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- Certes l'Europe fédérale, politique, que nous appelons de nos vœux devra aussi être dotée d'une politique "étrangère", et disposer de moyens de défense. Mais nul n'imagine d'investir sérieusement dans une "Europe de la défense" sans que de nombreuses conditions ne soient remplies.
- Il faudrait évidemment qu'une Constitution démocratique existe. Qu'elle soit débattue et acceptée par les peuples. Il faudrait que l'intégration des 25 pays ait progressé. Ce qui représente déjà une bataille volontariste difficile mais incontournable. Il faudrait enfin que les peuples y adhérent vraiment, démocratiquement, donc qu'ils la perçoivent comme "leur" Europe sociale.
- Sinon, on sent mal la proposition étonnante et imprécise de François Hollande faite le 31 mars devant 500 militants à Béthune, dans le débat pour le congrès de Dijon, d'étudier la façon de placer notre "force de frappe nucléaire" au service de "l'Europe de la défense".
- On peut imaginer une telle "Europe de la défense" comme résultante d'une Europe fédérale et non l'inverse. Quel sens sinon, aurait le choix de placer "notre force de frappe" au service d'une Europe divisée, dans laquelle 8 pays sur 15 approuvent l'agression contre l'Irak et sont donc prêts à affronter la déstabilisation qui en résulte dans une région du monde transformée en poudrière ?
- On peut imaginer qu'une telle "Europe de la défense" soit un moyen de mutualiser les coûts, et de collectiviser les décisions : en ce cas, cela relève d'une économie d'échelle et s'il faut l'accord unanime des 25 pays pour engager des armes nucléaires, c'est plutôt rassurant. Mais ce n'est apparemment pas de cela qu'il est question dans les nombreux éditoriaux, tribunes et articles qui se multiplient.
- Les motivations sont bien plus contestables : il en est, par exemple, pour envisager cette fonction en toute urgence, avec un "noyau d'avant-garde" dans lequel la Grande-Bretagne aurait une place présentée comme indispensable, irremplaçable. Les mêmes, comme Laurent Fabius parlent donc d'Europe de la défense "essentielle" sans une seule seconde poser la question de l'Otan, ni de "l'Alliance atlantique". Ce serait une "Europe de la défense" sous hégémonie américaine.
Qu'est-ce qui rend "essentielle" cette soudaine préoccupation ? Cherche-t-on, "pour une autre fois", à être une composante active et "respectée" de la politique impérialiste de Washington ? Est-ce pour s'opposer ou accompagner les choix de Washington ?
- Certains présentateurs insistent sur l'indépendance de l'Europe qui ne saurait exister sans projet commun de défense : mais quelle politique vis-à-vis des alliances existantes, des Usa ? Ne s'agit-il que d'être concurrentiels en matière militaire ?
- Le but ne serait-il que d'avoir "les moyens" d'agir à notre tour, avec assez de force, pour mener ou partager des objectifs comme celui de l'intervention en Irak. L'Europe doit-elle s'armer, s'unir pour rivaliser sur ce terrain ? Doit-on nourrir nos "Lagardére" nos fabricants de char, nos marchands de canon en toute priorité, fabriquer un deux trois porte-avions, au détriment de nos hôpitaux et de nos écoles ? Est-ce cela la réponse aux épisodes guerriers que nous venons de vivre du Kosovo au Moyen-Orient ?
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- Veut-on fabriquer
plus de "bombes intelligentes" ?
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On assiste à une campagne médiatique d'opinion en ce sens : "Chirac a-t-il eu raison de s'opposer ? ", "De quel poids pèse la France ? ". "Que vont devenir nos marchés dans le Golfe si nous opposons sans avoir les moyens de nous imposer ?". "Avons-nous une alternative à la soumission aux Usa ? ".
- Tous ces discours militent sournoisement, à la fois pour "rentrer dans le rang" vis-à-vis des admonestations américaines, à la fois pour suggérer que la seule façon de s'en émanciper, c'est d'engager la course aux armements.
- Les Usa dépensent à eux seuls un budget militaire égal à celui de toute la planète et vendent davantage d'armes que le reste du monde. Même après la chute du mur de Berlin ils n'ont baissé leur budget que de 2 %. Veut-on être compétitifs ?
- Tout le monde sait que les 450 milliards de dollars du budget de la défense américain sont, comme le disait Eisenhower, le résultat d'un "vol" des autres budgets"sociaux"... Les 35 millions d'américains en dessous du seuil de pauvreté le doivent à la priorité donnée depuis des décennies au lobby militaro-industriel. Les tensions et dangers du monde actuel en sont aussi la résultante : car la moitié de ce budget, s'il était consacré au développement des économies arriérées, contribuerait largement à déminer de nombreux conflits régionaux.
- L'Europe a bien des difficultés, depuis dix ans à donner un contenu social à son union: les projets de "charte" sociale restent vagues, ou bien sont rejetés en" annexe" aux traités, les directives sont essentiellement consacrées à démanteler le droit du travail au lieu de le rendre constitutif du droit de la concurrence. Que signifierait, dans ce cadre, de rendre l'Europe de la défense plus "essentielle" que l'Europe sociale ? Imiter les Usa, et détourner les budgets sociaux déjà insuffisants ? Donner à notre tour, au monde pauvre, l'image du choix de la force et de la guerre en priorité par rapport au développement ?
- Les marchands d'armes sont-ils à l'origine de ce soudain déversement de préoccupations en faveur d'une Europe de la défense, cherchent-ils à susciter un marché à l'exemple des Usa, à créer une autre puissance et est-ce comme cela qu'ils envisagent un monde "multipolaire" ou il y aurait plusieurs "hyper puissances" ?
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- Pour un mouvement mondial "paix et désarmement "
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- Une course européenne aux armements, sous prétexte d'autorité, de respectabilité, de capacité à rivaliser avec Washington, en alliance ou en concurrence, serait bien évidemment un danger supplémentaire pour la planète.
- Peut-on, nous dira-t-on, laisser seuls, les intégristes de Washington faire régner la terreur et aggraver le désordre mondial ? Peut-on ne pas se défendre face aux autres intégristes islamistes stimulés par l'agressivité impérialiste US et rêvant de nous attaquer nous aussi, en tant que complices et mécréants ? Mais comment se défendre ? Est-ce en alimentant l'idéologie de la course aux armements ou au contraire, en la combattant, en ouvrant une autre voie ?
- Prôner la paix et le désarmement, la coopération et l'échange régulé, un monde rivalisant en matière de droits et de démocratie, demeure la seule alternative aux B 52, aux "bombes intelligentes", aux "faucheuses de marguerite" et aux bombes nucléaires.
- Oui, il faut militer pour la" destruction des armes de destruction massives" à commencer par celles qui sont possédées par les Usa, et construire, c'est la seule réponse réaliste, un mouvement mondial pour la paix, base d'une nouvelle Onu rénovée, démocratisée, sur la base du principe de l'égalité entre les nations et les peuples.
- Il n'y a pas d'avenir pour un nouvel ordre mondial "social" sans battre la politique, l'arrogance, les crimes des Bush et autre Blair.
- GÉRARD FlLOCHE
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- II y a quelques semaines , 670 membres du Parti socialiste, ont signé une contribution thématique pour le débat du congrès de Dijon du Parti socialiste, en faveur de la défense de nos retraites par répartition, et notamment du retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous.
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Le 3 avril, 580 000 manifestants dans 127 cortèges, davantage encore que le 1er février, viennent dans une très large unité, de défendre cette orientation. Parallèlement, avec des universitaires, experts, économistes, intellectuels, mais aussi des responsables syndicaux nous lançons un appel en ce sens, sur le texte ci-dessous, ou vous reconnaîtrez du mot à mot de la " contribution " qui a déjà été signé. Cet appel devrait prendre un caractère massif, avant de donner lieu à publication dans la presse, et à diverses initiatives publiques. C'est pourquoi D&S le republie, en vous demandant de le signer, tout aussi massivement, le plus rapidement possible avant publication.
- Il vous suffit par retour de mel, lettre ou téléphone, de confirmer votre signature (et votre qualité : profession, responsabilité) et D&S transmettra au collectif qui se met en place à partir des premières signataires suivantes :
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- Tony Andreani (professeur de science politique, Université Paris 8 Saint-Denis), Bruno Bachini (maître de conférence en droit public, lEPde Paris), Eric Berr (économiste. Université Montesquieu Bordeaux 4), Marc Bessin (sociologue, CNRS), Bernard Chariot (sociologue, Université Paris 8 Saint-Denis), Sébastien Chauvin (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste, Université Lille 1), Nicolas Daumas (expert auprès des CE), David Dupuy (expert auprès des CE), Sybille Fasso (enseignante, SNES-FSU), Gérard Filoche (inspecteur du travail), Bernard Friot (sociologue,
Université Paris 10 Nanterre), Laurent Garrouste (juriste), Bertrand Geay (sociologue. Université de Poitiers), Didier Gélot (économiste), Karine Granier (agrégée de sciences économiques et sociales), Stéphane Guillemarre (professeur de philosophie), Michel Husson (économiste), Eisa Jacquemain (avocate), Olivier Laviolette (expert auprès des CE), Pierre Le Masne (maître de conférence en économie, Université de Poitiers), Claire Le Strat (politiste), Laurent Lévy (avocat), Michael Lowy (sociologue directeur de recherche au CNRS), Philippe Marlière (politiste, université de Londres), Lilian Mathieu (sociologue, CNRS), Nathalie Merley (maître de conférence en droit public), Philippe Monti (philosophe, IUFM Orléans Tours), Numa Murard (sociologue, Université Paris 7) Olivia d'Ovidio (agrégée de sciences économiques et sociales), Patricia Paperman (maître de conférence en sociologie, Université Paris 8 Saint-Denis) Willy Pelletier (sociologue. Université de Picardie), Evelyne Perrin (militante AC! réseau Stop précarité), Claude Piganiol-Jacquet (professeur d'économie et de gestion, Université de Tours), Pierre Picard (doctorant en sociologie, EHESS), Louis Pinto (sociologue, directeur de recherche CNRS), Pascal Queru (expert auprès des CE), Emmanuel Reich (expert auprès des CE), Violaine Roussel (maître de conférence en science politique, Université Paris 8 Saint-Denis), Frédéric Roux (agrégé de sciences économiques et sociales), Sabine Rozier (maître de conférence en science politique, Université de Picardie), Rémi Skoutelsky (expert auprès des CE), Patrick Simon (démographe, INËD), Jeanne Singer (économiste), Jacques Texier (philosophe, Université de Paris 10 Nanterre), Philippe Zarka (astronome, chargé de recherche CNRS)
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- Texte proposé à signature
- DES RETRAITES SOLIDAIRES POUR UNE SOCIÉTÉ JUSTE
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- Le 3 février, dans un discours-programme catastrophiste, le Premier ministre a délivré l'objectif gouvernemental concernant les retraites. Ce projet n'est " prudent " que pour la forme, car son contenu est explicite. La capitalisation sera développée : il faut " permettre aux Français de mieux épargner pour leur retraite ", dit J-P Raffarin. Il faut " harmoniser " public et privé autour des 40 annuités, poursuit-il. Et il célèbre, au final, " les mesures courageuses de 1993 " qui " doivent être confortées ".
- La retraite à 60 ans deviendra, en pratique, un droit impossible à faire valoir.
- Le débat sur les retraites est depuis longtemps faussé par la dramatisation des effets de l'allongement de la durée de vie. On agite sans cesse l'épouvantail d'un " choc " démographique qui menacerait de faire exploser le régime. On cherche à nous convaincre que le recul de l'âge de la retraite, et la baisse du niveau des pensions versées, sont des réformes inéluctables auxquelles seuls des irresponsables voudraient s'opposer.
- Certes, la proportion de personnes âgées va augmenter lors des prochaines décennies. Mais la vraie question est de savoir si la part du revenu national qui leur revient doit augmenter, ou bien s'il existe une loi économique cachée, une sorte de barrière invisible, qui force à maintenir cette part à son niveau actuel.
- Le Medef a sa propre réponse. Il ose exiger 45 annuités de cotisations alors qu'à 60 ans, du fait de la politique patronale de licenciements et de plans de préretraite, seul un actif sur trois a un emploi. Dans ce contexte, le passage à 40 annuités pour les fonctionnaires n'est qu'une étape : il s'agit de faire sauter un verrou qui permettra bientôt d'imposer à tous, et d'abord au secteur privé, une nouvelle augmentation de la durée de cotisation.
- L'équité entre privé et public est absolument fondamentale, mais elle ne peut être obtenue en étendant à ce dernier les mesures injustes dont les salariés du privé sont en train de faire les frais. Avec 40 annuités de cotisations, comment les chômeurs et les précaires, de plus en plus nombreux, peuvent-ils obtenir une retraite convenable ? Que dire de la situation de nombreuses femmes employées à temps partiel qui ne pourront obtenir qu'une retraite partielle ? La retraite ne doit pas, une fois de plus, creuser les inégalités hommes-femmes.
- Nous refusons que, sous prétexte de " réforme ", de nouvelles régressions viennent encore dégrader la situation. Nous proposons au contraire de refonder un système de retraite solidaire autour de trois garanties fondamentales :
- - droit à la retraite.à taux plein à 60 ans ;
- - taux de remplacement d'au moins 75 % et indexation des retraites sur les salaires ;
- - 37 annuités et demi pour tous, privé et public.
- La mise en place de ce triptyque passe par l'abrogation des décrets Balladur de 1993 et de l'accord sur les retraites complémentaires de 1996. C'est dans ce cadre que peuvent et doivent être introduites les mesures nouvelles qui visent à mieux prendre en compte la réalité du monde du travail :
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- garantie d'une retraite au moins égale au SMIC ;
- - retraite à 55 ans pour les travaux pénibles, dangereux, postés ;
- - validation des périodes de chômage, d'emploi précaire, de temps partiel contraint et de formation.
- Ce projet est-il vraiment au-dessus de nos moyens, comme on cherche à nous le faire croire ? Selon le Conseil d'Orientation des Retraites, il ferait passer la part des retraites de plus de 12 % du PIB aujourd'hui à 18,5 % en 2040. Ce déplacement, étalé sur 40 ans, nous semble à la mesure des évolutions démographiques à venir.
- Pour en assurer le financement, les marges de manœuvre sont considérables : il faudrait d'abord reconsidérer le partage des richesses dans notre pays.
- Aujourd'hui, 60 % de la valeur ajoutée va aux salaires (directs et indirects sous forme de cotisations) contre 70 % au début des années 80. La progression de 10 points de la part des profits n'a fait qu'accroître les revenus financiers, sans effet sur le chômage. Une augmentation de la cotisation patronale permettrait donc à la fois de financer les réformes que nous proposons, de redresser la part salariale dans la valeur ajoutée et de modifier la répartition de la masse salariale ainsi revalorisée entre actifs et retraités. Et même dans l'hypothèse la plus défavorable pour les salariés -c'est-à-dire celle où ils devraient supporter eux-mêmes l'intégralité de ce coût avec un partage stable entre salaires et profits - les gains de productivité permettraient une progression du pouvoir d'achat des salaires trois fois plus rapide sur les vingt années à venir, qu'au cours des vingt dernières.
- De nombreux travaux, comme les expériences étrangères, montrent par ailleurs que les autres solutions, notamment la capitalisation ou le recul de l'âge de la retraite, sont factices et sources d'inégalités et d'incertitudes accrues, voire de catastrophes sociales comme pour les salariés d'Enron. Le choix qui nous est présenté comme la gestion concertée et experte des contraintes apparaît finalement comme un choix politique et social en faveur de la finance, au détriment des retraités. A cette régression, nous opposons un projet qui assure l'équité et la solidarité, entre actifs et entre générations.
- Et c'est au nom d'un tel projet que nous voulons nous mobiliser ensemble, syndicalistes, associatifs, enseignants et chercheurs, privé et public. Parce que c'est juste, parce que c'est possible.
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- APRÈS LE SUCCÈS DU 3 AVRIL, COMMENT PRÉPARER LE PREMIER
MAI ? DU "JUPPETHON" AU "RAFFATHON"
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Recomposer le front syndical en défense
des retraites
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- Certes, il y avait davantage de manifestants et de grévistes le 3 avril que le 1er février. Mais si la CFDT (et aussi d'ailleurs la CGC et la CFTC) avait appelé, c'est un million de personnes qui auraient manifesté, ce jour-là, en défense de nos retraites. Or, pour gagner face à Raff'arin, il faudra des millions de manifestants... La CFDT doit donc reprendre toute sa place dans les prochaines mobilisations.
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- C'est pourquoi il nous a paru nécessaire de répondre aux arguments avancés par la Confédération pour ne pas participer au 3 avril et à la campagne de cartes postales, terriblement ambiguë, qu'elle mène aujourd'hui.
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- Pourquoi opposer discussion avec le gouvernement et mobilisation ?
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- Le gouvernement est loin d'avoir donné satisfaction aux différents points de la plate-forme intersyndicale.
- Selon la Direction de la CFDT, le texte ministériel (préambule de la future loi sur la reforme des retraites) réaffirme le choix de la répartition. Certes, mais en refusant de fixer un taux de remplacement précis, une place sera faite inéluctablement aux fonds de pension qui se construiront en siphonnant les ressources des retraites par répartition.
- Le même texte ministériel affirme "viser" un haut niveau de retraite. Certes, mais viser ne veut pas dire atteindre ! Et, que signifie " haut " niveau? Comment penser qu'il serait possible de se contenter de telles approximations pour garantir nos retraites ?
- Ce même texte renvoie dans chaque branche professionnelle la prise en compte de la " pénibilité " du travail. Est-il possible d'accepter une telle méthode ? N'est-ce pas sur une vision d'ensemble, précise et achevée que devrait se fonder un jugement syndical ?
- La possibilité de départ avant 60 ans (avec 40 annuités de cotisation) serait reprise en compte par le texte ministériel. Certes, mais il précise " sous réserve des équilibres financiers globaux". Ce qui ne peut que laisser planer un doute immense sur une possibilité autre qu'infinitésimal de départs en retraite avant 60 ans.
- Quant à la possibilité de " valider certaines périodes d'inactivités forcées de prendre " en compte des années d'étude "... elle ne paraît pas concerner les salariés du privé puisqu'il n'est prévu d'en discuter que dans le groupe spécifique fonction publique !
- Dans sa lettre à Fillon et Delevoye, François Chérèque affirme, malgré tout cela, que " ces principes et objectifs dans le préambule de la future loi, fixent à la réforme un cadre prometteur ". Il prend cependant aussitôt la précaution de préciser " à la condition que les engagements pris par le gouvernement soient maintenant déclinés et traduits en mesures concrètes ".
- Mais, justement, qui peut croire que ces engagements particulièrement flous se traduiront en mesures concrètes favorables aux salariés et à leurs retraites par répartition sans que ces salariés se mobilisent massivement ? De son propre point de vue, il est incompréhensible que la direction de la CFDT n'ait pas
1 A
appelé à participer à la mobilisation unitaire du 3 avril.
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- Ne pas opposer le privé et le public ?
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- Les manifestations du 3 avril, auraient, selon la direction de la CFDT, opposé les salariés du public et ceux du privé. C'est une réalité discutable. Mais, surtout, c'est en refusant le 3 avril d'appeler à y participer les salariés du privé comme du public, et en la stigmatisant comme manifestation des seuls salariés du public que la direction de la CFDT se situe au premier rang de ceux qui opposent le privé et le public.
- Le but du gouvernement est évident. Il veut battre les uns après les autres les fonctionnaires puis les salariés du privé et enfin les salariés des entreprises publiques.
Face à une telle menace, clairement annoncée aussi bien par Balladur que par Fillon ou Raffarin, le rôle d'une organisation syndicale ne serait-il pas de tout faire pour que les salariés ne tombent pas dans ce piège et qu'ils ripostent dans l'unité aux attaques du gouvernement ?
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Mais comment mobiliser dans l'unité les salariés du public et du privé sans avancer la revendication des 37,5 annuités pour tous quand le gouvernement à l'intelligence de ne sembler s'attaquer qu'aux fonctionnaires dans un premier temps ?
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L'autruche, les retraités et les actifs
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Le recto de la carte postale que la Direction de la CFDT demande aux salariés d'envoyer au Premier Ministre est -c'est le moins que l'on puisse dire - surprenant !
Que montre, en effet, le graphique que l'une des autruches se refuse absolument à voir ? Il indique que dans un certain nombre d'années, le nombre d'actifs et de retraités se croiseront et qu'un certain nombre d'années plus tard, il y aura non seulement autant de retraités qu'il y a d'actifs aujourd'hui mais encore, qu'à la même date, il y aura autant d'actifs qu'il y a de retraités aujourd'hui!
- Raffarin ne pouvait rêver mieux : des salariés qui lui renvoient sous forme de cartes postales la caricature de la réalité démographique que la droite et le patro-
nat s'efforce de faire passer pour une vérité depuis des années !
- Regardons d'un peu plus près ce graphique censé représenter l'évolution démographique au cours des prochaines années. Il est bien évident que si dans 20 ou 40 ans il y avait 11 millions d'actifs et 27 millions de retraités, comme le suggère avec insistance le graphique de la CFDT, il y aurait peu d'espoir de sauvegarder les retraites par répartition ! Mais ce graphique n'a, heureusement, rien à voir avec la réalité.
- Certes, on ne peut demander à un dessin qui se voudrait humoristique, d'avoir la précision d'un tableau de l'INSEE. Malgré tout, ce qui est important, c'est de comprendre ce que suggère ce graphique : la situation démographique est telle qu'il ne sera possible de sauver les retraites que si les salariés acceptent des sacrifices.
- Or, c'est faux ! En effet ce graphique est une caricature de la présentation de la situation démographique en France faite par le rapport Charpin lorsqu'il titre " En 2040, il y aura sept retraités pour dix actifs " et précise un peu plus loin qu'aujourd'hui, il y a 4 retraités pour 10 actifs.
- Et cette présentation de la réalité est, déjà, elle-même une caricature car elle oublie de préciser deux aspects importants. Tout d'abord que le terme " actif " ne signifie pas personne occupée mais " personne en âge d'être actif (20 à 59 ans) " Ce qui veut dire que ce terme " actifs " intègre les chômeurs ! Elle ne précise pas non plus que les personnes " inoccupées " ne sont pas seulement les retraités mais aussi les chômeurs et les personnes de moins de 20 ans. Or, le chômage, en 40 ans, devrait diminuer et toutes les prospectives indiquent une diminution des jeunes de moins de 20 ans. A la page suivante, le rapport Char-pin précise d'ailleurs qu'en 1995 il y avait 100 personnes occupées pour 129 personnes inoccupées et qu'en 2040 il y aurait, toujours pour 100 personnes occupées 144 personnes inoccupées, soit une augmentation de 11,63 % en 40 ans !. Ce qui nous mène bien loin du quasi-doublement annoncé en titre par le rapport Charpin et de la vision apocalyptique véhiculée par la carte postale de la CFDT.
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L'autruche et le partage des richesses
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- En plaçant la question des retraites sur le seul plan de la démographie, l'autruche qui n'a pas la tête dans le sable et qui invective sa congénère se trompe radicalement. Et, en fait, c'est elle qui a la tête dans le sable quand elle se refuse à voir que la question des retraites n'est au total qu'une question de partage des richesses.
- Depuis vingt ans, en effet, les profits ont gagné plus de 400 milliards de francs (annuels) aux dépens des salaires. Ne faut-il pas, comme la direction de la CFDT, avoir la tête dans le sable et se refuser à voir que la solution de la question des retraites par répartition passe par un autre partage des richesses entre salaire et profits ?
- Un tout autre graphique que celui proposé par la carte postale de la CFDT aurait pu montrer l'évolution comparée de la masse des salaires et de celle des profits ? Il n'aurait pas été difficile d'en déduire la solution pour nos retraites : l'augmentation des cotisations retraites
patronales.
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JEAN-JACQUES CHAVIGNÉ
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- Si les congrès confédéraux précédents étaient un plébiscite, un monument d'unanimisme pour la direction, le 47ieme congrès aura été marqué par la possibilité pour les opposants de s'exprimer largement. 85 % des 1000 délégués désignés après un découpage territorial complexe décidé par leurs fédérations, participaient pour la première fois à un congrès confédéral. Mais les débats vifs ont prouvé que le "filtre " de l'appareil utilisé pour mandater des délégués ne fonctionnait plus, du moins en faveur de l'orientation défendue par les partisans de Bernard Thibault.
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- L'encadrement politique, historique, de la Cgt par les militants issus du Parti Communiste n'est plus la donnée principale de ces congrès, d'autant que ceux-ci, profondément divisés ont pour habitude de relayer les débats internes du PC au sein de la Cgt. L'organisation même du débat sur le bilan d'activité, les 4 résolutions dissociées et la question des retraites ont eu pour fonction de mettre au centre des débats les amendements des opposants. Ainsi nombre d'entre eux purent intervenir, de façon répétitive, au risque de prendre à rebrousse-poil la plupart des congressistes et d'obliger, à deux occasions, Bernard Thibault à recadrer le débat. Les délégués appartenant à l'extrême gauche étaient de l'ordre d'une dizaine pour chacune des organisations PT, LO et LCR. Les orthodoxes du PCF bénéficiant de réseaux plus institutionnels étaient de l'ordre d'une centaine. Cette composition du congrès contribua à donner un certain isolement de la direction confédérale.
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- Une situation contrastée
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- Au 46e congrès de Strasbourg, l'érosion des effectifs était jugulée. Au congrès de Montpellier, le nombre d'adhérents recensés par les Fédérations et Unions Départementales atteint 685.186 salariés actifs et retraités. Depuis le dernier congrès, ce ne sont pas moins de 220.000 nouvelles adhésions ou ré-adhésions qui ont été enregistrées ; mais le
Montpellier 24/28 Mars 2003
solde net n'est que de 49.000. Ainsi plus que tout autre organisation de masse, la Cgt subit le phénomène " passoire " et n'arrive pas à réellement augmenter ses effectifs. Certes Bernard Thibault peut se prévaloir d'un solde positif, d'un maintien de l'influence de la Cgt aux élections prud'homales et aux élections professionnelles, mais le vieillissement des cadres, la faiblesse persistante de la Cgt comme des autres syndicats dans les PME et dans le commerce pose l'urgente nécessité d'un redéploiement en dehors des bastions historiques du secteur public et des grandes sociétés du privé.
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- Bilan d'activité et orientation
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- Le bilan d'activité adopté à 91 % au dernier congrès ne fut approuvé qu'à 75 %. Les 15 % de votes contre donnaient la tonalité des débats de la semaine.
- La première résolution, "solidaires pour de nouvelles conquêtes sociales", présentée par Maryse Dumas, soulignait l'éclatement du salariat, le développement de la précarité et la nécessité de revendications communes et fédératrices. Elle fut adoptée à 77 % avec 15 % de contre. Les idées d'une sécurité sociale professionnelle et d'un nouveau statut du travail salarié se voulaient l'axe central de ce document. Partant de la nécessité objective de droits nouveaux, de conventions collectives uniques et étendues aux salariés d'une même branche, de garantie des droits pour les chômeurs, de droit à la formation permanente ces propositions sont justes, mais
apparaissent très conceptuelles. Plusieurs intervenants demandant le retrait de la Cgt du CIES (comité intersyndical d'épargne salarial), les responsables confédéraux réaffirmèrent l'opposition de la Cgt à la loi Fabius tout en soulignant l'importance de contrôler les sommes en jeu sans pour autant les gérer.
- La seconde résolution, " renouveau du syndicalisme, franchir des seuils ", abordait les questions d'unité syndicale, de démocratie syndicale, de démocratie des assemblées de salariés, de la légitimité des consultations de salariés, du syndicalisme européen. On peut noter avec inquiétude que la référence à la recherche en permanence de propositions et d'initiatives avec les autres syndicats fut retirée du texte. Sans que cela ne change rien au texte lui-même, c'est un signe que les vieux réflexes sectaires matricent largement les militants syndicaux et politiques. Le retrait de CES (Confédération Européenne des Syndicats) exigé par les militants du PT et parmi les plus sectaires des orthodoxes n'a pas connu de succès. Plus habilement certains délégués exigeaient une ligne plus combative de la Cgt pour mieux peser sur les choix de la CES, notamment sur le contenu de charte européenne des droits sociaux. Le document adopté à 74 %, enregistra un vote contre de 15%.
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- La troisième résolution " la charte de la vie syndicale " aurait pu permettre un débat bien plus intéressant, tournant
sur fond de mutation
réellement la Cgt vers les déserts syndicaux, vers les zones de non droits dans lesquelles les syndicats n'existent pas. Après un débat assez consensuel, elle fut adoptée à plus de 83 %, mais recueilli quand même 8 % de contre. Timidement la perspective des 1.000.000 de syndiqués fut reprise par Bernard Thibault et lors de l'intervention de clôture. Alors que la Cfdt, malgré sa ligne confédérale, progresse grâce à son redéploiement vers les PME et son organisation méthodique de la syndicalisation, la Cgt peine à définir une méthode propre à ses traditions.
- La quatrième résolution " adopter le nouveau système de cotisations " faillit être minoritaire. Elle proposait une cotisation ventilée en pourcentage sur les différents champs confédéraux, fédéraux, régionaux et départementaux tout en garantissant un maintien de 33 % de la cotisation au syndicat. Les opposants craignant un renforcement du pouvoir de la direction confédérale avaient annoncé une attaque en règle. Dans les couloirs, et au sein de la commission, plusieurs fédérations soutenant la ligne Thibault exprimèrent leur veto face à la rédaction initiale. Le texte proposé au vote, complètement modifié, renvoya la décision à un congrès extraordinaire précédant le 48ième congrès recueillit à peine 51,48 %.
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- L'appel à l'action sur les retraites : un plébiscite
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- Le texte diffusé aux congressistes, reprenait l'ensemble des revendications de la confédération : "le droit effectif de la retraite à 60 ans", des retraites "au moins égales à 75 % des meilleures années d'activités et indexées sur les salaires", la remise en cause des "décrets Balladur de 1993 qui allongent à 40 ans la durée de cotisation du privé et programment la baisse des pensions", la référence à une "base d'une carrière de 37,5 ans" qui "doit continuer à prévaloir", tout en soulignant que les 37,5 ne peuvent suffirent et qu'il faut aussi prendre en compte les "périodes d'études, d'apprentissage, de recherche d'un premier emploi". Ayant pour fonction d'appeler aux manifestations du 3 avril, le texte réaffirmait la nécessité de l'unité d'action. Le texte tenait compte de l'état d'esprit des militants, de l'actualité des attaques du gouvernement
contre les fonctionnaires et aussi anticipait les critiques des opposants. Ainsi les critiques maintenues de quelques délégués appartenant au PT ou aux courants orthodoxes du PCF furent balayées par un vote à 94 % des délégués.
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- Une direction réduite dans la douleur
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- La Commission Executive devait être diminué de 83 membres à 50 et le bureau confédéral de 17 à 10 avec une parité hommes femmes. Le refus d'intégrer un représentant des chômeurs suscita une énorme "bronca" d'une grande partie des délégués qui se levèrent et sifflèrent la direction sortante. Les dirigeants de la fédération Chimie, qui s'étaient distingués par des votes systématiquement contre, firent aussi une déclaration très violente. Alors que la direction rassemblée autour de Bernard Thibault affiche une volonté d'ouverture, de pluralisme, de démocratie, le refus d'intégrer un représentant des chômeurs et un représentant de la fédération Chimie reste une erreur. L'éviter aurait empêché une crise en plein congrès et n'aurait menacé en rien la majorité confédérale. Rester impérativement à 50 membres au niveau de la CE cachait la volonté de sélectionner des proches des trois principaux dirigeants de la Cgt : Bernard Thibault, Maryse Dumas et Jean-Christophe Le
Duigou. Ainsi la plupart des dirigeants élus sont membres du PCF. Les rivalités entre factions "communo-commu-nistes" ont abouti à laminer les autres sensibilités politiques notamment celle du Parti Socialiste. Plus aucun membre de la CE n'appartient au Parti Socialiste. On peut relier cela au fait que la délégation du PCF conduite par Marie-Georges Buffet ait été chaudement applaudie et que les représentants du Parti Socialiste, Bruno Leroux, secrétaire national et Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ardèche aient été copieusement siffles.
- La direction de la Cgt devrait refléter la diversité politique de sa base, mais les vieux réflexes d'appareils sont encore monnaie courante. Comme le disait un dirigeant confédéral " les responsables Cgt connaissent bien les paroles, mais certains chantent faux ". Malgré cela, l'orientation revendicative de la Cgt, la volonté d'unité d'action et de démocratie sociale lui assurent une grande porosité avec le mouvement social. Les actions reconductibles chez les enseignants, la mobilisation qui se développe pour les retraites avec la manifestation nationale à Paris proposée pour le 22 mai donnent à la Cgt une place centrale
et incontournable.
- GILLES NAVARRO
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- Mais à quelques jours des votes, qu 'arrive-t-il à la direction nationale du Parti socialiste ? Tout se passe comme si, craignant les votes des militants, elle cherchait a créer le doute. En effet, partout ses orateurs, dans les fédérations et sections, plaident contre "un 21 avril" interne, contre une remise en cause de la direction, agitant le spectre d'une crise comme celle des Verts ou celle du Pcf.
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- Ils interrogent les défenseurs des autres motions : "Quel sera le premier secrétaire si vous gagnez ?" ou encore : "Qu'est-ce que vous proposez comme équipe de direction ?" Nous leur répondons partout : "N'inversons pas le calendrier, on vote d'abord sur les motions, et selon le résultat des votes sur les idées, on votera sur les responsables et les équipes qui peuvent les porter."
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- Cinq motions : il faut choisir entre elles
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- Les statuts du parti sont pourtant bien faits : ils prévoient d'abord une discussion politique sur le fond. La première étape est celle des "contributions" où toutes les bouches s'ouvrent, tous les points de vue, généraux et spécifiques, se font connaître. La seconde phase est celle des "motions" où ceux qui persistent à maintenir des points de vue différents soumettent un texte au vote des militants. C'est sur les textes que les votes se font. Et ensuite, seulement ensuite, on vote pour désigner les dirigeants correspondants au choix politique qui a été fait.
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- Motion A : pour un grand parti socialiste
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- C'est le cas aujourd'hui, où la "motion A", celle du premier secrétaire et de la majorité du Bureau et du Conseil national, se présente devant tous les militants. D&S n°103, en a fait la critique détaillée, le mois dernier.
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- Motion B : Utopia
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- La "motion B" est celle d'un petit courant qui s'appelle "Utopia" et qui défend, en gros les idées de Dominique
Méda. Il dénonce l'aliénation du travail, prône une société basée sur l'activité humaine, et des revenus qui ne soient plus dépendants des tâches aliénées : il réclame les 32 h tout de suite, une santé qui soit un droit universel, des revenus assurés indépendamment de l'emploi. Évidemment, l'abolition du salariat est un projet utopique qui fait sourire les salles plutôt préoccupées de voir leurs salaires augmenter. Mais comme, ils le disent, sans prétention, c'est "un souffle d'air frais" qui force le parti à la réflexion.
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- Motion C : Nouveau parti socialiste
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- La "motion C" est celle de "Nouveau parti socialiste" (dont les responsables les plus connus sont Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon, Yvette Roudy, Christian Paul, Gérard Filoche...). Elle regroupe des membres de l'ancienne majorité du congrès de Grenoble (C6R, Nouvelle gauche..) et des membres de l'ex-Gauche socialiste. Elle développe la voie d'une "altermon-dialisation", (contre la sale guerre de Bush en Irak, contre l'AGCS, contre le capitalisme financier...), celle d'une Europe fédérale et sociale (soumettre l'élargissement à des conditions démocratiques et sociales, une constitution et une charte sociale), celle d'une VI° République, donnant la priorité au Parlement, écartant le Sénat, interdisant les mandats multiples, imposant la parité, restaurant une vraie démocratie sociale (élections à la sécurité sociale...). Elle développe en détail un plan d'action pour que le parti renoue avec le salariat,
avec les couches populaires (augmenter les salaires, généraliser les 35 h sans perte de salaire, sans flexibilité, avec embauches correspondantes, contrôler les licenciements abusifs, bloquer la précarité, rénover les droits syndicaux, défendre la retraite à taux plein à 60 ans). Elle avance enfin les règles d'un "nouveau parti socialiste" démocratique.
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- Motion D : motion militante
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- La "motion D" est présentée par quelques secrétaires fédéraux dont surtout Marc Dolez, premier fédéral du Nord. Elle s'appelle "la motion militante", elle reproche à la direction du parti d'avoir, dés le lendemain du 21 avril, tenté de réorganiser la direction en faisant la part belle à Laurent Fabius. Elle explique que la parole doit être redonnée aux militants qui ne sont jamais écoutés, que le parti soit au pouvoir ou qu'il soit dans l'opposition. Elle demande des garanties de représentativité, notamment que ce ne soit pas les seuls "courants" qui constituent les directions mais que la moitié soit désignée par les fédérations eux-mêmes.
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- Motion E : pour un Nouveau monde, un autre chemin
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- La "motion E" est celle de "Nouveau monde" (dont les responsables sont Henri Emmanuelli, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Daniel Assouline, Christian Bataille, Stéphane Delpeyrat, Gérard Berthiot, Jean-Jacques Chavigné...). Elle défend des ruptures avec le "social-libéralisme", la rupture avec Tony Blair et ses suppôts, un autre monde que celui de l'agression Us en
Irak, que celui régenté par l'Omc, une Europe fédérale et sociale, comme condition à l'élargissement, une VT° République parlementaire et sociale. Elle défend la retraite à 60 ans à taux plein, la hausse du Smic et des salaires, la réduction du temps de travail, l'interdiction des licenciements boursiers, la lutte contre la précarité, des droits syndicaux nouveaux. Elle avance également des règles démocratiques pour que les militants puissent contrôler l'action de leur parti. Elle se présente comme la plus ferme opposante à la direction de François Hollande, soulignant que ses anciennes composantes (motion 3, Henri Emmanuelli et poperenistes, motion 2, une partie de l'ex-Gauche socialiste) se sont opposées dès le précédent congrès de Grenoble.
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- Le calendrier du congrès
- Du 24 mars au 4 mai : assemblée de fédération, de sections, réunions de présentation ou de défense des motions en présence.
- Avant le 15 avril : candidatures aux organismes de direction centraux
- Avant le 22 avril : candidatures aux organismes de direction fédérale et de section.
- Du 28 avril au 06 mai : vote des militants à bulletin secret, dans l'isoloir, dans les sections, sur les motions du Congrès de Dijon. Pas de procuration possible.
- Du 9 au 10 mai : congrès fédéraux, désignation des délégués à la proportionnelle selon le nombre de voix obtenues dans les sections.
- Du 16
au 18 mai : congrès de Dijon, vote sur les motions en présence, vote pour l'élection du Conseil national à la proportionnelle des voix obtenues dans les sections.
- Le 22 mai : élection au suffrage des militants du 1er Secrétaire National, des lers secrétaires fédéraux et des secrétaires de section.
- Le 24 mai : réunion du Conseil national, élection du Bureau national.
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- Pour l'unité entre les motions C et E
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- D&S, dont le Comité de rédaction est composé de membres de nouveau monde et de nouveau parti socialiste, suite au regrettable (et temporaire ?) éclatement de la Gauche socialiste, appelle ses lecteurs et militants socialistes à voter, selon leur choix, ou leurs circonstances locales, pour les motions C ou E.
- D&S qui a lancé un "appel pour ancrer le Parti socialiste à gauche" et pour l'unité de ces deux courants, (cf. D&S n°98,99, 100, 101, 102, 103:ilya415 signatures venues de 45 départements) invite ses lectrices et lecteurs à agir en ce sens.
- On constate en effet que dans les fédérations et sections, la motion A reçoit un
accueil plus que mitigé, il n'y a ni respect ni engouement, mais au contraire beaucoup de doute, qui profitent donc aux motions alternatives. C'est à un tel point que le bureau national du mardi 8 avril s'est penché sur un détail de procédure : il a précisé qu'il fallait tirer au sort, dans chaque réunion l'ordre d'expression des motions, parce que sinon, c'était toujours la motion A qui commençait les présentations et se trouvait... désavantagée.
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- Pas de majorité assurée ? Tant mieux.
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- De Béthune à Tartas, dans les Landes, de Verdun à Albi, de Caen à Bordeaux, Avignon ou Strasbourg, en effet, la motion A "rame" : ses défenseurs sont divisés entre eux, dans le ton et dans le fond, ils ne mettent pas l'accent sur les mêmes questions, selon qu'ils sont fabiusiens ou "drayistes", selon qu'ils sont proches de Dominique Strauss-Kahn ou de Martine Aubry ou Jean Glavany. On a vu des directions fédérales "chahutées" sinon "huées" lorsqu'elles tentaient d'imposer par l'autorité un soutien automatique à la direction en place, parfois en faisant une sorte de "chantage à la crise".
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Nous sommes contre l'immobilisme, et plaidons pour que le PS, tirant les leçons du 21 avril, se renouvelle et renouvelle son programme. Nous ne proposons non plus pas un" tremblement de terre" mais il faut absolument faire bouger l'épicentre de ce parti.
- Dès lors que la majorité sortante serait remise en cause, il n'y aurait pas de risque d'éclatement, contrairement à ce
Tirer toutes les leçons du 21 avril
que pronostiquent des oiseaux de mauvais augure. Ce ne sont pas les dirigeants, ni les équipes dirigeantes alternatives qui manquent dans ce parti.
- Il pourrait sortir du congrès de Dijon, une alchimie inclusive à l'égard de toutes les composantes du débat pourvu que la synthèse se fasse sur des positions claires jusqu'alors refusées par la majorité. Il y a huit à neuf questions majeures dans le débat, comme par exemple, la défense des retraites à 60 ans, à taux plein, sans allonger la durée de cotisation, ou encore le contrôle des licenciements, ou encore les conditions à l'élargissement de l'Europe, ou encore les salaires, la précarité, la parité, la primauté absolue au Parlement...
- Les partisans de François Hollande agitent le "risque du chaos". Mais où y a t il un risque ? Si les militants reconduisent la majorité telle quelle, peu d'avancées, peu de changements auront lieu, le parti restera divisé entre une majorité et une opposition (qui aura la responsabilité de s'unifier...). C'est le risque que les Français se disent : «ils ont pris les mêmes et ils recommencent». C'est pourquoi le "risque" de remettre en cause la majorité est le plus mineur : c'est même la seule garantie que la discussion soit ouverte à Dijon et que "les lignes bougent". Or, c'est ce dont le parti et la gauche ont le plus besoin pour se reconstruire : du neuf !
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Interview de Gérard Berthiot, Premier fédéral de la Marne
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La symphonie du Nouveau Monde
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- Démocratie & Socialisme a interrogé Gérard Berthiot, premier secrétaire de la fédération socialiste de la Marne et conseiller régional, qui estime que le Parti socialiste connaît un débat annonciateur d'une unité de la gauche attendue grâce au renouvellement que lui apportent des motions comme celle de Nouveau Monde et celle de Nouveau PS, mais aussi celles de Marc Dotez et Utopia.
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- D&S : Pour son retour sur la scène publique, Lionel Jospin a attaqué directement Nouveau Monde et Nouveau PS. L'une jugée " peu raisonnable et applicable", l'autre " excessive et prétentieuse "...
- Gérard Berthiot : Par son intervention publique, Lionel
Jospin tente de donner à la motion de François Hollande un poids qu 'elle n 'arrive pas à atteindre dans le débat interne. Les militant-e-s s'intéressent au fond : les questions sociales viennent vite au centre de la discussion. Mais d'abord, tout le monde s'attache à comprendre les raisons du 21 Avril. C'est pourquoi les analyses de Nouveau Monde sont particulièrement présentes dans le débat.
- La majorité des participants aux débats contradictoires, où échangent partisans des différentes motions et camarades qui pèsent l'apport des unes et des autres, veut en finir avec les dérives néo-libérales qui détruisent la gauche et sont déterminantes dans l'échec de Lionel Jospin. Tel est l'enjeu du congrès de Dijon.
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- D&S : François Hollande n'estime-t-il pas que le PS n'a pas été entendu, non parce qu'il n'a pas été assez à gauche, mais parce qu'il n'a pas assez écouté ses électeurs ?
- Gérard Berthiot : Mais si le PS avait suffisamment écouté ses électeurs, il aurait maintenu une politique de gauche sans la pervertir de concessions au néo-libéralisme, concessions qui se sont accentuées durant les deux dernières années de la législature.
- Une étude réalisée auprès de 8 000 électeurs montre que 40 % des sympathisants socialistes jugeaient qu 'il y avait peu de différence entre le programme de Jospin et celui de Chirac. Le centre de gravité de la gauche s'est d'ailleurs déplacé vers la gauche : la gauche plurielle a perdu 1,500 million de voix alors que l'extrême gauche en a gagné 1,350 million.
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D&S : François Hollande estime que Nouveau Monde est incohérent lorsque ses partisans reconnaissent que le gouvernement de la gauche plurielle était le plus à gauche de tous, mais qu'il n'a pas été assez à gauche...
- Gérard Berthiot : Les électeurs de gauche ont surtout été désarçonnés par notre incohérence passée. Au cours des 3 premières années, nous avions mis en œuvre les mesures les plus à gauche des gouvernements du moment : la réduction du temps de travail, la création de 1,7 million d'emplois, le soutien au pouvoir d'achat, l'APA, etc.
- Mais nous avons gâché cet acquis, au cours des 2 dernières années, en prenant des mesures d'inspiration néo-libérale : privatisations, baisse de l'impôt sur le revenu pour les plus hautes tranches, allégement d'impôt pour les stocks-options, mise en concurrence d'EDF, épargne salariale, prime pour l'emploi, etc.
- Et notre campagne était accompagné d'annonces suicidaires : ouverture d'EDF au capital privé et déclaration de Barcelone sur les retraites.
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- D&S : Quelle appréciation as-tu sur la motion présentée par François Hollande ?
- Gérard Berthiot : Si la motion Hollande était majoritaire, l'orientation du PS serait si peu définie qu 'il serait incapable de sortir la gauche de la crise.
- En effet, on ne peut pas convaincre le peuple de gauche par des " engagements " tellement généraux qu'ils n'engagent à rien et se contentent d'annoncer " conférences ", " grande réflexion ", " campagne d'adhésion ". Jadis, pour enterrer une question, on créait une commission, là on annonce dix "conventions".
- La motion Hollande multiplie les formules générales avec lesquelles tout socialiste est d'accord. Mais rassembler sur un même texte Fabius, Strauss-Kahn, Aubry, Glavany et Dray, demande d'en enlever toute réponse précise.
- Actuellement, avec l'orientation que défend François Hollande, le PS est paralysé face à la décentralisation de Raffarin-Ferry-Darcos et il est aussi paralysé face au projet de réforme des retraites de la droite, autrement dit sur ce qui fait l'actualité sociale.
- Au contraire, nous convaincrons et reconstruirons l'unité de la gauche en mobilisant le peuple de gauche autour d'un programme cohérent de mesures pour tracer la voie de l'égalité des droits, de l'égalité politique et de l'égalité sociale.
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- ECHOS DU CONGRES... ECHOS DU CONGRES... ECHOS DU
- Des réunions préparatoires révélatrices
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- Béthune, 500 militants dans la salle, le 31 mars
- Un quart d'heure par orateurs : Motion A : François Hollande. Motion B: Franck Pupuinat. Motion C : Gérard Filoche. Motion D : Marc Dolez. Motion E : Jean-Luc Mélenchon.
- Témoignage : réunion très populaire, un vrai public ouvrier, employé, dominant, massif, intéressé par les questions concrètes, salaires, licenciement, emploi, précarité, qui le concerne. La mise en scène est soignée et manipulée par Serge Janquin, qui préside, jure qu'il ne parlera pas, ni nau début, ni au milieu, ni à la fin. Mais il le fera quand même à plusieurs reprises. Ton solennel au début et quelque peu bordélisant ensuite. Dans le fond Daniel Percheron, et Jean-Louis Cottigny joueront aux contradicteurs, type "meetingue du métropolitain" et tendront le climat, au détriment du fond politique.
- Un silence total et un taux d'écoute maximal
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Chacun est applaudi en entrée, de l'avis général, Filoche gagne à l'applaudimètre. En deuxième Mélenchon, en troisième ex aequo Hollande et Dolez, mollement Pupinat.
Dolez passe bien, en douceur. Mélenchon est plus heurté, "théâtral", il a le ton de la " mise en demeure ", " si vous croyez cela votez pour moi, sinon ne votez pas pour moi..." Mise au pied du mur des gens, choisissez !
- F. Hollande n'a pas la salle en main alors que tout est archi préparé pour... Intro très général, essaie de faire un peu de social, par anticipation de ce que vont dire Nps et Nouveau monde... mais n'y arrive pas...
- Pourtant, il est arrivé en retard pour donner une conférence de presse tout seul, et a traversé la salle seul alors que tous les autres sont déjà installés à la tribune, obtenant des applaudissements mais pas d'ovation, pas de toute la salle. Après les cinq rapports d'intro, il est prévu des " questions d'une minute " posée à un des orateurs qui doit être désigné et répond seul.... Janquin choisit les questionneurs... prévus
- 1 °) Cela donne 9 questions sur 10 à Hollande !
- Exemple :
- a) Marie-Noëlle Lienemann : je rejoins la motion A parce qu'avec François ça change, comment vas-tu redonner au parti une base populaire ?
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b) Jean-Louis Cottigny : est-ce qu'on va laisser longtemps Montebourg insulter Jack Mellick ?
- c) Est-ce que François Hollande va défendre vraiment les services publics. Variante : Hollande a écrit ceci, les députés ont voté cela, quelle va être la vraie position sur Edf ?
- d) JL Mélenchon a dit du gouvernement Jospin qu'il était le plus à gauche d'Europe, il écrit aujourd'hui qu'il était social libéral, quand a t il tourné et pourquoi ?
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e) Je vais à un stage syndical dans la Drôme le jour du vote dans le parti, est-ce l'inspecteur du travail peut me dire si j'ai le droit de voter ?
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f) Y a trop de violence et de tension, c'est trop bloqué, si on s'en prend tous à François Hollande comme ça, où est-ce qu'on va ? Moi je rejoins F. Hollande (Nathalie Samadi)
- g) Comment vas-tu réunifier la gauche François ?
- h) Que vas-tu faire contre la guerre François ?
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i) Que vas-tu faire pour l'Europe sociale François ?
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j) Une question agressive d'un jeune sur ce que Hollande va faire avec l'extrême gauche : des ennemis ?
- F. Hollande répond qu'il fera vérifier par le parti que la ligne sera suivie chaque année, par une convention, Filoche lui fait remarquer qu'on a voté en 96 et qu'on a fait une convention entreprise en 98, et qu'on a encore revoté la même chose, " vérifié " la ligne, mais que rien n'a été fait ni appliqué... Mélenchon et Dolez le disent aussi...
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- Serge Janquin qui préside et a annoncé qu'il ne parlerait pas, finit par le faire, coupe Mélenchon et coupera six fois Filoche dans le seul cas où il arrive à répondre à une question qui n'était pas vraiment pour lui, et dans sa conclusion... malgré qu'il ait eu moins de temps de parole. Il coupe aussi Mélenchon, mais laisse parler Hollande à l'infini.
- Filoche essaie de dédramatiser, dis qu'il est contre toute imprécation et excommunication, qu'il mène un débat d'idées et pas de personnes, qu'il est déjà venu à Béthune parler des problèmes des 35 h invité à l'époque par Jacques Mellick, que ça s'était bien passé...
- La tension ne profite à personne, ni à Hollande, ni aux autres orateurs. Quand François Hollande explique qu'il attend de savoir QUI est candidat à sa place
pour le poste de 1er secrétaire, il " interroge le micro d'à coté " ?
- Filoche répond et Marc Dolez reprend son expression, on ne veut pas " inverser le calendrier ", la tradition est justement de voter d'abord sur l'orientation et ensuite sur les personnes (contrairement à quelqu'un qui depuis la salle affirme qu'on ne peut pas voter sur les idées sans voter sur les personnes qui les portent en même temps..)
- On revient aux questions politiques en conclusion : 3 avril, syndicats, retraite, Raffarin G8, Europe sociale.
- Malgré les coupures, la salle a tenu, mais une fois que tout est fini les gens s'interrogent, une douzaine viennent féliciter Filoche, dont un qui dit " Tu as parlé à mon portefeuille, ça me plait ", une permanente de la CFDT anti-Cherèque qui appelle au 3 avril... trois, quatre adresses, et mel, des poignées de main d'encouragement pour les "opposants", Dolez, Mélenchon..
- Serge Janquin puis Daniel Percheron viennent accuser Filoche d'avoir " gauchi Montebourg " " d'être un filou " " d'avoir fait exprès de s'adresser à ce public en lui disant ce qu'il attendait ".. "mais que c'était pas dans la motion Nps "... (ils ne l'ont pas lu...) " qu'on parlait de Filoche dans le Monde, la Lcr et tout ça "... Une fille viendra dire à part " où il est Montebourg, il se cache " et le répétera trois fois... Mais elle sera désarmée par un refus obstiné de répondre sur ce terrain.
- Marc Dolez s'en tire bien lui-aussi et à l'aise, souriant, quoiqu'il soit agressé par ses anciens potes fédéraux... il expliquait " il faut savoir oser " après un événement comme le 21 avril...
- En discutant avec Pupinat sur le retour en voiture, on se disait qu'on ne savait pas si Hollande était vraiment majoritaire ce soir-là, c'était confus, s'il l'était, c'était à 60 ou 65 % des voix... mais dans ce cas-là il est mal... Car s'il n'a que cela dans le Pas de Calais, il perd nationalement.
- Mais comme l'a dit Dolez, on parle aux gens au fond d'eux-mêmes, ils voteront dans l'isoloir sans rien dire...ils sont
mécontents, le vote révélera cela...
CORRESPONDANT
- Echo de la Meuse
- Chaunoncourt, près Verdun, vendredi 4 avril au soir, 90 militants (sur une fédé de 380 cartes, jolie participation, jamais eu autant de monde).
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Des récits locaux, des débats bien
vivants
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- Pour motion A : Olivier Faure, et Paulette Ginchard-Kunstler, pour la motion C, Gérard Filoche, pour la motion E : Bertrand Mertz.
- Trois rapports d'un quart d'heure par ordre alphabétique, puis quatre salves de questions, soit environ vingt-cinq questions avant cinq minutes de conclusions en ordre inverse. Un vrai débat sur les OGM, sur la Pac, sur l'entreprise et le droit, sur la précarité, sur la discrimination et le droit de vote, sur les "engagements de Hollande", sur les retraites (quelle position la motion A ?), sur l'Europe fédérale, sur le pacifisme, sur la parité, sur qui sera premier secrétaire....
- Aucune réponse de la motion A qui n'ose pas dire qu'elle est pour les 40 annuités de cotisations retraite pour les fonctionnaires...
- Agressivité à la fin de Olivier faure, qui, pour la
motion A rompt avec le ton consensuel de Paulette Ginchard-Kunstler : il accuse pêle-mêle les opposants de mettre en péril ,ol'unité du parti, de provoquer le chaos, d'être irréalistes,
- Grosse attention, et succès plutôt pour Nps et Nouveau monde. La fédération peut donner une forte proportion de
voix à Nps et Nm, basculer a gauche... CORRESPONDANT
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- Tartas, dans les Landes, samedi 5 avril, matin
- 300 personnes, quatre orateurs, un militant de Utopia, (pas mal) Henri Weber pour la motion A, Stéphane Delpeyrat pour la motion E, Gérard Filoche motion C... Présence de Alain Vidalies, Henri Emmanuelli...
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- Henri Weber maladroit, cherche à contre-courant non pas à présenter sa motion, mais à présenter les divergences, il s'arrêtera au premier point, l'Europe, avec un accueil plutôt hostile, mais qui correspond a son ton ouvertement querelleur,
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Filoche prend l'essentiel de son temps pour développer les questions sociales, est applaudi en cours de route, et pose des questions ensuite : sur les droits syndicaux, sur les différences entre NM et Nps, sur les enjeux du congrès. Il dit que Nouveau Monde et Nps "rivalisent" pour changer l'orientation et la direction du parti, son "épicentre", (applaudissements) mais que Nps n'est pas pour "feu sur le quartier général", (silence) il y a "une feuille de papier à cigarette" entre les deux motions.
- En conclusion Henri Weber recherche la castagne et ne passe pas mieux... que dans son introduction. Filoche redéveloppe tous les arguments sociaux, et ça passe bien Mieux. Henri Emmanuelli, chez lui, gentil, tout comme Alain Vidalies, ne polémiquent pas une seconde contre Nps mais réservent leurs flèches contre Henri Weber et François Hollande. Le contact est sympathique ensuite avec un repas commun... mais Henri Emmanuelli dit n'avoir pas le temps, malgré son engagement d'écrire pour l'interview demandé à D&S...
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- Samedi 31 mars à Caen lors des présentations de motions
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- La motion "hollandaise" présentée par Gilles Deterville, Conseiller Général et Philippe Duron, ancien député a été huée si on peut dire... Toute la salle faisant des "hou-hou" de désapprobation Les remarques des autres motions ont été très critiques vis-à-vis des Hollandais. Salut et courage, ça avance
- CORRESPONDANTE.
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DSK en Seine et Marne, le 12 mars à Savigny-le-Temple, 77
- Présentation de la contribution de la motion A par Dominique Strauss-Kahn : l'assemblée est composée d'environ 200 personnes dont 80 % convaincus par la ligne de François Hollande.
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- Dominque Strauss-Kahn prévient l'auditoire que le congrès de Dijon serait un moment fondateur qui se doit de clarifier la position du PS. Il exhorte les militants à se retrouver autour de François Hollande pour que la ligne majoritaire qu'il soutient, soit sans discussion (les fameux 60 % indispensables) II se présente comme le chantre et le porte-parole d'un réformisme moderne de gauche qui devrait enfin, tourner une fois pour toute la page du vieux concept révolutionnaire incarné jusqu'alors dans sa symbolique par le PS.
- Il confirme et ce malgré les positions soutenues par F.H, qu'il reste persuadé du bien fondé d'une ouverture des services publics au capital. (Notamment Edf, La Poste... )
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Concernant les retraites, il demande à ce que l'on mette tout à plat et que l'on re-
connaisse la pénibilité du travail pour les salariés.
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Il n'est pas opposé à l'alignement des 40 annuités entre le secteur public et privé et il faudra, "hélas", augmenter les cotisations ou la durée de la cotisation "si ce n'est les deux, mon commandant!".
- Enfin, pour faire court, il prévient que ce congrès ne serait qu'une étape dans la voie du réformisme qu'il préconise et qu'il ferait entendre sa voix au sein de la future ligne majoritaire pour imposer sa vision moderne du socialisme.
- Cela rappelle cette histoire du vin des trois frères, (une piquette imbuvable) où l'un boit la bouteille jusqu'à la lie pendant que les deux autres l'encouragent et le soutiennent jusqu'à ce que le frère ivre dans sa naïveté s'écroule. François, fais attention à tes frères Dominique et Laurent.
- Correspondant.
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- A Castelnaudary,
- sur une question à propos d'une entreprise qui licencie pour... s'installer en Roumanie, DSK réponde tranquillement qu'on est internationalistes et qu'il ne faut pas s'opposer à cela...
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- Dans l'Aisne,
- DSK confirme qu'il est pour l'augmentation de durée des cotisations retraites, dans le public comme dans le privé... et pour l'ouverture du capital d'Edf...
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- Nancy, présentation motion sur le département, 110 personnes présentes
- Les 5 motions sont présentées par :
a) par Laurence Demonet 1ère fédérale
b) par Franck Pupunat
c) par Bertrand Masson secrétaire fédéral et Sylvie Rivol bureau section Nancy (à parité)
d) par Denises Cacheux
e) par Eric Tollénaère Conseil Fédéral 54
- Très bon accueil pour b, c, d, (il m'a semblé qu'un bon 40 % était favorable à l'opposition dans l'assemblée alors que nous étions accueillis par une section dont la secrétaire et le maire sont motion A),
J'ai trouvé la 1ère fédérale assez agressive à rencontre des copains Nps issus
de l'ancienne majorité.
- CORRESPONDANTE,
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Compte rendu d'ambiance de l'AG fédérale 77 de présentation des motions à Verneuil l'étang :
- Ce genre de reunion sur la Seine et Marne est traditionnellement une démonstration de force de la majorité à l'occasion de chaque congrès. Elle a même plusieurs fois été transformée en traquenard à minoritaire. La fédération est plutôt légitimiste. Au dernier congrès, la GS faisait 18 % et Démocratie-Egalité 9 %
- Ce soir, 28 mars, les 5 motions étaient présentées dans l'ordre :
- - Nicole Bricq (tendance DSK Boec-kel) pour la motion Hollande
- - Nicolas Guillet pour Utopia
- - Gérard Filoche pour Nps
- - Marc Dolez lui-même pour sa motion.
- -Geneviève Wortham pour Nm.
- Alors que Nicole Bricq a eu droit à des applaudissements polis, il est apparu très vite que les applaudissements se faisaient plus nourris lors des présentations des motions B, C, D et E allant jusqu'à la quasi ovation pour Gérard Fi-loche pourtant victime d'une tentative de chahut pendant sa présentation. Les interventions dans le débat ont confirmé l'impression. Il y a une véritable synthèse spontanée qui s'est effectue à la base entre toutes les motions opposées à celle d'Hollande !
- Chacun applaudissant et encourageant l'autre de bon cœur sans qu'il y ait eu de consignes en ce sens. Coté motion A, on a assisté à une véritable panique et "pétage de boulons". L'ambiance était indescriptible. En fin d'AG, les deux-tiers étaient acquis à l'opposition avec sans doute des basculements en cours d'AG. Nicole Bricq qui a voulu faire durer sa conclusion au-delà de son temps de parole, très agressive, a fini pendant que tout le monde s'en allait (y compris certains partisans de sa propre motion). Ça faisait penser à une vraie vague de révolte contre la direction du parti, une colère longtemps contenue par la pression d'en haut qui se libère. Je ne sais pas si la situation est identique ailleurs mais si c'est le cas, il y a vraiment de bonnes raisons d'espérer sur l'issue du congrès de Dijon ! D'autant que ce n'est que le début et que le 3 avril devrait peut être peser. Au fait, a-t-on des infos sur la grève des établissements scolaires dans l'académie de Bordeaux ? Il y aurait une centaine d'établissements fermés et en
grève illimitée sans qu'on l'en parle à la télé, suite à la régionalisation des emplois annexes et la suppression des assistants d'éducation (l'académie est " pilote " dans la régionalisation).
- Correspondant.
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- Leçons en vrac après les 1ers débats sur les motions en Rhône-Alpes:
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l/ La participation aux débats fédéraux est plutôt forte (25-30% des adhérents); mais dans les salles, 80-90% de convaincus
- 2/ Un an après le 21 avril, des prises de paroles de la base toujours aussi dures contre la direction sortante : la contestation ne s'essoufle pas.
- 3/ Du coup des 1 ers fédéraux crispés, la peur au ventre, qui sont en train de comprendre que dans de nombreux départements, la motion Hollande ne sera pas majoritaire seule.
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4/ Dans les débats, une configuration 3 (NPS, NM, Dolez) contre 1 (Hollande), Utopia restant relativement neutre qui donne une tonalité très défensive aux interventions des partisans de la motion A.
- 5/ NM et Dolez très violent dans la critique de la motion A, ce qui permet à NPS de ne pas trop pas trop rentrer dans la polémique et et d'avancer ses propositions (ce à quoi les 10-20 % qui n'ont pas encore fait leur choix sont réceptifs)
- 6/ Deux attitudes pour les intervenants de la motion A : une défense molle et sans conviction du texte... (il faut privilégier l'unité du parti; ce qui nous sépare est mince...) ou ultra agressive (opportunisme; démagogie). Des élus en retrait prenant chichement la défense de Hollande.
- 7/ Les thèmes les plus abordés au cours des débats dans l'ordre :
- les licenciements boursiers;
- l'élargissement de l'Europe;
- le renouvellement/ la démocratie interne au PS (parité...);
- les retraites;
- les services publics.
- Reste à confirmer tout cela dans le mois
a venir.
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CORRESPONDANT.
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- Chahut à Gap pour motion A
- Bonne participation à l'AG (05, Gap), les 5 motions étaient représentées. André Vallini de l'Isère s'est fait chahuter pour la motion Hollande (en
aparté à la fin il nous a dit se faire du souci, Fabius et DSK plombent la motion Hollande....il faut dire que la clarification de la ligne politique ne sautait pas aux yeux...).
- On est intervenus et on a été applaudis, il nous faut poursuivre il en va de l'avenir du PS et de la gauche dans son ensemble. Avec l'attelage Hollande le PS
n'est plus audible pour notre base.
- CORRESPONDANT.
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- Samedi 29/03, AG fédérale de présentation des motions à Châlons en Champagne
- 53 participants dont 30 pour NM, 8 pour NPS, 2 pour Dolez et 9 pour Hollande (dont Adeline Hazan), et quelques indécis.
Etaient présents: Henri Weber (a), Frank Pupunat (Utopia), Benoit Hamon (Nps,c), Régis Lecoyer (1er fédé de l'Aisne, d) et un camarade NM de la Marne.
- Bilan synthétique : Henri Weber fut sur la défensive et agita le spectre d'un "21 avril interne au congrès". Ses interventions ne furent applaudies que par les quelques représentants locaux de la motion Hollande. Par contre les 4 autres intervenants furent tous chaudement applaudis. Le représentant de Marc Dolez appelle à une nouvelle majorité et a confié qu'il y avait de nombreux points de convergences entre NM, lui-même et NPS. Si cela se vérifie dans d'autres fédérations, la motion Hollande est minoritaire !
- CORRESPONDANT.
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- A Lille, 220 personnes le 28 mars, au total pour une AG des sections lilloises, (sur 900 adhérents...) convoquée in extremis le vendredi soir, veille de l'AG départementale qui se tenait le lendemain matin 29 mars, samedi matin.
- Orateurs : Martine Aubry pour Hollande, Martine Filleule (pour M. Dolez) Maurice Channan pour Nm et Gérard Filoche pour Nps, tout le monde a été applaudi mais Nps un peu plus, M. Aubry fait un rapport assez plat, essaie de s'animer sur l'Europe, il y a sept ou huit interventions visiblement préparées et chargées, d'assistants, qui expliquent pourquoi par fidélité, unité, etc.. ils votent motion A.
- Conclusion de Pierre Mauroy lui-même, par appel à l'unité, à l'unanimité, le "prestige" de la fédération du Nord, le fait que Dolez la discrédite, qu'il n'aura pas de voix ailleurs, que Dolez c'était bien tant qu'il était sur la contribution mais que c'était autre chose quand il en fait une motion... qu'il faut se rassembler quand ça va mal, avec Hollande, très pesant, emphatique ! Mais Nps parle après lui de même que Martine Filleul, Maurice Channan... Conclusion : on sent la peur de perdre, la même crispation, au fond, entre des "A" contre les "D" pour le contrôle de la fédé, et les retombées nationales...
- CORRESPONDANT.
- Réunions et meetings avec Gérard Filoche
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- A Annecy les 5 et 6 octobre 2002, université d'été de trois fédérations, Ain, Haute Savoie, Savoie, 300 personnes sur deux jours... avec Vincent Peillon et Arnaud Montebourg
- A Caen, le 16 octobre, en défense d'Alain Hébert, syndicaliste Cgt menacé de prison, 100 personnes,
- A la Sorbonne, 29 octobre, animation de la commission sociale NPS, 150 personnes
- A St-Ouen, réunion publique 93, débat sur l'avenir des retraites a l'initiative de l'UD Cgt, 200 personnes
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A Paris, Solferino, le 9 novembre, animation de la réunion en défense des 35 h de la Cn Entreprise, 100 personnes
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En Guadeloupe, du 12 au 16 novembre, sur les questions sociales : réunions publiques à Pointe-à-Pitre, 200 personnes, et à François, 150 personnes, + une réunion militante socialiste 40 personnes
- A Bellegarde, le 20 novembre, sur les questions sociales, 100 personnes
- A Joigny, dans l'Yonne, le 23 novembre, stage fédéral, animation Nps, sur questions sociales, 80 personnes
- A Chambéry, le 27 novembre, à l'invitation de l'UD CFDT Savoie, sur les questions sociales, 80 personnes
- A Toulouse, le 28 novembre, réunion Nps, avec Vincent Peillon et Julien Dray, 250 personnes
- A Lillers, Pas de Calais, le 5 décembre, avec Marie Noëlle Lienemann, 100 personnes
- A Jussieu, avec Nps le 7 décembre, animation commission sociale, 50 personnes
- A St-Pierre-du-Perray, Essonne, le 12 décembre, réunion contribution Nps, sur les questions sociales, Nps avec Thierry Mandon, 120 personnes
- A Concarneau, stage fédéral 29, le 11 janvier, questions sociales Nps, 150 personnes
- 3° arrondissement de Paris, mairie, droits du travail, le 14 janvier, 150 personnes,
- A Champagnolles, Jura, le 17 janvier, débat sur les retraites, 130 personnes,
- A Aubagne, 13, le 24 janvier, questions sociales Nps, retraites, 70 personnes
- A Gap, La Neuve Bâtie, 05, le samedi 25 janvier, réunion questions sociales, Nps, 75 personnes,
- A Clermont-Ferrand, le 29 janvier, avec Benoit Hamon, réunions Nps, 130 personnes
- A St Germain du Puy, Cher, le 30 janvier, Nps, sur les questions de retraites, 30 personnes (tempête de neige ce soir-là)
- A Ornans, Doubs, le 5 février, l'avenir des retraites, association socialiste, 120 personnes
- A Cesson, 77, le 7 février, avec Vincent Peillon, réunion Nps, 170 personnes
- A Rennes, stage fédéral, retraites, Nps, samedi 7 février toute la journée, 110 personnes
- A Verdun, le 28 février, section socialiste, l'avenir de nos retraites, 80 personnes
- A Châlons-en-Champagne, le samedi 1er mars, journée CNE, fédérale, 60 personnes,
- A Paris, le dimanche 2 mars, réunion de travail Nps, 18O personnes.
- A Pontault-Combault, le 4 mars avec Arnaud Montebourg, réunion Nps, 120 personnes
- A Lille, le 7 mars, débat sur le syndicalisme avec Christian Laroze, CGT, " 300 jours de colère ", 250 personnes ( dont les socialistes venus de Lhers qui soutiennent Nps)
- A Paris, 15°, réunion de travail Nps, le 9 mars
- A Strasbourg, le 10 mars, l'avenir de nos retraites, débat ouvert, 70
- A Castelnaudry, le 21 mars, débat sur les retraites, 50 personnes
- A Lauran, Aude, le 22 mars, 11, débat sur les retraites, 35 personnes
- A Aix-en-Provence, le 22 mars, 250 personnes, présentation de la motion avec Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoit Hamon.
- A Villejuif, 94, le mercredi 26 mars, section socialiste, 35 personnes, " le travail précaire, le travail jetable "
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A Verneuil L'étang, 77, le jeudi 27 mars, présentation de la motion Nouveau parti socialiste, 170 personnes
- A Lille, le vendredi 28 mars, AG de présentation de motion Nps, 220 personnes
- A la Villette, Paris, Conférence nationale entreprise, deux interventions 150 personnes le samedi 29 mars
- A Béthune, Pas de Calais, le lundi 31 mars, présentation de la motion Nps, 500 personnes
- A Yvetot, Seine Maritime, le mercredi 2 avril, réunion de la motion Nps, 35 personnes
- A Chaunoncourt, près de Verdun, Meuse, le vendredi 4 avril, présentation de la motion, 90 personnes
- ATartas, dans les Landes,samedi 5 avril, 10 h 30, débat motion présentation motion Nps, 300 personnes.
- A St-Nazaire, lundi 7 avril, réunion publique Nps, 80 personnes,
- A Arras : Pas de Calais, mercredi 9 avril, présentation de la motion, 200 personnes
- A Amiens : Somme, jeudi 10 avril, présentation de la motion, 40 personnes.
- A Marseille, réunion Nps, vendredi 11 avril, 40 personnes.
( Petit bilan global : soit 43 réunions, dans 34 départements, dont 33 au titre " officiel " de Nps,
9 réunions publiques spécialisées sur les retraites, 22 réunions plus sur les questions sociales, 7 " générales "
16 réunions publiques ouvertes 27 réunions " socialistes " internes proprement dit Au total, prise de parole devant 6 7OO personnes)
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- C'est vrai que j'ai ouvert " l'Ignorance " le dernier livre de Kundera ( Gallimard, 16 euros 50) avec mon ignorance à moi, c'est à dire le peu que je savais, qui appartient à tous.
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- Ainsi sa participation au Printemps de Prague, son exil qui en 19751e fit traverser la France tout droit jusqu'à son extrémité, la tragédie de ce trajet de l'est à l'ouest, -après c'est la mer- son génie des titres comme " Risibles amours ", " La vie est ailleurs ", " La valse aux adieux ", " Le livre du rire et de l'oubli ", ou le sublime " L'insoutenable légèreté de l'être" , son refus