Démocratie & Socialisme
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Municipales 2008

47,5 % pour la gauche
40 % pour la droite de Sarkozy

lundi 10 mars 2008 par Gérard Filoche, Jean-Jacques Chavigné

 
Le vote du 9 mars 2008 est un complet renversement de tendance par rapport aux scrutins de 2007, on en revient à des votes proches de 2004. C’est un retournement électoral puissant qui accompagne un rejet massif du Sarkozysme, de sa politique comme de sa personne. La France est de toujours de gauche, comme tout l’indiquait de 2003 à 2006, avec, hélas, un président UMP de droite !

On constate que l’UMP qui se dissimulait derrière des candidats prétendument sans étiquette ne s’est pas pour autant sauvée de la vague puissante à gauche. Il est vrai que cela ne trompait personne et qu’on a bien vu, sur les télévisions du dimanche 9 mars au soir, tous les ministres sarkozystes se mettre en avant avec ces fameux « sans étiquette cantonnés aux questions locales ». S’ils avaient gagné, ils auraient crié à leur victoire politique nationale, comme ils ont perdu, ils affirment que c’est un scrutin local.

Raison de plus pour ne pas les laisser souffler et les devancer encore plus largement le 16 mars : que la leçon, dimanche prochain, leur soit la plus cuisante possible ! Que pas une voix ne manque, ne soit perdue, tous à gauche ! Plus le message sera fort, moins Bling-bling aura les moyens de continuer sa sale politique néo-libérale conservatrice.

Bravo pour les centaines de villes conservées à gauche ou gagnées par la gauche. Bravo pour les équipes de gauche qui se sont unies, car elles ont plus souvent battu la droite. L’unité sur le terrain est payante dans l’immense majorité des cas. Elle devrait servir de modèle pour toutes les autres élections !

De ce mode de scrutin, il ressort que la gauche est mieux incarnée par des milliers de candidats que par une seule. Décidément le scrutin présidentiel est mortifère, surtout quand la candidate ne reflète pas les aspirations majoritaires du peuple de gauche, et préfère ostensiblement l’alliance avec un secteur de la droite à l’unité de toute la gauche. Car le « Modem » est un morceau de la droite, dans la foulée des Lecanuet, Poher, Barre, Balladur, et pas plus progressiste puisque sur plusieurs questions (les retraites, la dette) il est plus à droite que Sarkozy.

Ce Modem fait environ 4,5 % des voix, l’extrême gauche, là où elle se présente, fait entre 2 et 13,5 % des voix… entre les deux il n’y a pas photo ! Nul ne peut comprendre qu’alors que le peuple de gauche fait mouvement à gauche, Ségolène Royal propose de « s’allier partout » systématiquement avec un morceau de la droite ! Du point de vue politique c’est a contrario de ce qu’il faut faire, du point de vue électoral rien ne le justifie : ce n’est pas à nous d’ouvrir, par nos concessions et mollesses, un espace à un pseudo centre qui n’a pas de réalité – sous prétexte de s’allier ensuite avec lui.

Nous opposons à cette politique qui a déjà conduit à l’échec de toutes les « troisièmes voies » dans le passé, une politique, la seule porteuse d’avenir, d’unité de toute la gauche !

Pour D&S, Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche

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Au boulot ! La chronique de Gérard Filoche dans l'Humanité Dimanche