Démocratie & Socialisme
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Les caisses ne sont pas vides !

Jamais la france n’a été aussi riche et les inégalités aussi grandes !

dimanche 14 septembre 2008

 

Toujours plus riches. Jamais, depuis qu’ils sont scrutés par Challenges, les 500 principaux détenteurs de capital « familial » de notre pays n’avaient vu leur fortune progresser aussi vite. En un an, leur poids dans l’économie est passé de 200 à 280 milliards d’euros.

Les 500 fortunes représentent désormais 15% du PIB, contre 6% il y a une décennie. Sur cette période, le patrimoine professionnel des 500 a triplé et a progressé six fois plus vite que la richesse nationale. Certains, et non des moindres, ont fait bien mieux.

En tête de notre « Top-500 » pour la troisième année consécutive, Bernard Arnault a vu sa fortune professionnelle passer en dix ans de 3,3 milliards à 23 milliards d’euros. Pour Romain Zaleski, numéro cinq avec 9,2 milliards, c’est encore plus fort : il ne figurait pas dans le classement de 1997 ! A l’autre bout de la liste, même analyse : pour figurer dans le club - très fermé - des 500 premières fortunes de France, il faut désormais une Fmic (Fortune minimale d’insertion dans le classement) de 60millions d’euros. En 1997, il suffisait d’une quinzaine de millions. « Au niveau mondial, nous faisons le même constat », confirme Gilles Dard, président de la gestion privée pour la France de Merrill Lynch. La banque américaine prévoit que le patrimoine des plus riches devrait augmenter de 6,8 % par an au cours des cinq prochaines années, un rythme bien supérieur à celui de la croissance mondiale.

“Nous estimons qu’au-delà de 240 fois le Smic, la rémunération du dirigeant est une preuve d’’irresponsabilité” Pierre-Henri Leroy Président de Proxinvest

SMIC = - 8,63 brut de l’heure
- 1.308,91 brut mensuel ( base sur 151,67 h )

A vos calculs !

Nous, nous revendiquons un salaire maxima plafond : 20 000 euros. Nul ne doit gagner plus que le président de la République, n’est-ce pas ?

Des riches de plus en plus riches, certes, mais grâce à quoi ? A la Bourse, d’abord, qui s’est montrée généreuse, malgré quelques alertes. Un indice comme le SBF 250, où l’on retrouve nombre d’entreprises détenues par nos 500 fortunes, a gagné 23 % en douze mois. Le cours des actions a été porté par les beaux résultats des sociétés. Mais pas seulement : les liquidités mondiales, gonflées par des taux d’intérêt au plus bas, ont poussé les prédateurs à multiplier les rachats d’entreprises, cotées ou non. Les fonds d’investissement ont souvent été en vue, avec plus d’une trentaine de milliards d’euros de deals en France. Avec quelques grosses opérations, comme la reprise de Terreal et le retour en Bourse de Rexel et de Legrand. Mais aussi avec une multitude de plus petites, tel le rachat, en avril 2007, du laboratoire pharmaceutique Ethypharm par le fonds Astorg sur la base d’une valorisation de 300 millions d’euros qui rehausse les estimations des autres indépendants.

Nos 500 fortunes ont enfin profité du retour en grâce des valeurs Internet. Marc-Antoine Dubanton et Anne-Sophie Pastel n’ont pas hésité très longtemps devant l’offre que leur a faite l’allemand Axel Springer pour Auféminin.com. Elle valorise 280 millions d’euros leurs 13 millions de chiffre d’affaires...

Vraiment nous félicitons Challenges de nous tenir au courant chaque année de ces exploits des 500 familles les plus riches.

C’était une publicité émue et gratuite !  

LE TOP 5

- 1 Bernard Arnault
- 2 Gérard Mulliez et sa famille
- 3 Liliane Bettencourt et sa famille
- 4 François Pinault et sa famille
- 5 Romain Zaleski


En 2007, 15 000 personnes ont profité du "bouclier fiscal" (lemonde.fr avec afp 26.06.08) Le ministère du budget avait reçu, le 30 avril, 23 159 demandes de remboursement au titre du "bouclier fiscal" sur les revenus de 2006. Parmi ces demandes, 14 981 ont été acceptées et les bénéficiaires recevront en moyenne un chèque de 16 100 euros ; les trois quarts d’entre eux ne sont pas assujettis à l’impôt sur la fortune (ISF). Ce montant élevé de remboursement moyen cache d’importantes disparités entre les contribuables. Sur les 14 981 indemnisations acceptées, près de 9 300 portent sur des remboursements inférieurs à 800 euros, tandis que quelque 5 700 concernent un montant supérieur. 26 % des bénéficiaires avaient un patrimoine supérieur à 750 000 euros - qui correspondait, en 2006, au seuil de déclenchement de l’ISF. Le coût budgétaire total est de 241 millions d’euros.

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