Démocratie & Socialisme
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Sarkozy en total bide idéologique

Il nomme Pérol à la tête de deux banques qu’il fait fusionner

samedi 18 avril 2009

 

Il prétendait avoir « gagné la bataille idéologique » contre la gauche et le socialisme. Sarkozy n’est qu’un pitre sans idées : le voilà, lui, l’homme de la main invisible du marché qui met la main lourde de l’Elysée pour imposer la fusion de grandes banques et y nommer son commis. Pérol, c’est celui qui organisa le silence en 2004 sur l’argent sale de l’UIMM quand Guillaume Sarkozy postulait à la tête du Medef et puis coula Natixis.

C’est fini le temps où l’on nous baratinait tous les matins sur France Inter : « On ne peut rien contre les capitaux sinon ils vont fuir ». Fini le temps où il fallait « moins d’état ». Fini le temps ou l’on nous balançait : « Pas d’économie administrée ! ». Fini le temps de « laisser faire le marché ». On pourrait peut-être se dire : « - C’est mieux que les incapables du privé ». On pourrait croire que les néolibéraux conservateurs désemparés font un virage et que les pouvoirs publics vont reprendre le dessus sur les faillites, vols et spéculations, banqueroutes lamentables du privé. Mais non, avec cette nomination de Pérol aux forceps, contre toute déontologie, Sarkozy fait du mécano, mais pas pour l’intérêt général, c’est seulement un hold-up. Il impose son « clan », celui du Fouquet’s parce qu’il détient la République, il nomme son « béké », il se sert. « Laissez moi travailler » ose s’exclamer Pérol en « UNE » du journal d’Askolovitch, le « JDD » : il ne souffre déjà aucun contrôle. Ils annoncent que cette année, il y aura au moins 300 000 chômeurs et le déficit de l’état va atteindre 5,6 % du « PIB »… Pseudo président de la croissance et du pouvoir d’achat…

Sarkozy c’est l’homme qui défendit Aventis-Sanofi pour son frère François Sarkozy mais qui a livré Gandrange à Mittal et a lâché ses salariés avec lesquels il posait en photo, casque sur la tête et citations de Jaurès et Blum à la bouche.

C’est l’homme qui se met à adorer les déficits hier maudits, et sort des centaines de milliards de ses caisses hier prétendues vides. En gros il piétine sans vergogne l’idéologie affichée dans sa campagne de 2007, mais son but reste le même : s’il fait intervenir l’état ce n’est naturellement pas pour le bien public, mais pour le bien des plus riches.

Les sarkozystes se moquent des « idées », il n’en ont que pour le pognon.

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