Démocratie & Socialisme
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Dernière ligne droite pour faire gagner la gauche en votant pour les candidats du Parti Socialiste

mardi 2 juin 2009 par Jean-Jacques Chavigné

 
Le dernier sondage CSA indique une remontée de 2 points du Parti Socialiste à 21 % et une baisse d’un point de l’UMP à 25 % alors que 37 % des sondés déclarent ne pas avoir encore fait un choix définitif.

Il est encore possible de faire jeu égal ou même de devancer l’UMP.

Il faut pour cela convaincre les électeurs de quatre choses :

1- D’aller voter. Ce qui dépend des trois derniers points.

2- Que les socialistes ont changé. Dans La Tribune du 2 juin, Harlem Désir le reconnaît : les socialistes européens ne sont plus "sociaux-libéraux". La crise et ses effets sont passés par là et le programme européen du PS va au-delà du traité de Lisbonne qui n’est plus qu’une "donnée" et qui "ne saurait limiter les perspectives des socialistes européens"

3- Que les voix qui iront au NPA ou au Front de Gauche ne permettront pas d’avoir d’élus au Parlement européen. Avec le système des listes régionales et la répartition des sièges à la plus forte moyenne qui désavantage les petites listes, il faudra 8 à 9 % des suffrages pour avoir un élu. Or, le NPA, comme le Front de Gauche se situent autour de 5 à 6 % des voix. Ce seront donc autant de voix de perdues. Quant aux voix des écologistes, elles seront écartelées entre le libéralisme de Daniel Cohn Bendit et le radicalisme de José Bové ; elles ne sont qu’un patchwork sans aucune lisibilité politique, à moins de penser que l’écologie puisse être soluble dans le libéralisme.

4- Qu’il est important que Sarkozy ne puisse pas pavoiser le soir du 7 juin. Il le fera si les voix de gauche se divisent. Seul comptera pour lui le fait que l’UMP arrive en tête, même si 76 % des électeurs se prononcent contre lui et que le taux d’abstention atteint les 60 %. Il entonnera le chant du coq en affirmant que les Français approuvent sa politique. Et l’on peut faire confiance aux médias pour chanter à l’unisson. Il en profitera aussitôt pour accentuer sa politique antisociale, sa volonté de faire payer la crise aux salariés, aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités qui n’y sont pourtant pour rien. Son seul objectif est de sauver les actionnaires et leurs profits. Une victoire de l’UMP aux européennes l’aiderait à persévérer dans cette voie, aux dépens des salaires, du temps de travail, des retraites, de l’assurance maladie, de l’assurance chômage, des services publics.

Jean-Jacques Chavigné

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