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Attentat de Karachi le 8 mai 2002

Une "fable" ou une mafia à la tête de l’Etat Français ?

mardi 28 juillet 2009

 

8mai 2002, 14 morts dont 11 français à Karachi et 12 blessés. Des ingénieurs français des arsenaux d’état DCNS. Leur bus a explosé. Indignation générale : c’est un attentat d’Al-Qaida.

Juin 2009 : sept ans après, la vérité se fraie un chemin. En fait, l’état français avait vendu la construction de sous-marins à l’état pakistanais : des commissions et « rétro commissions » illégales étaient en dessous-de-table. A qui étaient-elles destinées  ?

Pourquoi se dit-il avec précision, dates, lieux, personnes concernées, que ces rétro commissions devaient servir à la campagne électorale d’Edouard Balladur et que son directeur de campagne de l’époque Nicolas Sarkozy le savait ? Elles n’auraient pas été versées aux services pakistanais concernés, après la victoire de Chirac. Dette de mafia non honorée, dette à mort, près six ans de vaine tractation, les clans pakistanais lésés ont menacé puis commis l’attentat en représailles.

Depuis le début, les complices de ceux qui ont négocié et perçu lesdites commissions et rétro commissions savaient en France, au sommet de l’état, pourquoi ces 11 Français étaient morts. Ils auraient même tenté de menacer et frapper physiquement à leur tour (en les “jambisant” un procédé commun aux vulgaires mafieux terroristes) ceux qui exigeaient leur argent. Ils ont laissé s’égarer les familles et la justice vers des pistes fausses. Interrogé par France 3, Edouard Balladur déclare avoir « entendu parler de cette histoire depuis des années ». Mais il souligne que tout s’était déroulé de manière « parfaitement régulière ». « Si quelqu’un a un témoignage, une preuve à apporter, qu’il saisisse la justice, c’est tout ».

Justement, c’est le cas et les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier à Cherbourg cherchent la vérité dorénavant dans cette direction. Ces infos viennent des découvertes des dossiers des juges qui ont récemment été abondés et qui sortent publiquement de façon détaillée…

« C’est ridicule, c’est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille ? » répond Nicolas Sarkozy. Justement les familles des victimes elles s’indignent qu’on leur ait raconté une fable. « Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus, quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétro commissions qui n’auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur ? » rajoute l’actuel Bling-bling.

Bah oui, justement. L’argument sarkozien paraît trop vif est, du coup, trop faible. Ça sonne comme un aveu car on est dans un monde où tout finit par se savoir, même si ça prend du temps et s’il y a des mensonges d’état.

Sarkozy et Balladur seraient-ils foutus ? Car on a là, un scandale d’une ampleur sans précédent. Vous me direz, ce ne sont pas les seuls scandales de ce type, on a eu celui de l’UIMM, 600 millions d’euros de caisse noire pour corruption, 2 millions distribués en liquide par mallettes de 25 à 32 kgs, Parisot qui reconnaît que “beaucoup savaient inconsciemment“ et les auteurs ne sont toujours pas sous les verrous…

Mais ce n’est pas une raison pour être blasé. Tôt ou tard, la justice passe… Hein ?

Et si Yann-Arthus Bertrand faisait un film sur les armes vues de haut : genre HOME WORLD WAR ? On verrait le sous-marin pakistanais construit par des français du dessus, puis le bus des 14 ingénieurs français exploser du dessus, puis les crânes de Balladur et Sarkozy du dessus…)

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