Démocratie & Socialisme
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Éditorial de "la lettre de D&S" n°28 - 21 juin 2010

Brutalité, provocation, injustice !

dimanche 20 juin 2010

 

La contre-réforme Sarkozy-Woerth sur les retraites est brutale, provocatrice et injuste.

Brutale : Par exemple pour les jeunes (d’ici 2016, un million d’emplois ne seront pas libérés pour eux car leurs parents devront travailler plus longtemps). Mais aussi pour tous ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans et qui devront le faire 44 ans ! Brutal aussi pour les femmes quand on sait qu’aujourd’hui 30% des femmes salariées sont obligées de travailler jusqu’à 65 ans pour avoir le taux plein (pas de décote). Elles devront le faire 2 ans de plus (67 ans).

Provocatrice : le gouvernement refuse de reconnaître la pénibilité de certains métiers alors que 15% au moins des salariés occupent des emplois de ce type (port de charge lourde, travail de nuit, m étiers du bâtiment…). Ce sera au cas par cas (premier scandale), et il faudra être au moins à « 20% invalide » (deuxième scandale)…pour pouvoir partir à 60 ans et non avant comme le réclament tous les syndicats(troisième scandale).

Injuste : les « économies » réalisées sur le dos des salariés seront 5 fois plus importantes que la (faible) mise à contribution des hauts revenus et du capital.

Et l’on pourrait donner d’autres exemples : les cotisations salariales des fonctionnaires vont augmenter amputant leur pouvoir d’achat…mais, dans le privé, on ne touche pas aux cotisations patronales qui stagnent depuis 30 ans !

Avec un argumentaire précis et détaillé mesure après mesure, il nous faut maintenant convaincre qu’il est possible de faire échec à ce gouvernement et qu’il retire son projet. Il nous faut convaincre que d’autres solutions sont possibles pour assurer un financement pérenne des retraites par répartition, passant par une autre répartition des richesses entre le capital et le travail, et s’appuyant d’autres chois économiques en faveur de l’emploi.

Le Parti Socialiste, par la voix de sa première secrétaire Martine Aubry, s’est engagée à revenir sur cette contre-réforme, et à rétablir le droit à la retraite à 60 ans en cas de victoire en 2012. Rien ne s’oppose donc à une unité de toute la gauche dès à présent sur ce sujet. Fort du soutien d’une gauche politique unie, le mouvement social va pouvoir se développer grâce à l’unité d’action syndicale.

Ensemble, tous ensemble : on peut, on doit gagner !

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