Démocratie & Socialisme
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Luc Béal-Raynaldi

samedi 7 mai 2011 par Gérard Filoche

 

C’était un vieil et bon ami, depuis des décennies, un frère autant qu’un collègue, il était venu me saluer à mon pot de retraite le 10 décembre dernier. C’était un excellent syndicaliste de l’inspection du travail, convaincu, sérieux, calme et très tenace à la fois. Un homme doux et respecté. Que dire alors qu’une émotion terrible m’étreint depuis l’annonce de son suicide ? D’abord, toute mon affection à sa femme, une de nos chères collègues, elle aussi, et à ses deux enfants. Puis une incompréhension totale, une stupeur interrogative : comment peut-on en arriver là, se jeter dans les escaliers depuis le 5e étage dans les locaux de l’administration générale et de la modernisation des services (DAGEMO) du ministère du travail, à quelque pas de la Direction générale du travail ? Je sais qu’il y a une statistique élevée de suicides parmi les fonctionnaires, je ne connais que trop bien toutes les dérives « managériales » détestables que la DGT veut mettre à l’œuvre contre les missions républicaines de l’inspection du travail, je sais que cela a des effets en profondeur dans les services, mais Luc n’était pas une statistique, Luc avait 52 ans, Luc était un militant expérimenté, courageux. On le pleure d’abord. Mais que les manitous du ministère et de la DDTE de Paris le sachent, on continuera son combat.

Gérard Filoche

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Au boulot ! La chronique de Gérard Filoche dans l'Humanité Dimanche