Démocratie & Socialisme
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En réponse à la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg

vendredi 14 octobre 2011 par Gérard Filoche

 

Cher Arnaud,

Je viens de découvrir ta lettre ouverte à Martine Aubry et à François Hollande.

Je ne résiste pas à te répondre en direct, à mon niveau militant. Après tout, c’est cette démocratie que tu souhaites, à juste raison.

Assurément, le PS doit être le parti des salariés, pas celui de l’élite dominante. À l’occasion de la terrible crise que nous impose la finance, non seulement nous ne voulons pas payer une « dette » qui n’est pas la nôtre, mais nous voulons changer le système qui l’a produit, qui faillit, et non pas le replâtrer.

Pour cela nous devons répondre aux préoccupations immédiates, élémentaires, vitales de nos concitoyens. Et il nous semble qu’il faut prendre les choses par le bon bout en partant du vécu quotidien. C’est ce qui nous étonne dans tes questions à Martine Aubry et à François Hollande : tu n’interroges ni sur la hausse des salaires, ni sur la retraite à 60 ans, ni sur le retour à l’emploi, ni sur la durée et le droit du travail, ni sur la protection sociale, la santé et l’école.

Nous, c’est ce qui nous préoccupe le plus :

1. Il y a eu 8 millions de manifestants l’an passé en défense de nos retraites, les lois Balladur, Fillon et Woerth ont été imposées brutalement, en 1993, 2003 et 2010 contre une majorité écrasante de 75 % de l’opinion, et elles échouent puisque la moyenne des annuités cotisées réelle des salariés a baissé en 15 ans de 37,5 à 36 annuités alors que les lois imposaient de passer de 37,5 annuités à 41,5. Le seul résultat est une forte baisse du niveau de pensions que nos concitoyens n’acceptent pas. Comme il y a ambiguïté dans notre parti à ce sujet, non pas sur le droit à partir à 60 ans, heureusement presque tout le monde le défend, mais sur les annuités, le niveau, la pénibilité, on pensait que tu interrogerais François Hollande et Martine Aubry là-dessus. Il n’y a pas que l’allongement de l’espérance de vie qui compte comme paramètre, mais la réalité du chômage grandissant des jeunes et des « seniors ».

2. Les salaires sont bas, beaucoup trop bas, c’est là, l’origine de toute la crise que nous subissons. Le coût du capital est trop élevé et le coût du travail trop bas. Il faut reprendre dix points qui ont été siphonnés par les profits sur les salaires. À commencer par le Smic qui devrait augmenter rapidement à 1700 euros, en guise de rattrapage et de stimulation de la relance de l’économie, du rejet de l’austérité et de la récession auxquelles Sarkozy nous a conduit. Hausser les salaires nets, c’est mieux vivre tout de suite, pour des millions de salariés pauvres, mais c’est aussi remplir avec les cotisations, le salaire brut, nos caisses de protection sociales, collectives. Imposer l’égalité salariale professionnelle hommes/femmes par la loi avec sanction. Une allocation-autonomie pour les jeunes.

3. Cinq millions de chômeurs : il n’y aura pas de réduction du chômage de masse sans réduction du temps de travail. Cela implique de rapprocher les dures réelles de la durée légale a 35 h voire 32 h, baisser les durées maxima, rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche, lutter contre le travail dissimulé, stopper la précarité, réguler la sous-traitance, rétablir le respect, l’hygiène, la sécurité dans les entreprises, le contrôle contre les licenciements abusifs et boursiers, des droits syndicaux nouveaux dans les entreprises. Le droit du travail donne du droit au travail. À ce sujet, nous avons noté qu’en six heures de discussion télévisées, nos six candidats, dont toi, n’ont jamais cité une seule fois le code du travail dont notre projet socialiste affirme pourtant qu’il faut le « reconstruire »… Cela ne dépend ni de l’Europe ni de la mondialisation : les 850 000 salariés de la restauration, par exemple, comptent parmi les plus surexploités alors qu’ils en sont nullement placés en concurrence internationale…

4. Inégalités : la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées. 5 % de nos concitoyens possèdent près de 50 % du patrimoine, 10 % possèdent moins de 1 % et les 85 autres se partagent le reste, 49 % des richesses. Notre peuple est en colère à fleur de peau sur cette question, contre la corruption, la gabegie, les richesses accumulées sans honte par l’élite privilégiée, et nous partageons pleinement ce rejet massif. C’est explosif. Nous proposons qu’il n’y ait plus de rémunération supérieure à 20 fois le Smic, aucun homme ne mérite quel que soit son génie, de gagner 20 fois plus qu’un autre. À l’école, on est souvent noté de 1 à 20, pourquoi gagnerait-on ensuite de 1 à 600 ? Il faut une réforme fiscale qui abaisse les impôts injustes, indirects et hausse les impôts justes, directs et progressifs…En un mot, la redistribution des richesses, c’est la clef de l’alternative, c’est matériel, c’est palpable, c’est du sûr.

Comment dire ? C’est là que nous t’attendions !

On croyait que tes questions à Martine et François allaient d’abord porter là-dessus. Très concrètement, dans l’intérêt de toute la gauche. En tout cas, nous, ce sont celles que nous posons chaque jour. Car il y a des millions de voix en jeu contre la sale politique antisociale de Sarkozy, et il y a, avant la campagne officielle, encore de grandes précisions à obtenir dans le « projet socialiste » et dans celui de nos candidats : salaires, emploi, droit du travail, retraite, sécurité sociale, école. 35 h, 60 ans, 1700 euros, pas plus de 20 Smic. Ces questions parcourent au demeurant les programmes de nos alliés nécessaires du Front de gauche et des Verts, elles sont presque une condition pour l’unité victorieuse, dynamique, de toute la gauche.

Comme tu le sais, toi et nous, « Un monde d’avance » sommes présentés à ce jour, je crois à juste titre, et dans les deux cas, comme la gauche socialiste.

Nous avions obtenu, « UMA », en interne, un solide pourcentage au congrès de Reims de novembre 2008 sur une motion de gauche que nous avions déposée alors que tu choisissais un autre chemin. La façon dont tu te manifestes aujourd’hui dans ces primaires nous rapproche à nouveau et c’est tant mieux. Car il est nécessaire, selon nous, qu’il y ait une forte gauche socialiste capable d’emporter une majorité dans ce grand parti, de le faire rompre avec le social libéralisme et d’en refaire le grand parti capable d’unifier toute la gauche en la faisant gagner durablement.

Je vais répondre aux questions que tu as choisies, bien sûr. Mais permets moi de te redire franchement puisque tu parles franchement à tout le monde : proposons d’abord une redistribution des richesses, du travail, de la sécurité sociale, l’abrogation des lois de la droite contre nos retraites, car tout commence par là.

D’autant qu’on peut mieux le faire sans doute, si Martine Aubry gagne le 16 octobre.

Entre les deux candidats, tu le sais, François Hollande a choisi de privilégier la rigueur, la modération, la prudence, le « on ne promet pas trop parce qu’on ne pourra pas tenir beaucoup », il souhaite régler la dette, gérer rigoureusement l’existant. Martine Aubry est plus offensive, elle veut changer les choses pas seulement les « accompagner », elle l’a dit maintes fois, sur un ton plus convaincant : l’injustice sociale est devenue intolérable. François a un énorme talent, un entregent, un savoir faire, un charisme, il a dirigé le bureau national avec brio, sauvant parfois l’unité du parti. Et… Martine aussi. La différence est pour nous, à cette heure, dans la fibre sociale, et dans la détermination à affronter le système pour le changer. Beaucoup sentent, comme cela, la différence entre les deux « impétrants »… comme tu les appelles. Il n’y a pas photo, la gauche du parti est derrière Martine, en vertu de son positionnement d’ensemble. Il conviendrait, mais nous ne voulons pas te dicter ton choix, que tu la rejoignes et que tu nous rejoignes. Ensemble, nous ferons majorité, non ? Tu auras l’honneur d’avoir contribué à ce qu’une bonne position contre la finance et les banques soit adoptée. Nous aurons ensemble l’honneur d’avoir un programme social essentiel pour gagner, non ? Nous veillerons à ce que les promesses de changement soient tenues.

Ensemble, toi et nous, avec Martine Aubry.

Oh, certes, il y a des méfiances, et tu me les as exprimées lorsque nous nous sommes rencontrés à la fête de l’Humanité. Elles sont sans doute légitimes. J’en ai, nous en avons nous-mêmes, mais que faire ? Sinon, agir ensuite, de concert, et avec les grandes forces sociales en éveil. Les 2,5 millions d’électeurs qui sont venus répondre à l’appel du parti socialiste, le 9 octobre, les 8 millions de manifestants de l’an passé... sans remonter plus loin. Notre pays est sans doute un des plus politisés au monde, nous pouvons en être fiers, et nous appuyer sur la conscience et le mouvement social.

Alors voici, maintenant, la réponse aux trois questions :

1. La dette privée que les banques essaient de faire payer au public, c’est intolérable. Ce système de pillage des salariés grecs, italiens, portugais, espagnols, irlandais, islandais, et demain belge, français doit être mis à bas. Tout comme la dette du tiers-monde devrait être abrogée depuis longtemps : dans un grand rassemblement à la Bastille, lors du 200e anniversaire de la Révolution Française, nous militions pour cela. Il y a des dettes légitimes mais aussi des dettes illégitimes et des dettes odieuses. Le sort fait par la troïka UE/BCE/FMI à la Grèce est indigne. Il est possible aujourd’hui pour un gouvernement d’un pays de la taille de la France, de dire « stop », d’imposer un moratoire pour en faire l’inventaire par un audit public, nous serons applaudis dans le monde entier. Il faut trier toutes ces dettes, enquêter sur la spéculation, arrêter les forbans des « bad » banques, les juger. Levée du secret bancaire ! Et les puissances publiques, élues, souveraines, doivent décider de restructurer ou d’annuler les dettes selon leurs natures. Ce sont les citoyens et leurs élus qui doivent décider et non pas les charlataneries des agences de notation. Bien sûr qu’il faut séparer banques de dépôts et d’affaires, qu’il faut un grand pôle financier public, réglementer drastiquement les bourses, prendre enfin de fermes mesures contre les trous noirs fiscaux, imposer une taxe sur toutes les transactions financières, batailler pour sauver l’euro en reprenant collectivement, démocratiquement le contrôle d’une BCE et d’une monnaie stupidement affirmées « indépendantes ».

2. Bien sûr que cela implique ensuite un « juste échange » c’est-à-dire un commerce européen et international dont les règles respectent le travail au lieu de l’écraser. Quel serait le « bon protectionnisme équitable » ? À nos frontières et en Europe ? Nous avons voté, toi et nous, en 2005, contre le TCE qui échoue et vole en éclats depuis. Un protectionnisme équitable, un juste échange, cela ne peut se construire que sur les règles les plus solides de l’Organisation internationale du travail (OIT) et pas seulement sur celles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une organisation mondiale de l’environnement (OME) avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devraient avoir des pouvoirs d’élaboration, de décisions, de sanctions aussi fortes que l’OMC. Le droit du travail devrait être constitutif du droit de la concurrence afin que cette dernière ne soit plus féroce et faussée. Ça ne veut donc pas dire renfermer les peuples, chacun dans la concurrence (qui deviendrait vite aussi acharnée) de leurs frontières, mais combattre pour établir des règles par des organisations internationales mondiales qui aussi fortement régissent les lois du travail, la protection de l’environnement, la santé de tous les humains sur la planète. Ce qui veut dire, par exemple et concrètement en Europe, d’avancer vers un Smic européen, une législation sociale harmonisée selon le principe de faveur, une fiscalité comparable, etc.

3. Oui, mille fois à une VIe république sociale, parlementaire, démocratique, écologique, féministe, laïque. Cela signifie notamment l’abolition de l’élection d’un président au suffrage universel, des élections à la proportionnelle, une interdiction du cumul des mandats en nombre et dans le temps, le vote des immigrés qui paient des impôts dans notre pays, un grand service public renforcé et élargi. Cela fait quelques décennies que ceux qui ont refusé le « coup d’état permanent » en rêvent et ont fait moult propositions là-dessus, nous sommes et resterons facilement d’accord.

Les propositions sociales, financières et institutionnelles que nous formulons, et que je reprends ici, sont aussi majoritaires parmi nos concitoyens, nous le croyons comme toi. Tout cela fait un plan d’action commun et d’ensemble possible. Mais ce plan a davantage de chances d’être mis en œuvre, puisqu’il faut choisir, avec Martine Aubry.

Cher Arnaud, nous faisons appel aussi à ton intelligence politique et à ta volonté de l’emporter demain face à la droite, sur un programme vraiment alternatif, sois assuré de notre engagement, de l’ancienneté et de l’opiniâtreté de notre combat socialiste, en ce sens.

Fraternellement, Gérard Filoche, mardi 11 octobre à 22 h

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1. la retraite à 60 ans ? hahhhahhaa encore faut-il la financer...

on cotise actuellement à hauteur de 15% de son salaire pour la retraite, on vit en moyenne jusqu’à 82 ans... En considérant 42 annuités de cotisations, 15% permettent de financer 6,3 années de retraites (avec un taux de liquidation à 100%), ou 12,6 années avec un taux de liquidation à 50%...

En considérant pour tous un taux de liquidation à 50% Pour un type qui travaille depuis 18 ans (et qui prend sa retraite à 60), sa retraite est financée jusqu’à 73 ans, ensuite il manque 9 années de financement jusqu’à ce qu’il calanche Pour un type qui commence à travailler à 25 (et qui prendra sa retraite à 67), il manque encore 2 années de financement...

Et l’espérance de vie augmente continuellement, d’environ 2 ans par décennie.

Pour financer soit on diminue les retraites, soit on accroit la ponction fiscale (soit sous forme de hausse des cotisations, soit sous forme d’allongement de la durée de cotisation nécessaire, ce deuxième point ayant aussi pour effet indirect de diminuer les retraites lorsqu’on n’arrive pas à cotiser suffisamment à cause de la conjoncture, du chômage, etc...)

Au final, hausse du cout du travail ou baisse des revenus des retraités, au choix

2. Augmenter les salaires ? Oui bien sur ! Sauf que ça aura quand même in fine un impact sur le cout du travail, et on va se retrouver à acheter encore plus de produits chinois, creuser le déficit commercial...

Bref toute hausse du cout du travail compte tenu de l’ouverture aux échanges de notre pays conduit aujourd’hui à une situation intenable : comment être compétitif quand le salarié chinois, exploité, travaille pour 10 fois moins cher que vous ?

La seule solution, c’est mettre en oeuvre des droits de douane qui prennent en compte le dumping social de certains pays

Exemple (en considérant que les couts salariaux représentent 50% du cout du produit), l’ouvrier chinois à niveau de vie équivalent est 4 fois moins payé (*) que l’ouvrier français : on colle un droit une douane social de 150% sur les produits chinois et on rétablit l’équité (*) et il est bien par contre 10 fois moins payé, seulement le niveau des prix, le cout de la vie est moindre en chine qu’en france

3. Parler des normes internationales de l’OIT est un scandale (pour un socialiste...) ! Ces normes ne sont absolument pas contraignantes. Lorsque dans le programme du PS on lit qu’on va taxer les produits des pays qui ne respecteront pas les 8 normes fondamentales de l’OIT, c’est une vaste fumisterie ! Parmi ces normes on en trouve pas exemple une qui prohibe le travail des enfants de moins de 8 ans.... mais rien qui prohibe l’absence de protection sociale dans certains pays, qui empêche de riches chinois d’exploiter leurs semblables, d’inonder les marchés européens et créer dans nos pays du chômage de masse. Appliquer ce point du programme du PS, cela conduit à ... NE RIEN FAIRE !

Camarades, n’en n’avez vous pas marre de vouloir redresser le PS ? Nous voyons bien comment les "courants de gauche" ont pu servir d’alibi à ces sociaux-libéraux qui défendent ouvertement la politique du Capital, en Grèce, au Portugal, en Allemagne, ... Le peuple a encore des illusions sur la capacité de ces organisations à défendre ses intérêts ? De moins en moins, mais n’en avez-vous pas votre part de responsabilité ?

Rejoignez nous au Front de gauche, c’est la seule façon de vous sortir de cette impasse, vous y avez votre place !

Voilà avec qui Gérard Filoche et ses amis vont très bientôt faire une campagne active : Reprenons Le Contrôle Politique Du Système Financier (Avec François Rebsamen)
Tant que Gilbert de son côté, ou moi-même je ne fais rien, je ne me sens pas de critiquer DetS.
Qu’est-ce que tu en sais de ce que je fais ou ne fais pas ? C’est justement parce que je me bats que je suis furieux que mes combats ne trouvent pas de traduction politique ou sont trahis par ceux qui sont censés les soutenir.
Moi oui, avec la CGt et les Indignés d’autre part.

Je suis déçu du comportement de Montebourg.

S’envole ainsi l’espoir d’un renouveau venant du P.S.

Au P.S ; n’existe donc plus que la motivation d’un avenir personnel AU CHAUD

Il est un peu facile de tirer sur le camarade Filoche maintenant, Tu ne dois pas souvent lire ce qui s’écrit sur ce site, Gérard ne fait que repreciser ce qu’il dit depuis un bon moment. J’ai été, pour ma part, trés étonnné de se positionnement "très" gauche de Montebourg pour ces primaires sans que ne soit abordé les thèmatiques de DS dans ces interventions. Je pense que la seule personne capable de rassembler les électeurs de gauche au dela des militants du PS est Martine Aubry et je ne suis pas le seul à le penser ni a le constater au travers des discussions.
Effectivement, avec Hollande la plupart des contre-réformes de sarko serait conservées. Voter Hollande, c’est valider les réformes de sarko, voter Aubry, c’est essayer de revenir dessus.
 Nous qui étions du côté de Montebourg 13 octobre 2011, par gauche

De nombreuses personnes, dont moi-même, avons été dès le départ du côté de Montebourg. Son électorat est plus à gauche que celui d’Aubry, Filoche ne le dit pas. Et pour cause se prétendre la gauche du PS est compliqué dans cette situation. Je rappelle ce que je disais le 1er octobre et ce que ne disait pas Filoche (http://www.democratie-socialisme.org/spip.php ?article2468) :

"D§S et Filoche prétendent être de gauche... la gauche du PS et n’appelle pas à voter le candidat le plus à gauche du PS càd Montebourg. Ils nous ont dit aux précédentes élections qu’il fallait voter pour le candidat le plus à gauche, que c’était une question de principe et ils soutiennent Aubry qui avait signé un pacte avec DSK. Elle qui refuse de soutenir les propositions de Montebourg ! Pour régler le pb, Filoche n’évoque jamais Montebourg, sans blague. Il attend le deuxième tour pour appeler les électeurs de Montebourg à voter Aubry, lamentable..."

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Il s’adresse à Montebourg alors qu’il ne l’a jamais évoqué, ni ses idées. Et aujourd’hui il est d’accord avec de nombreuses propositions de Montebourg. Je disais aussi :

"Il ne parle que d’Aubry et Hollande, après nous avoir dit auparavant qu’il ne fallait pas faire attention aux sondages et aux médias. Aux précédentes élections, il nous disait qu’il fallait sortir du légitimisme et que les candidats de la gauche du PS étaient légitimes car intéressants politiquement et voilà qu’il répète à chaque article la légitimité du premier secrétaire. C’est un abandon complet et en rase campagne des principes qu’il affirmait. La gauche du PS n’a même pas été capable d’avoir son candidat, c’est tout dire de sa faiblesse et s’est donc entendue avec une partie de l’appareil. On verra dans les prochaines années des éléments de cette gauche rejoindre l’appareil et le social-libéralisme. Filoche s’en lamentera encore, et oui c’est l’histoire de la gauche du PS depuis 30 ans et des ex-alliés de Filoche des années 1990-2000. IL n’apprend décidemment rien mais cette fois il abandonne des principes qu’il présentait comme fondamentaux. Votez Montebourg ! "

Qui parle aujourd’hui de Filoche ou Emmanuelli and co ? PERSONNE ! Qui parle de Montebourg, sur les lieux de travail, dans les médias, dans les calculs des bureuacrates socialistes ? TOUT LE MONDE. Quelle leçon à la soi-disant gauche du PS. Encore un échec cuisant alors que D-S aurait pu s’allier avec Montebourg ou au moins présenter un candidat pour ensuite négocier entre les deux tours. Même quand Filoche s’allie à la direction ayant défendu le OUI au TCE (ce qu’il ne dit plus), il est marginalisé, terrible terrible la politique ... Allez Montebourg !

 Vous l’avez dans l’os. 14 octobre 2011, par

C’est bien fait. A cause de vous, les deux conseillers généraux ump que montebourg a fait élire à marseille dans le 5e, tractent comme des fous pour les présidentilles 2012, je me réjouis de votre défaite.

Quant à vos voix elle viennent à 60% de la droite, qui a tenté une opération déstabilisation.

T’en a pas marre de justifier les pratiques des ripoux "de gauche ?" Si Martine Aubry avait fait le ménage à Marseille, on n’en serait pas là. Pour ma part, je préfère un mec de droite réglo, qu’on peut combattre à la régulière, qu’un type qui se prétend de gauche et qui se sucre sur le dos de la collectivité.
Pendant combien d’années Hollande a-t-il soutenu Guérini (et réciproquement) ? Et aujourd’hui, dans l’Hérault comment s’appelle la représentante de Hollande à la commission d’organisation des primaires ? Dominique Navarro, qui fut collaboratrice parlementaire de Rebsamen, l’épouse de l’ex-premier fédéral Navarro, contre qui le Parti a déposé plainte, mais qui appartient à l’équipe nationale de campagne de Hollande. Et c’est avec ces gens-là que Montebourg va rénover le PS ?

Impossible de me convaincre, Gilbert.

Ventre affamé n’a pas d’oreille.

Les artistes : on vous voit très peu défiler ou tracter ou afficher.

 Nous qui étions du côté de Montebourg 14 octobre 2011, par Dominique Babouot

Montebourg a trahi une fois de plus !

Il va faire élire, le candidat du pse, le candidat du système, le successeur de DSK, je ne lui pardonnerai jamais !

Il aurait pu appeler à s’abstenir, je l’aurai accompagné, puisqu’il a en été autrement puisque Montebourg a choisi de rallier l’aile droite du ps, Moscovici, rebsamen (l’homme de la déformation de la déclaration de principes du parti), je choisis l’aile gauche, je choisi Aubry, meme si elle n’est pas parfaite !

Le pire est probable, votons pour le moins pire,= et si le pire arrive on verra, après tout on n’est pas marié avec le ps on peut toujours dire comme jean-Luc mélenchon l’a fait

Maintenant Ca suffit comme ca !

 heureux de te voir Dominique 14 octobre 2011, par

Oui je reviens sur démocratie et socialisme, car je suis passé au PS. je me souviens en 2008, tu voulais me faire rentrer et c’est fait.

Maintenant, profite qu’on est sur la même longueur d’onde, pour me convaincre. Gérard ne veut pas revenir sur son jugement de 2009, alors qu’en deux ans et demi, on a quand même le droit de murir et de changer.

Qu’est ce que vous êtes rancuniers ! Avec vous tu fais l’imbécile une fois et jusqu’à 80 ans, tu es catalogué.J’étais pourtant bien disposé et peut-on le croire, sérieux.
Je croyais qu’au moins Babouto, allait me souhaiter la bienvenue, car les circonstances m’ont obligé à prendre une carte PS. Mais comme je vois que d’une part dans ma section il ne se passe pas grand chose, ils ont mis six mois pour faire les démarches de me donner la carte, et que d’un autre côté, Filoche, Savigné, que j’ai rencontré en vrai dans une manif, Babouto "don’t care" et bien tant pis, j’ai la carte pour donner un coup de main, tractage/affichage jusqu’aux élections, mais dès octobre 2011, j’axe mon militantisme sur la CGt et les Indignés (qui ne peuvent aps se voir entre eux, mais je m’en accomode).
 Nous qui étions du côté de Montebourg 15 octobre 2011, par Christian VIVIER
Enfin Dominique, plus dur est la chute. Il n’y a que Martine de possible.
C’est vrai, notre camarade Arnaud Montebourg n’a pas évoqué tous les sujets sensibles de notre société. L’encadrement bancaire, c’est le seul remède contre cette hémorragie sociale. Les voyous de la finance demeurent LE cancer de notre société. Maîtrisons-le et les autres problèmes se résorberont sans trop de difficultés. Cela peut paraître brutal pour les gens de droite et bien tant pis pour eux.
J’aime beaucoup cette vision des choses !! Merci pour cet article. Video porno
Bonjour, Ne peut-on faire un moratoire sur la dette, comme l’a fait Lula au Brésil... Il me semble qu’une fois au pouvoir il s’est d’abord occupé de désendetter le pays auprès des créanciers internationaux, puis il a mis en place les réformes attendues. Ne peut-on imaginer d’abord Hollande puis Aubry puis Montebourg puis un "monde d’avance" ? Merci Monsieur Filloche pour votre si grande clarté qui nous rend chaque fois un peu plus de citoyenneté et de pouvoir.
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