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François Hollande contre la spéculation financière

mardi 17 avril 2012 par Jean-Jacques Chavigné

 

Il y a quelques mois, quand Standard & Poor’s était sur le point de rétrograder la note « triple A » de la France, François Hollande refusait d’être l’otage des agences de notation et constatait, à juste titre, que les marchés financiers agissaient déjà comme si la France avait perdu ce triple A.

La droite lui était alors sauté dessus à bras raccourci. Luc Chatel déclarait « Quand on aspire à être un homme d’État, on doit faire corps, on doit être soudé, on doit défendre son pays ». Bruno Lemaire reprochait à François Hollande « de se résigner à la défaite face aux marché financiers ».

Aujourd’hui, face à la crainte de la victoire de la gauche, la droite fait exactement le contraire de ce qu’elle préconisait alors. Nicolas Sarkozy affirme qu’une victoire de la gauche provoquerait une « crise de confiance » des marchés financiers qui mettrait la France « à genoux ». Fillon prédit des attaques spéculatives contre l’euro « si par malheur notre candidat ne l’emportait pas ». Façon Baroin baisse les bras devant la spéculation en assurant qu’il n’a « aucun pouvoir » pour empêcher l’introduction sur les marchés financiers d’un nouveau produit spéculatif contre la dette publique française.

Face aux marchés financiers, François Hollande, lui, ne se résigne pas. Il demande publiquement à Angela Merkel d’interdire l’introduction par une société allemande de ce nouveau produit hautement spéculatif. Il pose la seule question qui vaille : « Est-ce que nous devons laisser faire librement la spéculation ? C’est tout l’enjeu de ce que nous devons faire à l’échelle de l’Europe ».

Jean-Jacques Chavigné

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