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Un événement sans précédent contre le démantélement des services publics par raffarinRésistance en Creuse désertifiée : le 5 mars à Guéret, debout !jeudi 24 février 2005Interview de Philippe Breuil, conseiller général socialiste du canton de La Courtine. Il est un des 263 élu-e-s qui avaient remis leur démission au préfet le 23 octobre 2004 pour protester contre la fermeture de services publics en Creuse, lors de l’assemblée générale départementale de l’association des maires de France. La presse nationale avait fortement médiatisé cet événement et couvert la manifestation du 13 novembre 2004. Reconnu comme le principal "porte-parole " des élu-e-s démissionnaires, Philippe Breuil a depuis été réélu, seul candidat d’une cantonale partielle où la droite locale emmenée par le député Ump (franchement réactionnaire) Jean Auclair n’a pas réussi à trouver un candidat à lui opposer. D&S :Quel bilan tires-tu du mouvement de démission des élu-e-s ? D&S : Tu as été réélu... D&S : Comment juges-tu l’attitude de l’Etat et de ses représentants ? D&S : comment qualifier la relation entre le collectif creusois de défense des services publics et l’action des élu-e-s ? D&S : Qu’attends-tu du 05 mars ? D&S : Quelle exigence as-tu vis à vis du projet des socialistes ? Interview réalisée par David Gipoulou (correspondant D&S en Creuse) Appel à la manifestation du 5 mars" En Creuse comme ailleurs défendons les services publics " Vers la " nationalisation " du mouvement creusois - manifestation nationale de défense et de développement des services publics à Guéret le 05 mars 2005. Loin d’entretenir une mentalité de village gaulois isolé, ou de nombril du monde, les membres du " collectif de défense et de développement des services publics creusois " ont complètement conscience que leur lutte et leurs objectifs sont à l’unisson de dizaines de collectifs du même type, souvent locaux, en France. Pourtant c’est en Creuse que les médias ont récemment porté leur attention et ouvert une fenêtre médiatique pour souligner la démission spectaculaire de 263 élu-e-s creusois, dans cinq cantons le 23 octobre dernier. La présence au sein du collectif de 21 organisations politiques, syndicales et associatives (Attac 23, Association de Défense et de Développement des Services Publics de Saint-Vaury, de Combraille, Comité pour le maintien de la Gare de Saint-Sébastien, Fcpe, Fgr, Ldh Limousin, Unrpa, Cfdt, Cgt, Confédération Paysanne, Modef, Fsu, G10 Solidaires, Unsa-Education, Lcr, les Verts, Prs, Pcf, Ps, Mjs Limousin.) n’y est sans doute pas étrangère. Cette médiatisation qu’ici tout le monde savait éphémère a fait germer l’idée d’ajouter une pierre à l’édifice de la prise de conscience générale du besoin de la gestion publique ou collective du bien commun. Le phénomène n’est pas neuf en Creuse, car voilà prés de trois ans que sont nés à l’initiative du conseil général des " états généraux des services publics ". Une coordination a vivoté un temps, avant qu’Attac 23 ne relance le processus il y a un an et demi, en associant les dimensions syndicales et politiques à diverses associations d’usagers défendant qui leur école, leur bureau de poste, autres ou tout cela à la fois. Une première manifestation le 04 février 2004 avait réuni 700 à 800 personnes à Guéret à la surprise de beaucoup de pronostiqueurs (la plupart des manifs ici enregistrant des participations de 150 à 500 personnes.) Poursuivant son travail de fond dans un contexte de morosité sociale, le collectif s’est trouvé dopé par la Fronde des élus (cf. interview). Pour Bernard Defaix (président d’Attac 23) le porte-parole du collectif, " en même temps que le collectif retrouvait de la vigueur, il nous est apparu la complémentarité des deux actions. Les élus ont apporté l’oxygène et nous les braises. La force de cette alliance, qui peut s’exprimer différemment ailleurs (en Charente les élus adhèrent au collectif départemental), nous a permis d’ouvrir la perspective d’une rencontre nationale des collectifs à Guéret. Nous savons modestement que nous ne pourrions en faire plus avec efficacité sur un plan national. Nous faisons le pari de mettre l’énergie et la fenêtre médiatique qui en a découlé au service de la création d’autres collectifs et d’une coordination nationale de ceux-ci. Il nous est d’une certaine manière indispensable de " nationaliser le mouvement " pour une pleine prise de conscience par les citoyens et citoyennes. Conserver l’alliage à trois dimensions que nous connaissons (politique, associatif et syndical) nous semble indispensable à sa pérennité". Bernard Defaix apprécie les prises de position de Gérard Filoche, qu’il avait rencontré l’année dernière à Guéret sur la réforme du code du travail. Connaissant D&S et son objectif d’ancrer le PS à Gauche, il a tenu à ajouter qu’il " attendait du Parti Socialiste (dont il n’est pas membre) qu’il prenne en compte la poussée anti libérale qui grandit dans ce pays. Avoir un projet à gauche serait notamment défendre l’idée que la société doit comporter un secteur public économiquement puissant pour contribuer au partage des richesses et socialement déterminant pour tirer les droits des salarié-e-s vers le haut ". David GIPOULOU Le 5 mars dans le détail :
Contactez le collectif : collectif.creuse@wanadoo.fr Consultez le site internet : www.gueret-5mars2005.net/ |
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