Démocratie & Socialisme
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Débat à NPS : réactions II

mardi 14 juin 2005

 

Salut Gérard,

je viens de lire ton appel, encore une fois je suis totalement en accord avec ton analyse ! l’heure n’est pas aux petits calculs mesquins et aux jeux désagréables d’appareil mais au rassemblement et à l’unité !

On perd un temps précieux alors que la situation depuis le 29 mai ne nous jamais eté aussi favorable. Nos théses peuvent s’imposer en rassemblant les socialistes sur un base antilibérale !

j’ai aussi lu le compte-rendu du forum NPS de ce week end... Encore une fois les directions semblent être loin de leur base militante...

pour parler de 2 cas que je connais : la Haute Loire et le Puy de Dome ( dont un conseiller général) la plupart des camarades de Nps on fait la campagne à nos cotés pour un non socialiste, européen et antilibéral.

En Haute Loire , plusieurs copains de Nps (même si le courant ne pese que 8%) ont manifesté la volonté de dépasser les divisions du dernier congrés.

Encore samedi dernier en réunion de bilan de la campagne, beucoup ont dit leur volonté d’un texte commun de tous les socialistes de gauche pour le prochain congrés pour resiter a la direction du parti et faire avancer nos grans thèmes. Je suis certain comme l’ont bien prouvé tous les mails de soutien de militants Nps que tu as recu, que cette volonté est partagée par enormement à la base de Nps, loin des atermoiements de leur direction.

Ils comprennent que le jeu stérile des petites chapelles, des grands et petits egos devaient s’effacer davant les aspirations unitaires et populaires exprimés avec force le 29 mai !

Nous devons être le plus nombreux possible pour porter ce message le 18 juin ( DS a un rôle capital à jouer la dedans).Un appel doit être signé le plus massivement possible ( je vais le faire parapher par tous les copains du MJS haute Loire) pour que les directions entendent ENFIN le message d’unité et d’action porté par les militants

Meme si je suis en pleine préparation des oraux du CAPES , je vais tâcher de venir avec RV et d’autres camarades du 43.

Bon courage et bravo Gérard pour ta combativité et ta volonté de rassemblemnt toujours aussi forte !!

Amitiés socialistes JG 43


Cher Gérard,

Je suis vraiment consterné par l’attitude de Montebourg, Peillon et Assouline. T’avoir écarté du meeting de dimanche dernier n’est pas à leur honneur. Ils n’ont plus de leçons à donner à Hollande. Depuis toujours je suis ton combat pour l’unité, je ne peux que t’encourager et t’apporter mon modeste soutien. Je suis convaincu que l’unité se fera, car la majorité de la base la réclame.

Je te joins la lettre que j’ai adressée aux camarades Nps de mon département suite au forum.

Amitiés socialistes, mais pas n’importe quel socialisme !

JP C, La Ciotat

Chers camarades,

J’avoue ma déception suite au forum de dimanche dernier. Peu d’intervenants convaincants surtout l’après midi avec la prise de parole de deux européens du OUI Stéphane Colignon et une syndicaliste dont je n’ai pas retenu le nom, mais qui si j’ai bien compris était de ceux qui représentaient le soit disant oui des syndicats européens... Allez comprendre quelque chose dans ce choix...

Pour ma part seuls Hamon et Thierry Mandon étaient intéressants, car nous avons eu droit ensuite au discours grandiloquent, théâtral, mais vide, de Montebourg, suivi d’un appel à ne pas aller vers l’unité de Peillon.

Je ne veux pas polémiquer encore moins créer du désordre là où je vois tant d’ordre. Je ne détiens aucune vérité toute faite et peut-être que je me trompe sur mon analyse, mais j’imaginais qu’après ce vote sans appel du peuple de gauche nous saurions nous montrer adultes et passer outre nos petits appareils, nos petites ambition, nos petites dissensions et saisir enfin l’occasion d’unir nos forces. Peut-être que l’avenir vous donnera raison de refuser l’union tout de suite, je l’espère vraiment. Mais comment s’investir plus avant dans un courant qui décide de faire cavalier seul, qui ne s’est déjà pas engagé dans le combat pour le non et qui maintenant espère capitaliser seul ce qu’il n’a pas su gagner.

Je reste cohérent avec moi-même car je me suis toujours prononcé pour l’unité, y compris quand j’étais à NM.

J’espère seulement que derrière tout cela ne se cache pas quelques sombres tactiques, puisque pour l’instant seul Nps a les faveurs de Hollande pour avoir respecté le vote interne. Un vote qui au dire de certains aurait été faussé ?

Encore une fois dans ce parti, les décisions me semble-t-il, sont prises par quelques uns, puisque la ligne adoptée par Peillon n’a pas vraiment été discutée ou mise aux voix. On en est toujours réduit à écouter les imprécations des chefs et à suivre comme des moutons. Ça ne me va pas, désolé.

Trop habitué à ce genre de grad’messe et n’ayant pu me laisser happer par l’enthousiasme ambiant, je me suis tout à coup senti étranger à ce meeting qui entre parenthèse excluait le camarade Filoche qui avait fait campagne pour le non socialiste,et n’est pas pour rien dans notre victoire. Des mesures qui ne sont pas sans rappeler notre BN et l’exclusion de Fabius. J’aimerais bien que ce parti se débarrasse un jour des scories du passé, mais je ne fais guère d’illusions.

Je sais que vous êtes tous des militants convaincus, j’espère seulement qu’on a fait le bon choix pour vous et que de votre côté vous faites le bon choix.

Si le pari est : que la motion majoritaire va gagner au congrès quoi qu’il arrive, (selon les bruits qui courent) alors peut-être que certains ont fait effectivement le bon choix.

Je suis vraiment déçu, car je m’étais pris à croire en Nps, en ce groupe de militants sincères et engagés que nous formons, mais aujourd’hui je suis rempli de doutes, par sur vous, mais sur les orientations de Nps. Quel est l’enjeu de notre combat ? Ce n’est certes pas une guerre en interne PS contre PS, encore moins courant contre courant. J’entends des camarades qui disent ne pas pouvoir envisager rallier NM à cause d’un tel ou d’un tel... On est à côté de la plaque, il faut plutôt regarder ce qui nous sépare au niveau des motions que nous défendons, en vérité pas grand chose, en tout cas rien qui ne soit un obstacle à l’union. Qu’est-ce qui nous sépare, rien ! sinon des individus épris de pouvoir qui tirent la couverture à eux. Pourquoi ne pas les oublier un moment et au contraire mener un combat d’idées pour convaincre et ramener tous nos camarades vers l’idéal socialiste qui nous anime et vers son électorat, celui bosse dur pour pas grand chose et qui fini par ne plus intéresser grand monde, celui des chômeurs qui pour le coût, lui, n’intéresse plus personne. Mon idéal n’est pas que le CAC 40 se porte bien et encore moins gérer et faire des compromis avec le néolibéralisme.

Puisque nous avons tous cela en commun, alors c’est quoi cet esprit de boutique dans un moment pareil !!!??? Faudra m’expliquer camarades... Parce que les “on est les meilleurs” ça je n’y crois pas ! C’est la base qu’on doit écouter et qui doit se faire entendre ! Vous suivez une ligne qui n’est plus la mienne, je me suis exprimé là-dessus lors de notre dernière réunion, il n’y pas eu de vote bien entendu. J’ai eu l’impression que la ligne du courant était déjà tracée , et dimanche j’ai compris qu’elle l’était. Les décisions continuent de descendre en cascade du haut vers le bas, ce n’est pas ce que je qualifierais de “nouvelles pratiques” dont nous aimons tant nous prévaloir. J’ai donc logiquement signé l’appel à l’unité des militants du non PS. Je voulais ici m’en expliquer. Je ne sais pas que faire en pareille situation. J’ai toujours envie de militer à vos côtés, mais j’ignore si mon engagement pour l’union des courants est compatible avec le fait d’être Nps. Je vous garde toute mon amitié socialiste et j’espère qu’au bout du chemin qui nous conduira jusqu’au congrès nous trouverons le moyen de nous retrouver, car nous avons de bonnes raisons de le faire : ancrer ce parti à gauche et répondre aux espoirs du peuple de gauche.

JP C


Cher Gérard,

Ma chère Elyette, si j’étais seul, cela n’aurait pas d’importance, mais comme tu le verras, par le biais des 63 mels joints, reçus en une seule journée, hier, je ne suis pas seul ! Des camarades de Nps d’environ 60 départements, qui ont fait campagne, eux, qui étaient dans les meetings, qui ne comprenaient pas le refus de la direction de mener une si belle et si juste campagne, m’ont poussé à ouvrir le débat, et à stopper ce qui se passait, (la marche vers une négociation avec Hollande et le camp du oui en scissionnant le camp du non) car Nps, s’il continue, je dis bien, s’il continue, deviendra vite “vieux parti socialiste” ... et pour qu’il ne continue pas, pour qu’il reste à gauche et travaille à ancrer le Ps à gauche, il faut visiblement imposer le débat, car en direction il est impossible, tout est mis au point dans son dos, j’ai patiemment et sagement essayé... jusqu’à dimanche soir où la coupe était pleine ! Je veux bien subir (tu te rappelles que tu m’as dit que j’étais con et que je me laissais trop faire... tu vas avoir la preuve que non)

Je t’avoue que, à la lecture de tes mails, j’ai l’impression de n’avoir pas pas assisté au même forum que toi, dimanche à paris.

en tout cas tu ne nieras pas que tout était fait pour que les militants n’aient pas la parole que la conclusion politique essentielle c’est “le seul vote utile sera le vote nps” à moitié applaudi par la salle, ceux qui étaient autour de moi se regardaient interrogatifs...

Je m’étais fait la même réflexion à la lecture de ton compte rendu de la réunion du 3 juin, réunion interne à notre courant, la veille du CN ...

Bah oui, le 3 juin les mêmes questions politique étaient déjà à l’oeuvre : moi, je suis fondateur et animateur de Nps depuis les origines, même si je n’ai jamais aimé le fonctionnement à trois, et la façon autoritaire de diriger... tout allait cependant bien politiquement jusqu’au 1er décembre, où l’on s’est mis en dehors de la route qu’il fallait suivre pour construire un nouveau Ps. En effet, on a accepté un vote frauduleux, et on s’y est plié au détriment éventuel des intérêts des salariés et de la gauche unie... C’est la gauche unie, et les socialistes du non qui ont sauvé la mise en barrant la route à cette constitution : il y a eu une sorte de neutralité, de retrait qui était, de mon point de vue inadmissible... Pas seulement de mon point de vue, partout, (j’ai fait 86 meetings et parlé à plus de 35 000 personnes dans 20 régions en 10 semaines) j’ai rencontré trois ou quatre cent militants membres de Nps qui se plaignaient du silence et du refus de campagne de la direction Nps...

Pourquoi t’acharnes tu à vouloir, en utilisant une mauvaise foi que je ne te connaissais pas, à déformer systématiquement la ligne politique claire et juste que nous entendons suivre dans notre courant en vue du prochain congrès ?

Elle n’est ni claire, ni juste, ni démocratiquement débattue ! Il s’agit, dans l’esprit de Vincent, en fait, de “geler” 17 % des voix ce qui aboutira à laisser les ouiistes en tête, et, après, de s’allier avec Hollande... Ce sera la meilleure chance des sociaux-libéraux. Vincent a pensé que le “oui” gagnerait, il a interdit toute campagne, et déjà cette tentative de “gel” des forces militantes de Nps aurait pu faire gagner le oui ! Mais nous sommes allés chercher le non socialiste avec nos dents, voix par voix, dans toute la France, et cela déjoue évidemment bien ce mauvais plan..

S’il ne s’agit pas de faire alliance avec Hollande et les ouiistes mais de faire “plus tard”... une alliance avec les non.... alors il faut le dire tout de suite, la construire, planifier l’accord, le négocier, faire un grand pôle uni du “non” puis convaincre à partir de cette force attractive, les ouiistes hésitants... Certains m’ont dit que l’unité était seulement prématurée... C’est autre chose, c’est un autre argument... mais alors quand et comment la prépare t on ? Le refus permanent de cette unité-là est, à la longue, très interrogeant sur le but visé... Proclamer avant même qu’on ait fait une contribution et une motion que “le seul vote utile soit un vote Nps” est infantile.

Pourquoi utiliser les mêmes méthodes que tu condamnes souvent, c’est-à-dire la désinformation et l’intoxication...

je n’ai écris que des choses authentiques, précises et détaillées, j’ai toujours été clair à chaque stade, réunion après réunion sur ce que je pensais, ce que je faisais, je l’ai écris à chaque étape (lire D&S mois après mois, lire le site D&S et mes méls... ) Même quand j’étais seul, je défendais ma position. Je n’ai pas varié sur cette question d’unité et la ligne que j’ai suivie, à ma grande joie a été validée le 29 mai par ce beau vote historique, venu de loin, des profondeurs de notre peuple de gauche, ce vote n’est malheureusement pas à mettre au compte de Nps... comme je l’aurais voulu de toutes mes forces ! Il en ressort un désaccord politique, c’est presque normal : je reviens dans une direction qui m’a lynché dans mon dos, qui a fait voter qu’il ne fallait pas faire campagne, qui dit que ma (notre) campagne a “nui” à Nps... qui n’ a rien trouvé d’autre que de faire signer un texte par 11 membres Nps du Bn sur 13, dans mon dos pour désavouer ce que je faisais avec Marc Dolez et jacques Genereux dans toute la France... et qui, deux jours avant le vote dans le Monde du 27 mai, au lieu d’appeler a voter « non », explique qu’elle va « etre autonome » !!! qu’est-ce que les gens avaient a fire ce jour-là de cela ? Nps a discuté du « projet » a contre temps, pendant trois mois, et même ce projet, hélas, ce diagnostic écrit en février mars, sans travail collectif de la direction, était tellement en retrait de notre motion d’origine (congrès de Dijon) que le texte était plus droitier que celui de la direction Hollande. Vous ne lisez pas les textes sans doute, mais c’était un texte qui parlait du climat, de la démographie, de l’énergie, mais pas de la guerre pour le pétrole, pas de la politique américaine ni de la gouvernance mondiale, pas des armements, pas des accidents du travail (2 millions de morts par an, plus que par toutes les guerres, plus que par les tsunamis..) . Ce pré projet ne parlait ni des retraites, ni de la secu, ni du code du travail, ni des 35 h, et fort mal des salaires : en 80 pages, il n’y avait pas une seule fois le mot salariat... En fait, Nps a changé à partir du 3 décembre, a tourné le dos à l’unité des forces de gauche, de nm et de fm, a tourné le dos à ce qui préoccupait, non plus 98 000 militants, mais 6 à 7 millions d’électeurs socialistes ! Moi, je suis resté sur la même ligne et si Nps continue à renier ses origines, nous nous séparerons...

Ceci dit, fais attention : je pense que ca va mal, mais ce n’est pas encore fini, ni foutu, sinon je ne me battrais pas, mais ma ligne demeure unité Nm, Nps, Fm... plus que jamais, et je ne suis pas sûr qu’on n’y vienne pas... in fine. Je mène donc la bataille d’idées en ce sens. On verra le résultat, j’en tirerais les conclusions à un moment donné...

Mais en menant la bataille d’idées, je ne veux pas subir des méthodes bureaucratiques, être écarté d’une tribune amie alors que je viens de bosser comme jamais dans toute la France... Alors que 35 000 personnes sont venues applaudir le “non” socialiste, cela me fait mal d’être traité par Nps pire que de la façon dont Hollande a traité Fabius. Au lieu de me critiquer, tu devrais t’en indigner, car quand on laisse faire cela, on est complice puis un jour victime du même procédé...

Pourquoi attaques tu des camarades du NPS en les insultant dans leurs convictions profondes sous prétexte qu’ils seraient (pourquoi eux plutôt que d’autres ...) responsables de tous tes maux..qu’ils voudraient t’écarter, te bâillonner (toi !), même pire t’éliminer !!!

relis ta phrase, elle est agressive sans sens... Je n’attaque pas “des” camarades du Nps, mais essentiellement les idées de Vincent et Assouline car je les crois les plus responsables de cette (mauvaise) ligne il s’agit d’une “mauvaise ligne”, pas de mauvais camarades ! beaucoup parmi les camarades du Nps ne sont pas d’accord et m’encouragent à me battre...

ensuite “convictions profondes” ? de quoi s’agit-il ? s’il s’agit de notre motion initiale, nous sommes d’accord, Mais s’il s’agit de la tactique pour ce nouveau congrès, je la crois totalement erronée et n’imaginais même pas que nous puissions l’emprunter, je croyais que le leçon du 29 mai s’imposerait à Nps... Non hélas, le 30 mai, Nps fait comme si le “non” n’avait pas existé, parle de réconciliation, annonce le dépassement des divergences du referendum, etc... et se pose en casque bleu en refusant de comprendre que ce non est durable et non pas jetable, profond et fondateur,

En sus, c’est vrai, mais c’est secondaire, je débats politiquement, j’ai milité et je crois obtenu un résultat extraordinaire avec mes amis, mais j’avoue un peu cela m’ennuie et m’impatiente que ceux qui n’ont rien fait viennent le soir à 22 h sur les écrans de télé...

Quelle mouche t’a piqué pour faire preuve d’un égo pareil, qui t’enferme dans le culte de la personnalisation ! mais aussi dans, fais attention une persécution pathologique...

ne me parle pas d’ego et de culte de la personnalité, pas à moi, pas dans ce courant ! relis comment tu parles de Arnaud Benoit Vincent...

quand à la persécution, tu fais une totale erreur, j’ai rarement fait une campagne aussi gratifiante, reçu (avec mes amis) autant de messages de soutien aussi nombreux, de toute la France socialiste et de gauche... je suis plutôt très heureux

Pourquoi jouer le terroriste intellectuel en essayant de poser des bombes pour essayer de fissurer le socle solide que nous constituons derrière Arnaud, derrière Vincent, derrière Benoit...

oh la, la, des bombes ? Tudieu ! terroriste ? Palsambleu ! Non, seulement l’expérience est la chose au monde qui se partage le moins...

quand à parler de “socle solide”, tant pis, mais ouvre les yeux, il n’y a plus de socle depuis le 3 décembre, depuis le pré projet dit de diagnostic (il fait rire vu son contenu) et depuis que, sans entendre le 29 mai, nous semblons refuser l’unité Nm, Nps, Fm... C’est triste de faire défection alors que tout se joue dans le Ps... c’est triste de ne pas répondre vite et clairement à l’attente d’unité de millions de gens qui ont les yeux braqués sur nous...

Parce que depuis le 29 mai, la France est un chaudron, explosif, des millions de gens sont attentifs à la moindre réaction de tous leurs dirigeants, quand ils vont comprendre que Nps refuse l’unité dans le Ps, eux qui l’ont imposé dans la campagne, attention aux dégâts !

Pourquoi vouloir nous imposer une « stratégie politicienne » que nous avons refusée en tranchant à une très large majorité le vendredi 3 juin lors de notre réunion interne où presque tous les mandataires des fédérations et des membres NPS du conseil national étaient présents ?

mais ces mandataires sont choisis et nommés, pas élus, par exemple celui de Seine et Marne ne représente rien... C’est un “corps électoral” que je récuse. Pourtant il y a eu 5 à 6 ou 7 voix selon Assouline, qui n’a pas compté, et une poignée d’abstentions (5 ou 6) et dix copains qui m’ont dit que j’avais raison mais que cela était allé trop vite, qu’il n’y avait pas eu de débat clair, etc.. cela fait 10 à 15 % car il n’y a pas eu non plus les 71 votants qu’Assouline a proclamé sans compter... mais dans la réalité en province, j’estime, en étant en dessous que c’est au moins entre deux cent et trois cents qui se posent les mêmes questions que moi, on le verra bien de toute façon... Et toi, et Selim et Assouline, et Arnaud qui sont intervenus à quatre contre mon amendement alors que je n’ai pas obtenu la parole pour le défendre ? Et Vincent qui ne voulait pas qu’il soit voté, il a fallu que je m’y reprenne à trois fois... et en plus tu as, toit, Elyette, ce soir-là, contribué consciemment à cette confusion, de façon, excuse moi, très ”faux-cul” très chère Elyette, car en gros tu as dit : “il ne faudrait pas faire dire à ce vote ce qu’il ne veut pas dire”. Pourtant c’était clair, c’était un 1er vote pour appeler vite à l’unité de toute la gauche sans exclusive, quand on vote contre, on vote contre, il n’y a pas d’autre raison, on vote toujours sur le fond, c’était important et urgent, et par exemple, cela a eu des conséquences puisque aucun orateur Nps « officiel », n’a parlé de l’unité de la gauche, Pcf, verts, e-g, attac, etc... ni le 4 au Cn ni le 12 au forum, ...et c’est une première vraie divergence politique, ensuite, le 2° vote, c ‘était pour savoir si on était pour ou contre l’unité de la gauche des socialistes et voter, contre, c’était voter contre, pas pour, le vote etait malheureusement clair... chaque camarade présent a pris ses responsabilités... je suis minoritaire mais je sais alors pourquoi, je préfère cela que la confusion, on ne peut pas me dire, je vote contre ce que tu proposes et je suis pourtant POUR ce que je refuse de voter.

Que de mépris pour nous, militants provinciaux, mandataires, membres du CN et Présidents d’Associations qui venons participer aux réunions NPS à paris, qui après des débats fructueux ont voté conformément à nos statuts, et qui voulons que notre vote soit respecté...

oh, oh votre vote, il est respecté ! malheureusement ... pour Nps, pour la gauche du parti, pour le parti et pour les salariés... !

Il s’agit là de principes.. Eh oui Gérard de principes, et je commence à comprendre que le vote des militants, interne au parti, ou interne à NPS, tu t’assoies dessus, en étant persuadé que tu es investi d’une mission divine, envoyé par le peuple souverain, et que nous pèlerins, nous devons te suivre comme on suit un vaudou pour aller prêcher la bonne parole sur le mont « sinai » où nous attendent d’autres grands prêtres pour finir tous ensemble dans un suicide collectif...

c’est très drôle tout ça...

Et bien notre réponse est non !

très bien chère gourou divine ! ... mais pas trés argumenté...

NPS est un courant démocratique,

faux, à l’usage, je vois bien le fonctionnement, les militants sont consultés en apparence, tout est fait de façon autoritaire par deux à trois personnes... même le livre dit de Nps ou l’on m’a demandé de contribuer et que j’ai découvert, imprimé, à mon grand dam...

qui respecte les militants, un courant où nous pouvons nous exprimer et nous faire entendre, et où nous prenons des décisions collectives.

faux, faux, l’exemple du pré projet dit de diagnostic, en février mars, envoyé à 80 pages trois jours avant, n’écoutant même pas ceux qui avaient pris sur eux pour amender...

Je considère qu’on n’a pas besoin d’ètre ni au BN, ni d’intervenir au CN, pour se faire entendre, être écouté et respecté dans notre courant.

t’as raison car quand on est au Bn ou au Cn on ne l’est visiblement pas....

Alors que tu n’ais pas parlé au CN, que ton livre n’était pas sur la table, que tu n’étais pas dans les intervenants hier, que que que... je m’en fous ...et tu frises le paranoïa ...

tu mélanges beaucoup de choses dis donc... Pourtant j’ai été empêché de parler au Cn par volonté de Nps également au forum du 12 juin Nps infos a censuré mon interv, ce que n’a pas fait l’hebdo des socialistes ! également le petit détail de mes livres alors que, moi, quand je fait une table de litté à Fouras, je porte les livres des autres... mais t’as le droit de t’en foutre bien sur... c’est du détail en effet,

Ce qui m’intéresse c’est le fond que le fond rien que le fond.

relis nos échanges en noir et rouge, il n’y a que moi qui parle du fond : il s’agit de savoir

1°) si on rassemble notre camp, celui du non, d’abord, pour augmenter nos chances de convaincre des ouiistes... ?

2°) si on gèle les voix de Nps, les isolant du reste du “non”, et permettant arithmétiquement aux ouiiistes d’être largement en tête ? 3°) si on est dans la continuité de notre motion de Dijon ou si on rompt avec , on revient en arrière sur le contenu comme dans le pré-projet Nps dit de diagnostic de mars...

Et ce que j’appréciais auparavant chez toi c’est que tu faisais du fond que du fond rien que du fond...

petite polémique, je ne fais que du fond, hier comme aujourd’hui, tu entends ce que tu veux quand mes arguments aujourd’hui, trop évidents te gènent... lis mon prochain livre « le choc du non, le poids de la gauche »...en cours de finition...

Alors Gérard, de grâce arrête de nous envahir de plus de 10 mails par jour, quand il s’agit de mails stériles, polémiques et inutiles.

mais ne les lis donc pas... ceci dit, c’est vrai : puisqu’on ne peut pas discuter ni en direction, ni en “forum” le 12 juin, on va discuter, forcément , par écrit, tous, jusqu’au congrès, les débats internet, cela a permis de faire gagner le “non”, j’ai confiance que cela va faire réfléchir Nps, ses dirigeants, et que demain ou après-demain, tôt ou tard le débat sur le fond de ce que je dis s’engagera, peut-être cela sauvera Nps de son impasse actuelle, peut-être on en reviendra à l’unité nm, nps, fm...

Gérard, garde ton énergie pour notre contribution, et notre motion.

mais tu ne sais même pas comment ça marche ! Quand il s’agit d’écrire, ils m’écartent, quand il faut avancer des noms pour telle ou telle chose, ils m’écartent encore, désagréablement, je connais ce genre de mécanismes, à mon âge tu penses que j’en ai vu faire d’autres, d’ailleurs plus expérimentés et plus brillants, moi, je veux bien contribuer, si on a le projet à temps, je veux même bien le faire, l’amender, tout pour qu’il soit bon... mais je suis échaudé, car en mars, ils n’ont même pas tenu compte de mes amendements pourtant présentés correctement, à temps, ils ne se sont pas excusés, n’ont pas répondu, n’en ont pas tenu compte, ils ont mis des bétises dans le texte... bof... A l’origine, du temps de la motion de Dijon, ils écoutaient prenaient amendaient, répondaient et cela a permis un bon texte, là ça va être autre chose... sauf si... sauf si je secoue le cocotier et force le débat, j’y oeuvre en te répondant...

Chacun apportera sa pierre à l’édifice, comme il l’a toujours fait jusqu’à présent, et nous construirons sur un socle et des bases solides un Nouveau Parti Socialiste qui rassemblera toutes celles et tous ceux qui ne choisissent qu’un seul camp, celui de la transformation sociale.

Passes pas à côté de la vraie question du moment, veux-tu ? L’actualité c’est un congrès de répression du “non”, de reprise en main et de sanction ! ce n’est pas un congres normal... Il faut, contre cela, un front pour défendre le camp victorieux du “non”, les empêcher de casser la victoire populaire, car c’est ce qu’ils veulent tout comme ils ont voulu l’empêcher...

Notre camp et tu le sais bien Gérard, c’est le camp de la jeunesse, des couches populaires et des classes moyennes.

Désolé. Il n’y a pas de classes moyennes. Les “couches populaires”, je ne sais pas ce que c’est. Je préfère parler de “salariat” classe unique et fondamentale de ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre, et qui produisent toutes les richesses de ce pays sans en recevoir leur part. Je suis pour unifier ce salariat, et un parti socialiste, parti des salariés...

Notre camp c’est le camp de celles et de ceux qui souffrent et qui ont besoin d’un véritable alternative à la politique ultralibérale de ce gouvernement. Notre camp c’est aussi de tendre la main à ceux qui ne votent pas parce qu’ils n’en ont pas le droit.

pour l’heure notre camp, c’est surtout le camp de ce “non” magnifique que nous avons arraché et qu’ils veulent gommer oublier, dénaturer, c’est, je le repète : un non durable, pas un non jetable c’est ce camp -là que nous aurions dû aider ACTIVEMENT à construire, et que nous devrions unifier, car il faut, pour cela, trois fois l’unité : de la gauche, des socialistes autour du message du peuple, et de la gauche des socialistes...

Notre camp ce n’est pas le camp des bobos, qui, si l’on perd en 2007 ne sentirons pas plus qu’aujourd’hui, les conséquences d’une politique de droite qui détricote inexorablement tous nos acquis sociaux.

 !

Oui nous voulons une victoire de la gauche en 2007, une victoire de la gauche autour d’un parti socialiste fort, rassemblé, crédible, renouvelé, force de propositions courageuses, audacieuses mais sans promesses électorales qu’on ne pourra pas tenir..

les grandes phrases ne m’impressionnent pas, ce qu’il faut surtout , c’est abroger les mesures de la droite contre les retraites, la Sécu, les 35 h, le code du travail... oui en revenant à 37, 5 annuités de cotisations, à une retraite à 60 ans à taux plein, à la santé gratuite, en re-nationalisant France télecom, edf, gdf, + l’eau, etc...

Et tu sais très bien tout comme nous, Gérard, qu’il n’y aura pas de transformation sociale sans transformation politique...

 !

Et qu’on ne changera pas de politique sans changer la politique

il y a beaucoup à faire dans Nps... en ce moment

Nous ne voulons pas de rafistolage, d’alliances circonstanciées, de camp du non contre le camp du oui ...

hé voilà, tout est dit sur le fond : va expliquer cela aux millions de gens qui se sont faits insulter par tous les médias et qui héroïquement ont voté “non”

je le redis comme tous les soirs depuis trois mois dans toute la France : la gauche est plus facile à réunifier autour du non car il est majoritaire en son sein... mais écrire ce tu écris là est le coeur de la divergence ! Apres n’avoir pas fait campagne tu nies de facto l’importance de la victoire du 29 mai, voilà ce qu’il peut y avoir de pire pour Nps, avoir eu raison sur le 21 avril et tort sur le 29 mai...

Nous voulons un changement et de direction et d’orientation, comme l’ont très bien dit Benoit, Arnaud et Vincent dimanche,

pourquoi faire, avec qui ? en mettant en selle un candidat du oui ?

Nous voulons un Nouveau Parti Socialiste,

 !

Et notre candidat c’est le projet ...

oui !

Nous étions bien plus de 600 à le clamer bien fort Dimanche à paris,

et plusieurs centaines de milliers, des millions dans la campagne que nous n’avons pas mené, criaient non, arrachaient le non, imposaient courageusement le non, mes amis et moi, on faisait des meetings plus gros que les 600 de dimanche presque tous les soirs !

Oui nous étions heureux d entendre Arnaud, Vincent, Benoit, tour à tour, affirmer notre indépendance, nous abreuver non pas comme tu le dis de discours, mais de paroles pleines de convictions, d’espoir et de sincérité.

quel succès ils auraient eu dans la campagne du “non” !

Voilà la seule ambition de NPS, rassembler autour de nos idées, autour d un véritable projet de gauche,

pour rassembler il faut mouiller sa chemise, aller parler aux gens, unifier, gagner ! mais pas avoir pour but affiché d’isoler 17 % des voix ! pour quoi faire ? en quoi “le seul vote utile sera t il le vote Nps ? ”

Et c’est dommage Gérard, que tu ne veuilles pas comprendre où que tu n’es pas compris cela.. Et je souhaite que tu le comprennes. Et j’espère que tu apporteras ta pierre à l’édifice dans notre contribution et dans notre motion sur les questions sociales.

je souhaite que Nps réfléchisse, et change ce cours actuel, sinon ce sera un “vieux Ps” je serais avec vous si vous changez, voire si les contributions et la motion sont bonne et si je peux y contribuer, mais pas avec cette ligne là ! je me donne jusqu’à Fouras inclus, à moins qu’on ne me vire avant, car les moeurs ont l’air pas sympa du coté de Vincent Peillon et de david Assouline.. Mais si je ne suis pas avec vous, je continuerai à me battre pour l’unité nm, nps, fm, le refus entété et non justifié de Nps de cette unité me semblant “louche” j’espère que la majorité des militants l’imposeront (car au niveau dirigeant c’est dur) !

Et j’en finirai en te disant quand même parce que cela me mets hors de moi ! Qu’il est lamentable de mettre sur « la place publique », les discussions internes à NPS, car j’ai reçu aussi tes mails par nouveaux mondes...

Bien sur, nous sommes dans le même parti ! Y a pas de barrière infranchissable, nous ne sommes pas une secte et n’aurons pas raison tous seuls ! je n’ai pas d’esprit de clocher de Nps, je n’aime pas les autocélébrations, D&S est composé de 40 % de Nps et de 60 % de Nm, je ne sais pas de quoi est composé la C6R, ni NG, ni, etc... je m’en fous comme tu dis par ailleurs, il faut l’unité de tout cela et que les idées circulent... je suis allé à la réunion de Nm ce soir, avant la notre, et elle prépratait la réunion des “non socialistes” qui se tient samedi 18 juin à Paris...

Et je te le dis comme je le pense, Gérard, nous n’avons surtout pas de leçons à recevoir des nouveaux mondes.. pas plus de Chavigné et encore moins de toi quand tu te mets à nous faire de la stratégie politicienne !

Haute et basse polémique... Parfois on ignore d’où elle vient, qui la nourrit ? Mais Jean-Jacques Chavigne qu’as tu contre lui ? c’est mon frère, mon meilleur ami, depuis 40 ans, un des plus admirables socialistes que je connaisse, tu as lu nos livres communs sur la retraite et la Sécu ?

PS : en matière de stratégie politicienne, qui me répondra enfin à la question incontournable : en gelant 17 % des voix, on met les ouiistes en tête du congrès, et on fait quoi après ? Le soir du congrès, on passe dans le dos des militants, une alliance avec eux, ou on consolide le camp du non ?

ce n’est plus un jeu... c’est un enjeu pour les 15 millions de gens qui ont voté “non” et attendent que nous soyons à leur hauteur !

Amitiés socialistes

de même, gérard

Et à bientôt, Elyette

PS : copie exclusivement aux membres de la Direction NPS

Et je ne t’autorise pas à « publier » mon mail ! Oh dis donc, trop facile, ce n’est pas un mel personnel, mais un mel politique, il sera diffusé tout comme le tien... j’ai pas ecrit tout cela pour toi seule, mais pour l’exemple aussi, et moi je n’ai pas accès à la liste de mels de Nps... ou David Assouline diffuse ce qu’il veut, oubliant même mon interv’ écrite du 4 juin (alors que l ‘hebdo des socialistes la publie... )


Cher Gérard,

Cette polémique entre toi et Elyette me peine, et très honnêtement, il me semble que tant d’énergie dépensée pour ce genre de polémique devrait plutôt restée concentrée sur les mois qui viennent à rédiger un projet alternatif, porteur d’espérance.

De lénifier, j’en ai à revendre pour de bonnes causes. Mais la procédure même pour rédiger un tel document « alternatif porteur d’espérance » induit le texte : nous ne pouvons que réactualiser notre bataille après le 21 avril pour rénover et ancrer à gauche le Ps en repartant de la nouvelle et immense leçon, celle du 29 mai !

Le « non » du 29 mai n’est pas jetable, ni éphémère, il est durable, profond, fondateur, tout comme le vote du 21 avril :

or que se passe t il ? La majorité Hollande DSK précipite un congrès truqué, bouclé, bâclé, entièrement fondé sur un « bloc des oui » qui va se venger de ceux qui ont fait campagne et qui ont fait gagner le « non » en allant arracher les voix socialistes une à une... Ils veulent « tuer » le sens du « non », sa force, sa vérité... La seule chance de résister à cela, à part contester ce congrès truqué, c’est de répondre opportunément par un Bloc des non (de gauche) et, par notre force, notre unité, notre attractivité, faire reculer le bloc des oui, le dissuader, regagner du terrain sur eux, en nous appuyant sur la force que nous a donnée la majorité de la gauche le 29 mai !

C’est en unissant nos forces, en restant à l’écoute des uns des autres puis en acceptant de trancher les points de division dans le respect des règles démocratiques d’usage, c’est-à-dire les votes des militants au sein de notre courant que nous construirons notre motion pour le congrès de novembre.

Mais se déterminer en interne dans un petit clan, sans débat au forcing, en imposant une motion de Nps, c’est, dans le cas présent faire le lit des ouiiiistes, puisqu’alors ceux-ci arriveront en tête et il ne restera plus qu’à en prendre acte de la part de ceux, qui, chez nous, voudront nous entraîner vers une alliance avec eux, laquelle débouchera sur une synthèse avec le oui et un candidat du oui.

Ce serait une trahison du 29 mai.

Ainsi Nps né d’une réaction au 21 avril mourrait de ne pas réagir correctement au 29 mai.

Tu comprendras, qu’il faut poser ce problème au début et pas à la fin de ce congrès rapide, expéditif.

Cela s’appelle un travail de synthèse, qui comporte sa part d’exigence mais aussi de compromis. Pour ma part, je suis fière d’appartenir à ce courant depuis sa création, dimanche j’ai participé au forum accompagnée d’une délégation d’une dizaine de militants de mon département. Hier soir, nous avions une AG NPS 41, nous avons fait salle comble, ne les décevons pas Gérard.

Faisons confiance aux militants, ils ont su lire et combattre une constitution de 448 articles et 603 annexes en dépit de tous les mensonges, matraquages qu’on leur a déversé sur la tête !

ils résisteront aux mels et à ce débat !

Si la direction de Nps ne veut pas débattre et veut nous imposer au forcing une méthode préalable pour le congrès, les militants comprendront très bien ce qu’il y a derrière : l’arithmétique est là : si le camp du oui se divise, le camp du « non » arrive devant !

Or la direction de Nps m’écarte, m’entoure de suspicion, essaie de m’isoler pour éviter le débat ! Elle n’y pourra rien !

On me répond parfois :

1°) Mais on fera l’unité plus tard : mais alors : pourquoi ne pas le dire, et ne pas dire OU on va et comment ?

2°) à ne pas le dire, la décision se prendra forcément, mais dans le dos des militants, le soir, la nuit du congrès, antidémocratiquement...

On me dit aussi :

1°) il faudrait aller lentement car « l’unité est prématurée » : faux, elle est urgente, car le temps de ce congrès, été déduit, est hyper court ! Or il faut travailler beaucoup pour arriver à un accord de fond...

2°) il faut commencer par aller séparément pour « ratisser large » : faux, on aura un bloc en face de nous qui jouera sur sa propre unité, férocement, et notre seule chance est de faire un bloc, uni, attractif, qui fera hésiter les ouiiiistes, C’est sans doute notre absence d’unité qui nous a laissé le 1er décembre à 42 % alors que la dynamique unitaire aurait pu gagner plus...

Enfin, quand je t’écris être fière d’appartenir à NPS, c’est que je sais que ma place n’est pas ailleurs. Si NPS n’avait pas été crée, moi comme des centaines d’adhérents du PS, nous aurions rendu de rage notre carte, parce que Nouveau Monde ou Force militantes ne répondaient pas à nos attentes ni à nos convictions lors du dernier congrès.

Mais lis ou relis les motions de Dijon, il y a une feuille de papier à cigarettes entre les motions Nm, Nps et Fm... (VI° République pour les trois, même social pour les trois, même position sur l’Europe pour les trois). Ce qui compte, c’est l’écrit, le fond ! À trois, séparés, on est 37,5 % ! Unis on est davantage car l’unité crée de la dynamique, de l’attrait, toujours : or le 29 mai nous a enseigné que c’est l’unité à gauche qui a créé la dynamique de cet extraordinaire vote de révolte ! On nous regarde de dehors, une motion Emmanuelli Montebourg (etc) créerait l’évènement

En ce sens ta place à leur réunion de courant puis aux nôtres m’amène à penser que tu dois aussi te poser la question de ta propre place, je pense qu’on ne peut pas jouer dedans ou dehors, être membre d’une DN tout en signant des textes lors du dernier CN avec d’autres, je trouve cela regrettable, en tous cas assez confus.

Je m’étonne que des bruits courent ainsi : je suis Nps, et je résiste aux tentatives pour me marginaliser, à celles encore plus brutales de V Peillon et de D Assouline pour me chasser. Je vais aux réunions du non socialiste évidemment depuis trois mois, je les ai même précédées (le 7 février) et impulsées, ces réunions rassemblent les hérauts de la victoire, car cela s’est joué dans l’électorat socialiste !

Emmanuelli appelle à une motion commune, c’est formidable ! il y a Fm (Dolez) HE ( Nm) et JP Masseret (motion A) et moi pour Nps , symbole de l’union qu’il faudrait faire ! Je mets en acte depuis trois mois ce que je défends, normal non ? ON est tous dans le même parti, pas dans des fractions ; on dit des « sensibilités » ou courants. Il y a quantité de « sas » entre Nps et Nm. Pas réservés seulement aux « chefs ». Il n’y a pas de confusion politique ; nous sommes tous pour le « non » historique du 29 mai... c’est là, la place de Nps, (vote massif du courant !) pas celle d’aller chercher l’accord avec le oui... Et, à la base quel bonheur si on pouvait faire l’unité !

J’ai proposé un texte à Nps vendredi 3 juin, Peillon m’a dit qu’il était « complémentaire », pas contradictoire ave le 4 pages (que j’ai découvert en réunion, sans concertation préalable), mais ensuite, le même Peillon refuse d’intégrer les amendements ! mais ou est la démocratie ?

je décide donc, après, de publier le texte repoussé, en amenant deux autres camarades valeureux Dolez et Genereux (qui ont fait avec moi 86 meetings, en 10 semaines et 20 régions rencontrant 35 000 personnes). (Excuse moi : ils sont mieux, de mon point de vue, parce que combattants victorieux du 29 mai que ceux de mes camarades de Nps qui n’ont rien fait !) (Je ne parle pas des centaines de camarades de la base de Nps que j’ai vu dans les meetings, qui me félicitaient, m’approuvaient, me donnaient des sous, envoyaient des mels à la direction pour lui dire de « mouiller sa chemise » elle aussi !) (et tu remarqueras que Arnaud en a fait beaucoup à sa manière, dans la presse ! pourquoi lui et pas moi, pourquoi m’en vouloir à moi ? j’ai seulement été plus conséquent ! )

Encore une fois, je pense que ce genre de confusion ne pourrait à terme que nous nuire, comme tous ces mails diffusés en X exemplaires.

Mais sais-tu que dans cette campagne des centaines de milliers de mels ont contribué à la victoire, que les mels sont une avancée démocratique, que des millions de gens s’en saisissent, apprennent dedans plus que dans les « forums » bouclés d’avance avec JF Kahn ou une ouiiiste syndicaliste flamande choisie on ne sait comment (au détriment de tant de syndicalistes courageux, qui, eux, ont bataillé pour le « non »)...

Continuons à débattre, à apporter chacun nos idées, toi y compris...

Oui, à condition que ca ne se passe pas comme hier soir, où j’assiste à un partage des contributions, en réunion Nps, devant moi, ou personne ne m’en propose, ou on propose même des thèmes qui me sont chers, sans hypocritement me proposer de les écrire, (cette hypocrisie dure depuis prés de deux ans, elle n’a pas commencé avec le désaccord du 3 décembre ! )

Je te l’annonce, si cela continue comme cela et qu’au lieu de rassembler, on divise, on m’écarte même du travail naturel, de l’apport naturel qui est le mien, je serais obligé de toute façon de faire une contribution sur le fond.

Ce sera le total contraire de ce que je veux, de ce pourquoi je milite, mais Nps en excluant le « non » et en faisant l’accord avec Hollande y perdra forcément, à commencer par des centaines de militants qui n’accepteront pas !

Je pense qu’il est préférable de mettre de coté les questions stratégiques de positionnement de courant contre courant, de camp contre camp, de personne contre personne, de présidentiable contre présidentiable.

Impossible, à moins d’être clairs : si notre candidat c’est le projet, ce ne peut être un candidat du « oui » ! Il faut prendre en compte le message du peuple de gauche le 29 mai comme nous l’avons pris en compte le 21 avril ! Or, dans ce congrès, il y a deux camps, pas de neutre, pas de casque bleu... les « oui » le savent et vont agir en conséquence, qu’est-ce ca signifie, en face, de ne pas nous battre sur le fond, de cèder ?

Oui, notre candidat pour le moment c’est le projet, notre stratégie pour le moment c’est le projet, notre camp, c’est celui des idées, le temps des alliances se posera forcément à un moment, ne grillons pas les étapes,

Mais ce n’est pas Dijon, c’est un congrès expéditif, de revanche, « Oui » contre « Non », hâtif, expéditif, truqué... Le pire c’est de ne pas le comprendre, de ne pas faire bloc, de se diviser, de perdre du temps, et de les laisser manœuvrer en force contre nous... Il faut résister, au contraire, brûler les étapes, former l’armée du « non » pour résister, ébranler, tenter de diviser et convaincre... Ce n’est pas en leur faisant patte blanche qu’on y arrivera

le refus de répondre à cette guerre, dés le début, clairement, c’est l’annonce de la capitulation dans la nuit du congrès. Si tu ne t’en rends compte que ce soir-là, il sera trop tard !

Et je te le dis franchement, j’ai tous les indices que c’est ce que veulent, non pas tous les camarades, mais quelques uns d’entre eux... Je suis prêt à les ré entendre s’ils me prouvent le contraire : qu’ils nous disent qu’ils ne nous amènent pas derrière Hollande... Simple : traçons la ligne clairement, collectivement, ensemble ! Les procès qui sont faits contre moi n’ont de source et de sens que parce que je pose ces questions stratégiques !

d’autres l’ont fait à Dijon, ceux de la motion A, on a vu le résultat, lorsque les questions de fond ne sont pas tranchées, l’édifice est bien fragile et l’échec est au bout.

Reste sur les questions de fond à savoir pourquoi on a fait de façon expéditive ce texte droitier dit du « diagnostic » en mars ? Sans débat, j’ai reçu 80 pages ou le mot salariat n’était pas utilisé une seule fois... J’ai travaillé 4 jours et 4 nuits pour l’amender, on ne m’a pas répondu, pas téléphoné, rien expliqué, pas débattu et on n’a pas tenu compte d’un seul de ces amendements... cela voulait dire quelque chose, non ? La camarade rédactrice que je ne connaissais pas, Karine berger, assise, à côté de moi, à la tribune le 19 mars, m’a dit « de toutes façons, on n’est pas d’accord » Ah bon ? On était d’accord sur la motion Nps, je n’ai pas changé, moi...

Avec toute mon amitié socialiste,

B A membre du CN du PS NPS41

Moi aussi, d’autant que je me souviens de ce bon meeting à Vendôme, bien a toi, Gérard

Un conseil de vieux, l’expérience est la chose qui se partage le moins : « ne pas chercher, pour être député, élue, à manger dans la main de qui que ce soit » Réfléchir, choisir, être indépendante, se construire sa base à force d’autorité politique sur le fond


Il me semble que le débat est clair : le NPS, pour le Congrès du 18 novembre, a fait le choix d’une motion autonome.

Non ce n’est justement pas clair, cela ne peut pas l’être dans ce congrès-ci, très différent de celui de Dijon. C’est un congrès convoqué pour sanctionner ceux qui ont fait gagner le "non", et réaffirmer l’appareil dirigeant. Chacun le sait, le premier geste a été de sanctionner Fabius. Le sens du congrès initié par cet acte ne peut plus changer. Soit le Ps confirme l’élan de la gauche qui majoritairement a voté "non", soit le congrès dément cet élan et ses motivations. Le "oui" et le "non" ne seront pas dépassés, mais présents tout au long de ce congrès ? Donc PAS DE PLACE POUR L’AUTONOMIE ! Que Nps fasse semblant d’être "autonome" et c’est le camp du "oui" soudé, (car eux ils se soudent) qui l’emporte... Donc Nps, dans ce cas, fait le jeu du "oui", de la revanche, de l’envers du 29 mai, on ne tire pas les leçons du 29 mai, on aide le "vieux Ps" pas le "nouveau"....

Tu aurais préféré, une motion unique des NONISTES du PS. C’est ton point de vue.

Non, pas avec tous les nonistes, mais ceux qui sont proches politiquement au point d’avoir fait des textes, des meetings, des combats communs : nps, nm et fm... Et s’il y en qui se rajoutent tant mieux, je suis sans exclusive, mais je souhaite un rapport de force antilibéral clair dans la motion commune...

Dans ces conditions, je ne comprends pas l’intérêt de poursuivre une vaine polémique stérile. L’important, c’est que le prétendu courant majoritaire HOLLANDE,DSK,AUBRY, LANG se retrouve minoritaire au CONGRES après le vote des sections

Mais il ne le seront pas ! si on va à la bataille dispersés et isolés ! Ils seront être en tête et nous demanderont de nous rallier, c’est tout... Et l’autonomie de Nps éclatera comme une manoeuvre la nuit du congrès, et abondera le camp des ouiiistes...

Je ne comprends pas pourquoi, cette polémique concernant le NPS utilise le Canal de Démocratie et Socialisme.

D&S est une revue qui par les hasards du congrès de Dijon s’est trouvée composée de 40 % de Nps et de 60 % de Nm et qui milite depuis deux ans pour qu’il y ait un même courant de gauche commun Nm, Nps, Fm, il est bien normal qu’elle soit un instrument pour ce combat...

Dans la Nièvre, le NPS a organisé une réunion publique avec Christian PAUL et Arnaud MONTEBOURG sur le PROJET et l’un et l’autre ont pris publiquement parti pour le NON au Référendum du 29 mai 2005.

La Presse s’en ait fait l’écho et Gaëtan GORSE Premier Fédéral, député à l’Assemblée nationale, Maire de la CHARITÉ << OUISTE>> lui a volé dans les plumes.

Comme tu sais j’ai fait 86 réunions en 10 semaines, dans 20 régions et vu 35 000 personnes, c’est cela qui était indispensable pour que le “non” socialiste soit assez fort dans le non de gauche pour faire gagner le peuple le 29 mai... Et, moi, ce n’est pas Gorse ni Hollande, qui m’ont volé dans les plumes, c’est Vincent Peillon...

Le référendum du 29 mai 2005 est derrière nous, Le NON a gagné. Maintenant, il faut préparer le Congrès du PS du 18 novembre qui n’est pas de même nature.

Erreur, le congrès du 18 novembre a pour fonction de refouler le “non”, et de re-légitimer l’appareil, être neutre vis à vis de cela, c’est être complice quelque part...ce n’est plus se battre pour un nouveau parti...

PAS DE CONFUSION, avec la Constitution Européenne qui est un autre combat.

Mais non, bien sûr, c’est le même combat qui traverse le parti depuis le 21 avril et Dijon, il s’agit de tirer les leçons du 21 avril et du 29 mai ensemble, car ce sont les mêmes !

Tes analyses, tes propositions, ton ardeur militante m’intéressent, mais je fais aussi confiance à Christian et Arnaud pour conduire le NPS au succès de ses propositions au prochain Congrès, puis aux élections de 2007

LW, NPS 58

tu as compris que je ne le crois pas un seul instant si Nps choisit la ligne dite “d’autonomie”... cela aboutira dans la nuit du congrès à passer une alliance avec, non seulement le vieux Ps, mais avec les sociaux libéraux ouiiistes... Les “rumeurs” de la presse (France inter ce matin) sont peut-être infondées, mais elles commencent sur la possible alliance de Vincent Peillon, avec Dsk, il y en aura d’autres, vraies ou fausses, car “autonomie” n’a pas de sens, il faut choisir son camp, anti social-libéral ou non, cela continuera tant que nous ne serons pas forts, unis, dans un pôle de la gauche du parti, adossé sur le vote populaire du 29 mai...

Je sais que c’est un choix grave, important, je crains que Nps ne fasse le mauvais choix cette fois, en tant que fondateur, co-rédacteur de la motion, animateur du courant je le déplore, pire cela me désespère, je fais tout ce que je peux pour éviter cela,

amitiés socialistes de gauche, gerard filoche


Chère Françoise,

J’ai appris jeudi après midi - par JR - qu’il y avait une réunion publique NPS et la venue d’Arnaud à Poitiers vendredi soir. J’ai sur le coup regretté de ne pas avoir eu l’info plus tôt (ou alors j’ai zappé un message) car j’étais à Paris et n’avait pas prévu d’aller à Poitiers. Mais je sais qu’à chaque jour suffit sa peine et que chacun fait ce qu’il peut.

Toutefois, lorsque j’ai vu le reportage télé - journal FR3 Poitou-Charentes de ce soir 19h10 -, j’avoue ne pas avoir regretté. Impression peut-être erronée, mal fondée mais impression quand même ! En effet, qui en a tiré le plus grand point médiatique ? Eh bien = Alain CLAEYS... qui a figuré comme le grand ordonateur de cette réunion ! Je regrette de voir NPS "servir la soupe" à certains et qu’en même temps on rechigne à donner la parole ou à s’afficher avec ceux-autres du PS qui ont vraiment militer pour le victoire du Non. Sur le fond, Filoche n’a pas tort. Il faudra bien que NPS fasse un choix clair et en accord avec les valeurs qui l’on fondé et qui m’ont attiré. Le grand écart permanent est extrèmement dangereux, pour ne pas dire douloureux... pour moi ; je ne veux pas me retrouver dans un PS bis.

Ces quelques lignes n’engagent que moi et en aucun cas le NPS Charente qui n’a - contrairement au Vaucluse (cf. message joint) - n’a pas pour l’instant voter de texte. Toutefois, je puis te dire qu’au vu des dernières réunions que nous avons eues, et notamment celle pour analyser le vote du 29 mai, de nombreux camarades ne se satisferont pas d’alliances "alambiquées". Nous voulons un vrai nouveau parti socialiste VRAIMENT CLAIR ET A GAUCHE !

Bien à toi. Amitiés.

JM


Cher camarade, Puisque tu nous as donné ton adresse mail pour que nous puissions te répondre, je me permet de le faire.

GF : - Mais je suis heureux de ce mode de débat, normalement, Nps devrait l’organiser... Mais ça ne fait rien, internet le permet...

Je suis une militante de base, qui a déjà milité 12 ans dans la famille socialiste et qui a vu en NPS le formidable espoir d’une façon différente de faire la politique comme je l’avais toujours souhaité. Arnaud l’a très bien dit le 12 juin, comme beaucoup, si NPS n’avait pas existé je ne serais sans doute plus là.

GF : - Je ne partage pas ce point de vue et tu le comprendras : moi je suis de ceux qui n’ont pas attendu Nps pour critiquer les choix de la direction du Ps : par exemple en février 1996, j’avais déposé avec mes amis un amendement à la convention Monde, Europe, France, (du 30 mars 1996) qui disait déjà qu’il fallait construire l’Europe autrement, en reprenant la priorité par l’Europe sociale.

D’ailleurs cet amendement avait été majoritaire 52 % des voix exprimées dans notre parti, 40 % si l’on déduisait les abstentions...

Autre exemple, j’avais participé avec mes amis (Marie-Noëlle Lienemann, Julien Dray, Jean-Luc Mélenchon, Harlem Désir...) à une grande convention “pour la VI° République” en 1992, à Paris, et je suis de ceux qui n’ont cessé de penser que la clef de tous nos maux en matière de démocratie, était dans la V° République : j’ai toujours milité, pour son rejet car il est nécessaire pour rénover la vie politique en France, et dans le Ps...

Et encore, au congrès de Grenoble, nous avions, avant le 21 avril tiré le signal d’alarme sur les salaires, etc... J’ai même été le seul (hélas) à voter au Cn de décembre 2000 contre l’inversion du calendrier proposée par Lionel Jospin...

J’ai un peu plus de recul, si tu me le permets, à la différence de ce que tu sembles dire pour toi, moi je suis d’abord membre du Ps... Et même sans Nps j’y serais ! Mais Nps m’a paru de son lancement auquel j’ai participé, dés les premières heures, jusque, disons, ces derniers mois, un excellent instrument de combat pour changer le parti, le rénover, l’ancrer a gauche...

Bien sûr qu’il y a des problèmes dans le NPS. Il y en aura encore un moment dans le fonctionnement car nous n’existons pas depuis très longtemps et qu’il a fallu se débarrasser de vieilles habitudes de fonctionnement pour en créer de nouvelles... Je trouve que même s’il y en a qui ont encore du mal avec la démocratie interne, globalement et collectivement nous n’avons pas si mal réussi jusque là. Le problème est je pense que nous n’avons pas tous vu la même chose en NPS. Pour certains c’était l’avenir, pour d’autres un tremplin pour quelque chose d’autre. Peut- être que je me trompe, mais je pense qu’en faisant vivre Démocratie et socialisme, cette passerelle permettrait pour toi que se rejoigne les courants de "la gauche du Parti" dans un seul et même texte.

GF : - Bien sûr, D&S a donné la parole, exprès, à des camarades de Nps, Nm, Fm. Comme je viens de te le dire, “mon monde” ne se réduit pas à Nps, il existe d’abord, politiquement dans le parti tout entier, et plus, dans la gauche toute entière, plus encore dans les syndicats, et associations populaires, je ne suis pas un adepte, ni d’un petit groupe de personnes, ni d’un courant conçu comme un” avenir”.

L’expérience est la chose qui se partage le moins, mais j’ai appris, qu’il faut faire son avenir avec des idées, avec une théorie, avec une orientation appuyée sur une force sociale, pas avec un regroupement humain temporaire, aussi brillant soit-il. Dés le départ, j’étais, et je l’ai écrit, mois après mois, de 2002 à 2005, avec mes amis de D&S, pour un seul courant, pour l’unité Nm, Nps, Fm, pour l”unité” de toute la gauche du parti, car je sais qu’il faut un rapport de force pour peser, pour agir...

Je ne mets pas de “guillemets” comme toi à “gauche du parti”, car, pour moi, encore, cela dépend des idées : et Nm, Nps, Fm partagent les mêmes points de vue sur la VI° République, l’Europe, les questions économiques, et sociales, les questions démocratiques, alors, en lisant les textes, n’importe qui de bonne foi, doit se dire : il devrait y avoir un seul courant, à quoi bon pinailler ? Les questions de personne ne peuvent venir qu’après ce constat, et les questions de personne, c’est moins important que les idées communes, ça se résout...

Mais si c’est la volonté d’une partie des militants, vraisemblablement pas de la majorité d’entre eux. Moi, je ne souhaite pas la fusion des appareils.

Mais, il n’y a pas d’appareil, ces trois courants sont composés d’humains, proches, voisins, qui disent à peu prés la même chose, il s’agit de les unifier, de créer une dynamique, elle serait féconde, attrayante... Forte !

Nous avons un fond politique à NPS et je préfère que nous le défendions

Là, je me répète, mais ce “nous” est restrictif... Ce ne peut être un “but”, Nps est un moyen pour atteindre un objectif, pour ça, il faut être plus fort, se dépasser sans cesse, s’ouvrir... Pas être frileux, pas rester entre soi..

plutôt que de nous affronter bloc contre bloc dans le parti socialiste dans une lutte fratricide et mortifère qui opposerait les ouistes et les nonistes.

Ça, c’est autre chose. Mais crois-tu que si le “oui” avait gagné, on nous chanterait cela dans les rangs socialistes ? Bien sûr que non...

Le “non” a gagné, c’est un fait historique. La majorité écrasante du peuple de gauche uni, volontaire, conscient dynamique, a gagné ! Il ne faut ni effacer, ni dépasser cela ! Il faut en tirer la leçon. Le Parti socialiste ne peut pas faire comme si le 29 mai, ça n’avait pas eu lieu, et tourner la page... De même qu’on ne peut pas faire comme si le 21 avril n’avait pas eu lieu... D’accord pour dépasser les “blocs”. Mais la gauche est plus facile à réunifier autour du “non” majoritaire en son sein : qui acceptera qu’elle se réunifie autour du “oui” ? Impossible. Le vouloir c’est créer une division longue et durable. C’est aux “oui” de faire les pas nécessaires et d’entendre la voix incontestable du peuple de gauche.

même si elle est imparfaite, la prise de décision collective au NPS me satisfait et je n’ai nulle envie de revenir dans un fonctionnement "vertical" comme cela se pratique dans les autres courants.

Tu ne vois pas que tu es dans un fonctionnement tout à fait de type vertical ! Même le cercle restreint des dirigeants n’a pas voulu m’intégrer, et ce n’est faut d’avoir fait des efforts, d’avoir dépensé une énorme énergie... Sans doute certains avaient-ils des raisons politiques (non dites) pour n’être pas loyaux ainsi !... Mais je ne suis pas seul, et ceux qui laissent se faire mon “exclusion”, ne devraient pas, car ils perdent, en même temps que moi, (et bien au-delà de ma modeste personne) du contrôle démocratique pour eux-mêmes...

Je préfère faire un accord de direction politique

Mais ce sera ça l’accord (éventuel) d’appareil” dont tu disais que tu n’en voulais pas ci dessus !

dans une synthèse de textes avec les gens du Non pendant le congrès (qui ressemblera beaucoup aux accords de fonctionnement que nous avons eu pour nous battre ensemble avant le referendum du parti sur notre vision commune de l’Europe)

Mais nous avons été presque au bord de la fusion, meetings communs, (10 avril) réunions hebdomadaires communes, université d’été croisées (Fouras et Douai) , c’était plus que du “fonctionnement”, c’était politique, c’était du “fond” ! C’était possible d’ailleurs d’aller plus loin ! De quoi avoir peur, de perdre nos petites places, d’être dans un plus grand ensemble ? Mais c’est un bonheur pas une crainte ! (du moins pour un socialiste qui a des ambitions pour tout son parti, pour toute la gauche...)

plutôt qu’une fusion des appareils politique qui nous serait dommageable autant à l’intèrieur qu’à l’extérieur de ce courant dans un amalgame un peu artificiel.

Qu’est-ce à dire ? Je ne te comprends pas bien. Au sens strict, “Fusion des appareils”, cela signifie justement appareils dépassés, contrôle plus grand des militants, dynamique plus démocratique ! Maintien des courants séparés, c’est une somme de petits appareils qui se côtoient, cultivent leurs intérêts propres, qui deviennent particuliers, moins démocratiques donc !

A l’intérieur, l’unité Nms, Nms, Fm créerait une dynamique attractive, enfin ça changerait, des militants hésitants viendraient, à l’extérieur ce serait un signe a tout le peuple de gauche qui a voté massivement “non” et qui ne demande que cela : l’unité... Pourquoi uses-tu du mot “amalgame” : ce serait le cas, s’il n’y a avait pas accord politique sur le fond, mais dis-moi que QUOI il y a divergence ? VI° République, questions sociales ? Europe ?

Je ne crois pas non plus que tu puisses dire que la volonté est de faire la synthèse avec la majorité actuelle, après les interventions incendiaires de certains de nos camarades, le 12 juin vis à vis de la direction actuelle du PS.

Alors, puisque tu dis cela, as-tu entendu de prés, que nos camarades, n’incendient pas les mêmes ? Ca t’a échappé ?

Et comment veux-tu qu’il n’y ait pas alliance dans la période qui vient ? Le choix de l’alliance va nous être imposé de façon implicite et progressive au lieu d’être franc et démocratique ! Le simple fait de ne pas faire “alliance” dés le stade de la motion... C’est arithmétiquement, sans conteste possible, faire arriver le camp du “oui” en tête des votes des militants ! C’est déjà un choix d’alliance !

Ensuite, il sera concrétisé, forcément, quoiqu’on te dise aujourd’hui, dans la nuit du congrès ou le lendemain...

Pour autant, nous ne partirons pas de suite au texte unique avec des gens avec qui nous avons beaucoup de points communs mais suffisamment de divergences pour déposer des textes différents.

Là, je demande à discuter, quels points politiques précis constituent ce “suffisamment de divergences”, je ne vois sérieusement pas lesquels, sur le fond ! Et même s’il y avait des zones floues, il faudrait se mettre autour d’une table pour voir s’il y a divergence dans l’écriture d’un texte...

L’autre chose est que je connais beaucoup de militants perdus dans le PS actuellement et qui en voyant une bataille bloc contre bloc comme vous le préconisez de part et d’autre se retrouverons obligés de trancher dans le vif ou de partir.

Oui, il y a beaucoup de militants perdus dans le Ps. Ils nous écouteraient mieux, d’abord, si on réglait ce qui peut l’être facilement, en s’unissant Nps, Nm, Fm. On dégagerait du terrain pour aller à l’essentiel. Et souvent c’est ce qu’il faut pour les convaincre, leur montrer qu’il y a une voie alternative de direction, des gens décidés, responsables, unis... Non seulement, nous avons le “non” pour nous, la majorité du peuple de gauche pour nous, mais nous sommes capables de travailler ENSEMBLE et nous le prouvons, ca rassurerait des gens perdus mieux que beaucoup de discours...

Nous avons des camarades qui peuvent nous rejoindre sur la rénovation du parti, de la société, des pratiques politiques et des institutions même s’ils n’ont pas eu la même approche sur le référendum.

J’ajouterais : sur les questions sociales (décisives, retraite, sécu, salaires, 35 h, code du travail, droits syndicaux, emploi, licenciements, etc...). Bien sur, même s’ils n’ont pas la même approche sur le referendum, des partisans du “oui” peuvent nous rejoindre : s’ils sont de bonne foi, ils ne peuvent que prendre acte du vote populaire massif... (Nous, on ne peut pas faire le chemin inverse bien sûr...). Le problème est que la direction Hollande, Lang, Dsk a commencé le congrès en faisant le procès des défenseurs du” non” : c’est pour empêcher la débandade naturelle des siens, c’est pour “faire bloc”, c’est pour “garder les gens perdus”, c’est pour refouler le sens profond du 29 mai, c’est pour arrive en tête en profitant... de la division des “non”...

La chance des blairistes, des schrödériens, des DSK et autres, en France, c’est la division Nps, Nm, Fm, c’est l’aveuglement de nous autres qui venons de gagner dans le peuple et ne nous mettons pas à la hauteur de l’évènement dans le parti, pour consolider cette victoire...

Que tu ais envie de nous quitter pour des raisons qui te sont personnelles,

Il n’y a rien de “personnel” là-dedans, c’est très politique. Ce n’est pas de “l’individualisme” comme me le dit l’étrange lettre de V. Peillon signée “de la direction nationale de Nps” (sic). Je n’ai pas du tout envie de “vous-nous” quitter.

Non, j’ai été poussé “dehors” ou à côté comme tu voudras, dés le 4 et le 12 juin, et si des centaines de militants (une liste impressionnante, département par département) m’ont apporté leur soutien, trop peu de gens à la direction résistent à cette situation de fait, pourquoi ? On le verra plus clairement plus tard...

ce choix là t’appartient mais après le parcours que tu as fait à nos côtés,

Ce n’est pas un parcours “à nos vos côtés”, c’est MON-NOTRE parcours, que je crois en ligne droite, je suis co-fondateur de Nps, j’ai contribué à écrire la motion de Dijon, j’ai apporté une énergie particulière, à défendre les questions sociales et à défendre l’unité parfois avec succés, mais il y a plusieurs ruptures actuelles, non pas de moi, mais de Nps avec ce passé récent :

1°) le fameux pré projet de diagnostic de février-mars (rupture nette selon moi avec notre motion, c’était un texte à tonalité droitière qui faisait dériver Nps pour des alliances politiques autres... Personne n’a voulu en discuter sur le fond, mais c’était clair pour toute personne avertie...

2°) le choix de stopper l’alliance Nps, Nm, Fm qui était allée très loin avec succès : ce fut vers octobre novembre 2004, en cours de referendum sous pression, je crois, je déduis, (car il n’y a pas eu beaucoup de débats) de quelques secteurs de Nps qui étaient pour le “oui”...

3°) le choix de ne pas mener du tout campagne pour le “non” entre février et mai alors que le peuple de gauche et le peuple socialiste en avaient tant besoin ! Le texte signé nominalement, fait exceptionnel, de 11 membres du Bn Nps sur 13 condamnant à la mi-avril, ceux des socialistes (dont moi en premier chef) qui faisaient campagne pour le “non”...

4°) l’annonce, pour moi surréaliste, dans Le Monde, dés le 27 mai, d’être “autonome”, “pivot”, pour l’après-29 mai, alors que le “non” n’avait pas encore gagné...

5°) le choix de dépasser le “non” sans même se réjouir de sa victoire, sans comprendre que le 29 mai était aussi important que le 21 avril, pour le Ps, le choix de faire le 12 juin sans incarner ce tsunami du “non”.

je trouve dommage que tu nous fasses un départ comme Julien Dray en essayant de casser le courant.

Alors, là, c’est le coup de pied de l’âne, excuse-moi, jusque là, on discutait “normal”. Chaque mot de ta phrase ci dessus est presque insultant.

D’abord, je vais te rappeler, même si ça fait mal, et si c’est ancien, que, au début 2003, Julien Dray avait été brutalement, scandaleusement, “exclu” du regroupement naissant de Nps, sans vrai débat, et que j’avais condamné cela. C’était, à l’époque, d’un effet médiatique inqualifiable pour un “Nps”... Ensuite, Arnaud et Vincent avaient fait autocritique sur la façon dont ils avaient procédé en le “virant”... Ca, sur la forme ! Car sur le fond, c’est Julien Dray qui avait tort, et il voulait rejoindre la motion A sans débat, ni rapport de force. Mais même s’il avait tort il aurait été plus utile de débattre sur le fond. Je me suis séparé de lui durement alors que nous nous connaissions depuis 30 ans, là-dessus précisément ! Je n’ai pas à donner de gage plus grand ! On est sur le fond, à front renversé, car ce dont j’ai peur, cette fois, c’est que ce ne soit Nps qui veuille trois ans après, faire ce que Julien Dray avait fait...

Ensuite, je ne fais pas un “départ” comme tu prétends, je milite encore pour que les choses soient autrement, mais je suis ostensiblement poussé dehors, et sans qu’on me rappelle, malgré ma volonté de débattre et de convaincre.

En fait, on me vire un peu comme Julien Dray mais plus habilement. La lettre dite de “la direction de Nps” et qui m’a été adressée par mel en même temps qu’a tous les adhérents, est tellement “maniérée, formelle” qu’elle n’aborde aucun des points politiques qui méritent débat, elle essaie de traiter la question comme si j’étais, moi, un individualiste ingérable ! Mais, en fait, il n’y a derrière, aucun effort ni pour protéger, ni pour unifier, le courant : c’est plutôt : dehors ! nous ne sommes pas si à gauche qu’on l’a dit, d’ailleurs, Filoche nuit à notre image pour la suite, on ne veut pas être mouillé avec des gens qui ont fait campagne pour le “non”, ça brouille notre image, ça nuit à Nps et s’il y a des militants qui partagent cette opinion qu’ils s’en aillent avec... On n’a pas l’intention de faire une alliance des gauches, ni de rénover le parti, on va avec Hollande ou Dsk, il faut dépasser le referendum, etc...

Enfin, pour finir de te répondre, je ne fais ni un “départ” ni ne veux “casser le courant” puisqu’au contraire, je veux de toutes mes forces l’unité, l’unité avec Nps, mes amis, et Nm, Fm, et que j’espère encore que le bon sens va revenir, que les militants vont lire et oser s’emparer du débat, j’espère que Nps tout ou partie, mais je préfère le tout, va se retrouver dans le camp du “non” et non pas entre deux chaises.

Car je milite pour un projet et des candidats qui incarnent et reprennent les motivations du “non”. Hé, oui, c’est politique ! C’est la politique qui commande. Mais le “non” ne suffisant pas, comme tu dis, il faut aussi un pôle de gauche fort et uni... Et on repart au début...

Acceptes que nous ne sommes pas tous d’accord avec toi sur la continuité du NPS.

Je (nous sommes nombreux à être...) suis pour la continuité politique globale de ce qu’on a fait de Nps du 26 octobre 2002 au 1er décembre 2004. Pas tellement, par contre, pour son absence assez permanente de fonctionnement démocratique.

Bien à toi, Gérard Filoche de Nps 77

Cordialement, SH du NPS Haute Garonne


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