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On en revient donc à l’appel de Frédéric LORDON :"fermez la bourse". J’ai toujours un début de coup de sang à chaque fois que les médias nomment "investisseurs" ces joueurs de bonneteau. Investir, c’est accroitre la production industrielle du pays, pour créer des richesses. Dans le cas présent, ces voleurs de grand chemin, se bornent à augmenter les faux frais du capital, et à faire passer la plus value produite par les travailleurs au cours du process de production, de la catégorie "profits des entreprises"(magnifiés et justifiés par les économistes bourgeois comme rémunération du "risque" pris en créant une entreprise, ou comme Schumpeter, récompense de la figure mythique de l’entrepreneur : audacieux, sanguin, inventif. Aussi on peut accepter la désolation de DSK que tous les profits aillent à "la rente" plutôt qu’aux chefs d’industrie, mais à la base ces profits et rente proviennent tous d’ la contraction originelle du capitalisme : la contradiction capital/travail et l’accaparement de la plus value par les seuls propriétaires du capital social. C’est donc tout le système qu’il faut changer, et pas seulement la répartition malhonnête de celle-ci entre industriels et rentiers. Là est le défi de notre siècle !

Il est temps d’agir. Il faudra un jour ou l’autre agir. On part vers un chaos économique et sociale, et si on agis pas vite, on risque de se perdre dans un système des retraites totalement inégale et mal organisé.

 

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 Retraites : Ne désepérons pas l’Assemblée 6 septembre 2010, par Denis Mériau
Il semblerait bien que le président de la République ait réussi son opération consistant à faire que le débat à l’Assemblée soit un non-évènement. Même les plus mobilisés n’y croient pas. Ou du moins ne croient pas que c’est là que çà se joue. Si l’Assemblée n’est pas le tout de la vie sociale et politique, ce n’est pas RIEN. N’enterrons pas nous-mêmes l’Assemblée ! Ou, comme est censé avoir dit Sartre : "Ne désespérons pas l’Assemblée !" « Gloire au pays où l’on parle, disait Clémenceau (quelle référence ! il faut dire que, lui aussi, a des attaches vendéennes !) . Moi je dis : « honneur à ceux qui osent parler ! (comme « Martine B./ Martine BILLARD dans le rétro-journal des débats de 2003). Et, pour qu’ils ne se sentent pas trop seuls, je leur ai fait un « message de soutien », que lemonde.fr a bien voulu publier et que j’ai reproduit sur mon blog Mediapart et

Moscovici dit : "Je doute fort qu’Olivier Besancenot se retrouve sur nos propositions". Mais les propositions de Moscovici sont elles les mêmes que celles de Hamont et de la motion C ? Non, car sinon il aurait été membre de cette motion C non ?

Parce que apparement c’est la motion C qui a lancé des invitations au sein de toute la gauche non ? Pas Moscovici.

Alors de quoi se mêle t-il ? Parce que pour diviser encore une fois la gauche, il ne s’y prendrait pas autrement non ?

Il a dit aussi récemment : "Il faut assumer que nous sômmes des sociaux démocrates." Mais dans quel sens ? Dans le courant sociaux démocrates qui voté l’Europe des 65 hrs ?, le oui au TCE ?, Toute une politique qui ne serait que la continuité d’aujourd’hui ?

Si c’est ça, alors il est bien à sa place Moscovici en soutenant DSK.

On peut dire que Besancenot est sectaire, mais pas sur la retraite à 60 ans, pas sur la taxation des accidentés du travail, pas contre le TCE en 2005. Lui ne joue pas à vouloir diviser la gauche sur des sujets aussi important.

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans les coulisses du PS, mais ce ne doit pas être facile de réunir toute la gauche et batailler contre ceux qui ne veulent pas une réunification.

Ce n’est pas bon, il ne faut pas que la motion C se laisse destabiliser par des propos qui n’ont que cette intention. Mais franchement, même si les médias annonce DSK candidat de la gauche préféré des Français pour 2012, moi j’y crois pas, il ne se présentera même pas, comme ça Moscovici il pourra aller bouffer à un autre ratelier.

Ca prouvera d’autant plus qui il est vraiment.

 Entre 60 et 62 ans, on ne fait pas joujou ! 1er septembre 2010, par andré martin

Vous trouverez sur le site http://www.retraites-enjeux-debats.org/ des analyses, des argumentaires, des informations pratiques (lieu des rassemblements, meetings, manifestations, liens vers d’autres sites utiles …) et du matériel militant pour les manifestations à venir (slogans, pancartes à imprimer, tracts …).

Et en particulier une Lettre ouverte aux jeunes : « Dénoncez ces réformes qui vous ferment les portes de l’emploi et des entreprises ! » sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php ?article322 … et une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy : "Les Français n’ont pas besoin de travailler plus longtemps, mais de travailler tous !" sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php ?article316" … ainsi que la réponse que nous avons reçue de la Présidence de la république.

 Jean-Denis aux ordres ? 30 août 2010, par hmartin

Il faut aussi savoir que ce Cher Monseur Jean-Denis Combrexelle est aussi responsable du licenciement systématique de tous les délégués syndicaux qui tentent de s’opposer aux vagues de licenciement dans les entreprises françaises. Phénomène paroxysmique depuis qui l’a les mains libres (voire stimulées) depuis l’élection de Sarkozy. Typiquement chez Toshiba, Molex... etc. Un scandale qui est gardé assez secret, étonnant en cette période sociale agitée de rentrée 2010, Le mieux pour vérifier ceci est de lire les quelques articles de presse en liens joints.

http://www.lepoint.fr/politique/molex-pas-d-intervention-de-woerth-selon-le-directeur-general-du-travail-21-08-2010-1227347_20.php http://actu.voila.fr/actualites/politique/2010/08/21/molex-pas-d-intervention-de-woerth-selon-le-directeur-general-du-travail_589591.html http://www.humanite.fr/2010-04-22_Politique-_-Social-Economie_Toshiba-Degraisse http://www.liberation.fr/economie/0101637265-un-cegetiste-brade-par-toshiba-et-l-etat http://www.humanite.fr/2010-04-22_Politique-_-Social-Economie_Syndicat-mal-vu-chez-Toshiba http://fr.wikipedia.org/wiki/Toshiba#Depuis_2000 http://en.wikipedia.org/wiki/Toshiba

 Pierre Lambert, 1920-2008 29 août 2010, par antoine
Réponse à l'article : Pierre Lambert, 1920-2008
En se voulant objectif et dépassionné ce texte est une exécution du lambertisme. Et cela devrait ouvrir les yeux de ceux qui peuvent encore se laisser prendre par un des trotskysmes. Je conseille également, en complément à ce texte, la lecture de la magnifique claque envoyée dans le visage de jj Marie par l’historienne communiste Annie LACROIX-RIZ (voir sur son site). Remarquable !
 Les combats pour l’égalité 26 août 2010, par Harba
Réponse à l'article : Les combats pour l’égalité

Le pb, c’est que le combat judiciaire est lourd à porter seule, long, onéreux. Les procédures judiciaires intentées par les femmes sont bien trop peu nbx pour donner du poids à l’exigence d’égalité salariale...d’ailleurs, ce sont svt les hommes qui se sont appropriés cette arme !

Je ne sais pas ce qu’il faudrait pour que les femmes investissent EN MASSE les enceintes judiciaires sur ce registre, seule démarche efficace à mon sens pour IMPOSER cette introuvable égalité.

aucun pays n’a réussi en mettant en place ce que vous prônez, c’est l’inverse de ce qui fonctionne, les pays qui s’en sortent bien travaillent plus de 40 h par mois, ont des entreprises fortes et des salariés motivés, l’inverse des conséquences de vos politiques qui fragilisent les entreprises et démotivent les salariés, depuis les 35 h les gens ne pensent plus qu’aux RTT, we et vacances, même lorsqu’ils sont au travail

vous êtes les premiers à consommer étranger, indépendemment du prix, les gauchistes n’ont pas peur d’achetre une voiture allemande, alors qu’ils ont aussi bien fabriqué a qqs centaines de km de chez eux, par des salariés français

en Europe, les pays qui ont les plus longues durées du travail sont les plus pauvres, les plus riches ont les durées du travail les plus courtes,
Tout cela est la triste vérité. On sait très bien que les sociaux libéraux font la même chose que les partis de droite (cf. Europe et crise). Alors appeler pour bientôt à voter DSK en prétextant que on va faire changer les choses de l’intérieur quand on représente un courant minoritaire c’est de la rigolade et c’est prendre les gens pour des imbéciles ! Un moment, il faut être cartésien et assumer ses contradictions.
Pour éviter que DSK soit le candidat du PS et de la gauche au 2eme tour, il faut ancrer le PS dans les luttes démocratiques et sociales afin de désigner un ou une candidate qui rende des comptes à la base pas aux banques. Mais le discours sectaire réduisant le PS à la droite ne servirait qu’à encourager l’abstention et faire passer Sarkozy. Il y a une offensive médiatique pour survaloriser DSK alors que Martine Aubry rassemble naturellement le PS et fédérera plus aisément la gauche dans un nouveau front populaire. L’aile gauche du PS est donc incontournable pour cela. Rappelons-nous que c’est elle qui a fait basculer l’électorat de gauche et du PS contre le traité constitutionnel.
Excellent ! DCB, ce n’est pas nouveau, n’est pas de gauche. DSK, Valls et Aubry qui fréquentent assez peu les ouvriers et les précaires et qui partagent son point de vue, non plus !!!
Excellent, excellent, j’aurai plutôt dit effrayant ! DCB est un digne représentant de la génération baby boom ( le coeur à gauche, le portefeuille à droite ) qui est en train de nous préparer une société aux petits oignons. Eux qui ont connu le plein-emploi, la retraite à 60 ans, la préretraite à 57, les indemnisations chômage de 53 à 57 nous la font à l’envers et sont d’accord maintenant pour laisser la génération suivante rembourser la dette qu’ils ont contractée. free porn
Oh que c’est bien senti cet article ! Cohn Bendit qui ignore la différence entre 60 et 62 ans a décidément bien vieilli ! On croirait DSK ! Ou Martine Aubry d’ailleurs ! L’une et l’autre n’ont pas dû non plus apercevoir d’ouvrier, d’infirmière ou de carreleur depuis bien longtemps ! Il devraient lire Filoche plus souvent ! Et Filoche devrait rapidement chanhger de Parti !

Entre 60 et 62 ans, on ne fait pas joujou...

Daniel Cohn-Bendit ironise sur la différence entre 60 et 62 ans au travail. Il n’a jamais vu un ouvrier carreleur à genoux, ni une femme de service poussant son chariot, ni une serveuse et ses phlébites à répétition, il n’a pas idée d’une rentrée des classes pour un instituteur de 62 ans, ni comment vivrait chaque jour une infirmière qui court dans les couloirs de l’hôpital dans sa 63 ° année. DCB dit que c’est une question de "marqueur" pour ceux qui veulent se distinguer sur les estrades entre Corinne Lepage et Jean Vincent Placé. Ce n’est pas lui qui travaille de nuit, ni “posté” en trois-huit. Il ne pense ni aux chauffeurs, ni aux nettoyeurs, ni aux ouvriers agricoles, ni à ces 12 millions de salariés qui gagnent moins de 1450 euros par mois en souffrant au travail et qui comptent sur leur droit à la retraite. DCB est aussi favorable à un Smic-jeune, à la privatisation de la Poste, et pour le travail du dimanche : chacun de ces sujets n’est sûrement pas un “marqueur” entre “réformistes” ou “révolutionnaires”, entre socialistes et “anticapitalistes” mais c’en est un entre une société de justice sociale et une société d’exploitation sans vergogne. DCB n’a pas idée de l’importance des plus belles années de la retraite entre 60 et 65 ans après 40 ans de labeur. Ceux qui ont souffert au travail savent le bonheur de ces quelques années de repos en bonne santé. Daniel Cohn-Bendit fait joujou entre “révolutionnaire” et “réactionnaire” au détriment du droit à la retraite, comme si cela n’avait pas un sens pour des millions de salariés souvent épuisés, inaptes, malades ou licenciés vers 55 ans. Et les jeunes qui n’ont pas de boulot savent aussi ce que c’est que d’en attendre pendant 2 ou 3 ans de trop entre 25 et 29 ans... Ce qui serait pire en allongeant la durée du travail jusqu’à 62 ans, âge légal et surtout 67 ans, âge de la retraite à taux plein. DCB ne sait-il pas qu’en Allemagne aujourd’hui il faut 35 annuités pour prendre sa retraite... Ce serait un bon “marqueur” que de dire cette vérité-là, plutôt que de contribuer à ouvrir, à la veille de la grande démonstration unitaire de toute la gauche et de tous les syndicats, le 7 septembre, un champ d’incertitude entre la retraite à 60 ans, un acquis social vital, et la retraite à 62 ans avec 42 annuités telle que Sarkozy veut l’imposer pour le compte de ses amis de la finance. DCB nous dira sans doute que ce n’est pas non plus un “marqueur” d’exiger une retraite à taux plein à 60 ans, 75 % de reversement, calculée sur 10 ans ou sur les 6 derniers mois, indexée sur les salaires, sans retraite inférieure au Smic. Pour lui, ce sont des détails et sous prétexte de ne pas être “anticapitaliste”, ce sont des détails qu’il faut laisser de côté pour gagner des électeurs du Modem, c’est-à-dire vers la droite : mais ce serait ainsi que la gauche perdrait des millions d’électeurs de gauche qui ne votent plus, hélas, parce qu’on ne s’intéresse plus à ces “détails”, 35 h, 60 ans, ou 1600 euros, qui pour eux sont essentiels.

Gérard Filoche, le 20 août 2010

 Moshe Lewin et le « siècle soviétique » 18 août 2010, par admin
Réponse à l'article : Forum général

Moshe Lewin et le « siècle soviétique »

L’historien Moshe Lewin est mort à Paris le 14 août 2010. Né en 1921 à Vilnius, à l’époque sous contrôle polonais, il a grandi dans une famille juive et a subi très jeune l’ostracisme antisémite. Membre d’une organisation de jeunesse sioniste d’extrême gauche, il fuit l’arrivée des troupes nazies en juin 1941 et est sauvé par des soldats de l’Armée rouge qui se replient devant l’avancée allemande – ses parents seront massacrés, comme des milliers d’autres juifs, par des milices d’extrême droite, avant même l’arrivée de la Wehrmacht. Il resta pourtant attaché à Vilnius où il est retourné durant l’ère Gorbatchev (lire « Une histoire oubliée », Le Monde diplomatique, août 1993).

Il vécut en URSS durant toute la seconde guerre mondiale, occupant différents emplois ouvriers dans des fermes agricoles, avant d’entrer dans une école de sous-officiers. Il défile le 9 mai 1945 à Moscou pour la fête de la victoire. Ce séjour en URSS lui donna non seulement une connaissance intime de la langue russe – qu’il parlait couramment, comme le yiddish, le polonais, l’allemand, l’hébreu, l’anglais et le français – mais aussi de la société et du « petit peuple » pour qui il a toujours gardé une profonde affection.

Ayant retrouvé sa citoyenneté polonaise, il s’installe à Paris, d’où il organise l’émigration juive clandestine en Palestine. Il est membre de Hachomer Hatzaïr, un parti sioniste marxiste, qui deviendra le Mapam en janvier 1948. C’est dans cette organisation qu’il fait la connaissance de Moshe Sneh, qui dirige le département de l’immigration illégale de l’Agence juive. Il travaille avec lui en Israël pour le journal du Mapam Al-Hamishmar, avant de le suivre, non sans réticences, quand il décide de rejoindre le Parti communiste, seul parti judéo-arabe israélien.

Moshe ne cachait pas les désillusions de son expérience israélienne, ses réactions indignées quand il apprit comment, le 12 octobre 1953, un jeune officier encore inconnu, Ariel Sharon, avait conduit une expédition punitive contre le village de Qibia, en Cisjordanie, tuant femmes, vieillards et enfants. Il y voyait une trahison des idéaux pour lesquels il s’était battu. Il fut enrôlé dans la guerre de 1956 contre l’Egypte de Nasser, campagne qu’il désapprouvait, ce qui lui valut de passer en conseil de guerre ; mais il fut délivré par ses camarades soldats qui, bien que ne partageant pas ses idées, l’estimaient.

Ces déceptions lui firent changer de voie et entamer des études à l’université de Tel-Aviv ; son professeur, impressionné par son mémoire consacré à Rabelais, obtint pour lui une bourse française. Moshe débarque à Paris et prépare à la Sorbonne une thèse d’histoire sur la paysannerie soviétique, soutenue en 1964 : elle sera publiée sous le titre La Paysannerie et le pouvoir soviétique : 1928-1930 (Mouton, Paris-La Haye, 1966). Après avoir été directeur d’études associé à l’Ecole pratique des hautes études, il obtient un poste d’enseignant à l’université de Birmingham (1968-1978), puis une chaire d’histoire à l’université de Pennsylvanie, l’une des plus prestigieuses des Etats-Unis. Il prendra sa retraite en 1995 et viendra finalement s’installer en France, pays dont il avait la nationalité et auquel il était profondément attaché.

Son œuvre a porté essentiellement sur l’Union soviétique, même si, dans les dernières années de sa vie, il a voulu approfondir son étude des racines russes de l’histoire soviétique (il faisait des recherches sur la bureaucratie depuis le XVIIe siècle). Il s’intéressait aussi à l’histoire comparative. Opposé à la thèse d’un seul totalitarisme, il estimait pourtant fructueuse l’étude parallèle de la Russie et de l’Allemagne, et aussi celle du stalinisme et du nazisme. Il organisa plusieurs colloques avec l’historien britannique Ian Kershaw, dont l’un des résultats fut Stalinism and Nazism : Dictatorships in Comparison, Cambridge University Press, 1997.

Le premier livre qui le fit connaître en France, Le Dernier combat de Lénine (Minuit, 1967), revient sur les derniers mois d’activités du fondateur de l’Etat soviétique, sur sa critique des dérives du système, sur la nécessité de ménager la paysannerie et de se concilier les minorités nationales et enfin sur son affrontement avec Staline. Tout en expliquant pourquoi il était impossible de construire le socialisme sur les ruines de la Russie tsariste, Lewin montrait que diverses voies s’offraient aux bolcheviques et que la victoire de Staline dans les luttes internes du parti n’avait rien d’inéluctable. Ferrailler contre les vérités convenues

Il n’est évidemment pas possible de résumer son œuvre en quelques lignes. Moshe Lewin a développé une analyse originale de la révolution d’Octobre (1917), de la prise du pouvoir par les bolcheviques qui étaient, à l’époque, selon lui, la seule force capable d’éviter la désintégration du pays et d’entamer la modernisation de la Russie (lire « Octobre 1917 à l’épreuve de l’histoire », Le Monde diplomatique, novembre 2007).

Il a surtout insisté sur l’importance de l’étude du système social soviétique et s’est toujours refusé à pratiquer une « kremlinologie » qui réduisait l’histoire du pays à quelques dirigeants. Il a mis en lumière les transformations profondes de l’URSS au cours de ce « siècle soviétique », notamment la transition d’une société paysanne à une société urbaine, réfutant la thèse d’un « immobilisme totalitaire » (La Formation du système soviétique. Essais sur l’histoire sociale de la Russie dans l’entre-deux guerres, Gallimard, 1987).

Une partie de son travail, dans la deuxième moitié des années 1980, a porté sur le décryptage du « phénomène Gorbatchev » dont il a montré, justement, qu’il ne devait rien au hasard, mais reflétait les mutations de la société. Il raillait volontiers ceux qui, aveuglés par leurs œillères idéologique, ne voyaient dans l’URSS qu’un système figé, le modèle d’un totalitarisme indestructible.

Historien, homme de gauche, humaniste, internationaliste, chercheur passionné, Moshe n’hésitait pas à aller « contre le courant », à ferrailler contre les vérités convenues, à déconstruire les mythes propagés par les auteurs du Livre noir du communisme (« Pourquoi l’Union soviétique a fasciné le monde », Le Monde diplomatique, novembre 1997). Il s’intéressait à ceux qui l’entouraient, et d’abord à ses étudiants, qu’il avait formés et profondément marqués, et avec qui il a maintenu jusqu’à la fin des relations chaleureuses. Il suivait la politique internationale et se passionnait pour les Etats-Unis où il avait vécu vingt ans. S’il n’hésitait pas à comparer le pays de Reagan et Bush à l’URSS de la période de « stagnation » brejnévienne, il appelait de ses vœux des changements et s’était réjoui de la victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle.

Moshe collaborait depuis vingt ans au Monde diplomatique : son premier article dans notre mensuel, « Avec ou sans M. Gorbatchev », date de juin 1990. Il avait, à plusieurs reprises, discuté avec l’ensemble de la rédaction de l’URSS, de l’histoire, du monde.

Le Monde diplomatique a publié son dernier ouvrage, écrit directement en français, Le Siècle soviétique (avec les éditions Fayard, 2003). Alain Gresh Communisme, Histoire, Judaïsme, Nazisme, Seconde guerre mondiale 1939-1945, Israël, URSS, Lituanie

le fait que les points 2 et 3 de l’amendement Filoche/Lienemann ait été intégré dans la résolution finale valide la démarche que j’avais entreprise qui a consisté à dissocier les différents aspects du texte et faire voter ces aspects consensuels sans heurter la majorité des militants qui refusent nettement qu’on remette en cause les primaires ouvertes, c’est d’ailleurs ce que j’avais pressenti. Une certaine diplomatie dans le discours et la recherche du consensus a permis d’ailleurs de faire entendre les arguments de ceux qui pensent avec raison que ces primaires sont un danger pour nos idées(risque de manipulation des électeurs etc......) et nos arguments ont non seulement été entendus, mais aussi partagés bien que le point 3 n’ai pu etre voté dans la plupart des sections et fédérations. Il nous reste maintenant effectivement à tout faire pour que ces primaires ne soit pas la seule affaire du parti socialiste, c’est la condition pour battre la droite et cela l’immense majorité de nos camarades en sont convaincus.
 Woerth démission ! Sarkozy complice ! 17 août 2010, par JULIANA123456
Excellent article. Mais il convient de préciser que cette corruption, malhonnêteté, usurpation de fonctions ne date pas d’hier et n’est pas limitée. J’ai eu les expériences fâcheuses de notaires, banquiers, "hauts" fonctionnaires qui détournent, spolient, mentent même sans raison d’état, même sans raison du tout, par le seul fait que leur regroupement, cooptation ne doit souffrir d’aucune contestation. "Nous" sommes les rois du monde et érigeons le droit comme un drapeau, ce droit devenat nôtre, mettant les juges à notre botte, recrutant nos amis d’intérêt, condamnant ceux qui ont compris. Le droit n’existe pas, ni la morale et l’intelligence n’y est pas. La vraie épidémie est là, favorisée par la lâcheté des uns, l’ignorance des autres, menant le pays et plus loin à vau l’eau. Que faudra t il aux gens pour le comprendre, combien ont le courage de se défendre de cela ? On préfèrera hair son voisin, ou qui ne vous ressemble guère, se croire à l’abri. L’histoire de la grenouille alerte que l’on chauffe doucement à l’eau et qui s’ébouillante tant elle attend, jusqu’à ne plus pouvoir rien.
 Non, la crise n’est pas finie ! 13 août 2010, par charles
Réponse à l'article : Non, la crise n’est pas finie !
Est-ce que la hausse du chômage conduisent les consommateurs américains à réfléchir à deux fois avant de s’engager dans la folie d’un endettement excessif comme avant la crise ? Alors que le pays commence à s s’établir et à trouver ses pieds économique après la crise financière, il semble prêteurs hésitent à des fonds de prêts qui ont été donnés une fois avec brio. french poker player protests

L’Appel citoyen « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité fraternité » appelant à une manifestation à Paris le 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, est ouvert à la signature sur le site : http://nonalapolitiquedupilori.org/

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Communiqué de 50 organisations

> Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

> Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

> En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

> Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

> Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

> Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

> Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

> Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

> Contacts presse : vous pouvez contacter les services presse de chaque organisation signataire et pour la LDH : Virginie Peron 01 56 55 51 07 – virginie.peron@ldh-france.org

 

j’ai assisté sans y participer (même si j’étais d’accord avec les idées de l’époque)aux événements de Mai 68, j’avais alors 20 ans. Père de 4 filles, je les ai elevée avec les idéaux des soixante-huitards. Aujourd’hui, bardées de dipôme (bac+8 minimum), elles émargent toutes à plus de 6000€ par mois. Un soixante-huitard qui fait un pied de nez à tous ceux comme Sarkozy qui tirent sur cet événement. Sarkozy veut transformer la société vers le chacun pour soi, ce sera un désastre. Mes filles pratiquent mes valeurs : notamment la solidarité, ce qui fait qu’elles ont énorménent d’ami(e)s
 Forte hausse des maladies professionnelles en 2009 2 août 2010, par gf
Réponse à l'article : Forum général

Forte hausse des maladies professionnelles en 2009

Mots clés : accidents du travail, maladies professionnelles, FRANCE, Stéphane Seiller, Caisse nationale d’assurance maladie Par lefigaro.fr 02/08/2010 | Mise à jour : 09:37 Réagir

Si le nombre d’accidents du travail a reculé en 2009, les maladies professionnelles sont, elles, de plus en plus nombreuses.

La branche risques professionnels de l’assurance maladie vient de publier son rapport pour l’année 2009. Le nombre d’accidents du travail a reculé de 7,5% par rapport à l’année précédente, avec 651.000 accidents déclarés. La fréquence des accidents est tombée à 36 accidents pour mille salariés, c’est historiquement son plus bas niveau.

Selon le quotidien les Echos qui a interrogé Stéphane Seiller le directeur de cette branche de l’assurance maladie, la crise est en grande partie responsable de cette baisse du nombre d’accidents. Le chômage et la réduction de l’activité dans des secteurs comme le BTP ou la métallurgie - 20% des effectifs salariés aujourd’hui contre 36% dans les années 1950 - explique notamment cette amélioration. Stéphane Seiller met également en avant la multiplication des actions de prévention.

Bond de 9% des maladies professionnelles

Le rapport est en revanche plus alarmiste concernant les maladies professionnelles. Malgré l’augmentation du chômage, elles ont fait un bond de 9 % en un an -13,5 % sur la dernière décennie - pour atteindre 50.000 nouveaux cas. La quasi-totalité de cette hausse s’expliquerait par la meilleure prise en compte des troubles musculo-squelettiques (TMS) comme les tendinites et les hernies discales… qui représentent en effet 80 % des affections.

Une meilleure reconnaissance par le système français, mais aussi la conséquence de la mutation du travail. Les tâches de plus en plus répétitives et le stress sont les principaux responsables de l’augmentation de ces troubles. Le maniement des produits chimiques provoquerait aussi la progression de certains cancers. La sécurité sociale mène aujourd’hui des actions pour mieux les détecter.

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